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vendredi 14 mai 2010

De l'amélioration de la situation au Sud-Caucase

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Traduction Gérard Merdjanian – commentaires

Tous, Bakou mise à part, cherchent le bien-être de l'Arménie. L'UE, les Etats-Unis et la Russie pour des raisons économico-stratégiques et la Turquie pour des raisons strictement stratégiques avec son partenaire et allié l'Azerbaïdjan.

Ainsi, les divers Hauts-fonctionnaires qui se succèdent à Bruxelles caressent les trois pays du Sud-Caucase dans le sens du poil, dépensent certes des millions pour mettre en place la politique européenne, mais dès qu'il s'agit de traiter de sujets épineux et graves, les intéressés doivent se débrouiller entre eux. La politique de l'autruche prend le dessus.

Bien que non pro-Turc comme l'était son prédécesseur Olli Rehn, Štefan Füle ne déroge pas à la règle. Malgré le vote du Parlement européen de Strasbourg le 18 Juin 1987, la mémoire sélective joue à plein lorsqu'il s'agit de l'Arménie et de son lourd contentieux avec la Turquie, le génocide d'un million et demi d'Arméniens. Oubli également ‘des charcutages' effectués par les bolcheviks avec la République d'Arménie dans les années 1920 au profit de la Turquie et de l'Azerbaïdjan.

Quant au ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, déverser des paroles élogieuses sur l'Arménie et le devenir du Sud-Caucase, même s'il n'en pense pas un mot, est un exercice courant qu'il pratique à merveille.

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* Štefan Füle


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"Le travail de l'UE n'est pas de juger l'histoire. Le travail de l'UE est de maintenir la paix," a déclaré le commissaire européen à l'élargissement et de la Politique européenne de voisinage, Štefan Füle, en réponse à la question de savoir si l'UE reconnaissait le génocide arménien.

Fule a déclaré que l'UE a été un projet visant la paix, la démocratie, la stabilité et la prospérité sur le continent.

En conséquence, que l'UE encourage la Turquie et l'Arménie à rester attachés au processus de normalisation, rappelant que l'Union a appelé les deux pays à ratifier les protocoles dans un délai raisonnable et à les mettre en œuvre.

Fule a ajouté que la pleine normalisation des relations entre les deux pays contribuera à la sécurité, la stabilité et la coopération dans le Sud-Caucase. Et que la vision, le courage et le dialogue étaient nécessaires pour surmonter les douleurs passées.

* Catherine Ashton


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Catherine Ashton, le Haut-Représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, ainsi que vice-présidente de la Commission européenne, a fait la déclaration suivante :

"Je salue l'adoption par le Conseil des Affaires générales du 10 mai, des directives de négociations pour l'avenir des accords d'association entre l'UE et l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la Géorgie.

L'adoption de ces directives de négociation est un signe clair de notre ferme engagement à approfondir la relation entre l'UE et les pays du Sud-Caucase, sur la base des valeurs et des principes communs, notamment la démocratie, la primauté du droit et le respect des droits de l'homme.

Le Partenariat oriental, lancé au Sommet de Prague le 7 mai 2009, fournit un cadre ambitieux pour poursuivre les relations avec les pays du Sud-Caucase sur un nouveau niveau. Dans ce contexte, des accords d'association sont un instrument important pour améliorer nos relations au-delà des engagements existants en vue d'une association politique et d'une progressive intégration économique avec l'UE.

Le processus de négociation sera guidé par les principes d'inclusion et de différenciation, ainsi que de la propriété. La réussite de la mise en œuvre du partenariat oriental avec la participation active des pays partenaires à la fois dans sa voie multilatérale que bilatérale, renforcera les relations sur la base de valeurs partagées et aidera à faire avancer les réformes politiques et économiques, à consolider la gouvernance et à favoriser la stabilité régionale, la prospérité et la confiance.

J'attends avec impatience le lancement des négociations sur ces accords ambitieux et globaux avec l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la Géorgie."

* Ahmet Davutoglu


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"Personne ne serait ne gagnant si les protocoles signés entre la Turquie et l'Arménie étaient suspendus," a déclaré le ministre des Affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, parlant à la chaîne de télévision Haberturk.

"Revenir sur les protocoles n'est de l'intérêt ni de la Turquie ni de l'Arménie. Tout comme dans les Balkans, la Turquie contribuera à la réalisation d'une ‘révolution psychologique' dans le Caucase. Nous allons transformer le Caucase en une région de paix et de sécurité," a déclaré Davutoglu.

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Extraits de la Radio Publique d'Arménie



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