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jeudi 11 novembre 2010

L'Arménie réplique aux accusations de la Turquie et de l'Azerbaïdjan

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Traduction Gérard Merdjanian – commentaires

La Turquie et/ou l'Azerbaïdjan ne manquent pas une occasion de stigmatiser l'Arménie devant les organisations internationales sur le conflit du Karabakh. L'Arménie même si elle ne réplique pas systématiquement aux accusations des dirigeants turcs ou azéris, apporte un démenti formel ou prouve de manière factuelle les contre vérités lancées contre elle. Son adhésion aux principes de base proposés par les trois pays coprésidents le groupe de Minsk de l'OSCE (Etats-Unis, Russie et France), la mette provisoirement à l'abri des résolutions internationales proposées par ses antagonistes.

Les deux exemples qui suivent mettent en exergue le travail de sape mené par Ankara et par Bakou.

A noter que la tentation était forte pour l'Azerbaïdjan en ce qui concerne le conseil de l'Europe, vu que ce sont des Turcs, membres du parti islamique AKP, qui dirigent : - son comité des Ministres (pour six mois à compter du 10 Novembre 2010) en la personne d'Ahmed Davutoglu, - et son Assemblée Parlementaire (pour deux ans à compter du 10 Janvier 2010) en la personne de Mevlut Cavusoglu.

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** Devant la BSEC **

La délégation parlementaire arménienne est rentrée de la 36e session plénière de l'Assemblée parlementaire de l'Organisation de Coopération Economique de la Mer Noire (BSEC) qui s'est déroulée à Trabzon (Turquie).

Au cours de la séance portant sur : "Le dialogue interculturel, inter-civilisation et le rôle des parlements" le président de la Commission de l'Assemblée nationale financière-crédit et les affaires budgétaires, Gagik Minassian, a condamné la politique de destruction des monuments culturels arméniens par l'Azerbaïdjan et a appelé à l'ouverture de la frontière arméno-turque.
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Il a insisté sur les mêmes questions lors d'une interview avec la chaîne TV - TRT 3. Le député a indiqué qu'aucun signe de la culture arménienne n'avait été conservé à Trabzon, où 20.000 Arméniens vivaient autrefois. Toutefois, faute de temps, il n'a pas pu aborder la destruction de notre patrimoine culturel en Turquie.

"Dans le temps qui m'était imparti, je n'ai pu aborder que deux questions, une relative à la Turquie et l'autre à l'Azerbaïdjan. J'ai choisi le blocus de l'Arménie par la Turquie et la destruction du cimetière de Djougha par l'Azerbaïdjan. Le reste de la réunion a été consacré à la politique de l'Arménie sur le dialogue interculturel et inter-civilisation," a précisé Gagik Minassian.

A noter qu'Arek Ghougassian a été nommé vice-président de la Commission coopération socio-économique de l'Assemblée.

Radio Publique d'Arménie

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** Devant l'APCE **

Le chef de la délégation azerbaïdjanaise à l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), Samad Seidov, a envoyé une lettre au Président de l'APCE, le turc Mevlut Cavusoglu, portant sur la déclaration du 16 Octobre du président arménien Serge Sarkissian, lors d'une rencontre avec les journalistes de la diaspora arménienne.
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Dans sa lettre, Seidov stigmatise la déclaration du président arménien comme un brillant exemple de racisme arménien et de préjugés religieux, puisque Serge Sarkisian aurait dit que le peuple arménien est d'un niveau supérieur par rapport aux autres nations, y compris les Azéris, les appelant : « tribus musulmanes turques nomades ».

Le portail PanARMENIAN.Net produit l'extrait de la déclaration du président arménien, prouvant que la lettre de Seidov est dénuée de tout fondement, seuls des faits scientifiques et historiques sont indiqués dans la déclaration.

Ainsi, la déclaration de Serge Sarkissian dit : "Dans le cas de l'Artsakh, "l'argument" avancé est que certains des toponymes locaux sont azerbaïdjanais (ils pourraient au moins dire ‘turcs' ou ‘persans') et non, arméniens. Comment un document vieux de 200 à 300 ans, pourrait avoir un nom azerbaïdjanais ? Une génération entière, qui demain "libérera héroïquement les territoires historiques de l'Azerbaïdjan", a fait ses études sur ce genre "d'arguments scientifiques". On ne permettra pas à cette génération d'apprendre que le toponyme arménien de la région - Artsakh - été cité au VIIIème siècle avant JC, comme en témoigne Sarduri II, le fils du fondateur de Erevan, le roi Argishti I ; qui était connu des géographes étrangers au premier siècle avant JC, comme l'indique Strabon en tant que "Artsakh province de l'Arménie", qui avait la plus grande forte cavalerie, et que l'actuelle ville de Stepanakert, a été construite sur les terres de la colonie arménienne de Varakan au Vème siècle, dont le véritable nom arménien signifie "fontaine de Squirmy". Pendant des siècles la population de cette région était homogène, peuplée exclusivement par des Arméniens ; fait confirmé par les sources officielles ottomanes du 18ème siècle. Ce n'est que dans la seconde moitié du 18ème siècle, qu'un petit nombre de tribus musulmanes turques nomades s'y sont installés, dont le nombre total au début du XXème siècle atteignait à peine 5% de la population totale."

PanArmenian.net

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