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dimanche 5 décembre 2010

Le conflit du Karabakh : Récapitulation des prises de position des antagonistes au Sommet de l'OSCE

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Traduction Gérard Merdjanian - commentaires

Bien que les présidents, arménien et azerbaidjanais, se trouvaient assis à deux mètres l'un de l'autre, la sévérité de leur discours n'en a pas été affectée. Si le fond est inchangé, on a pris beaucoup moins de gants pour le dire.

A croire que chacun d'entre eux connaissait peu ou prou le discours de l'autre puisque les mêmes accusations, voire les mots, ont été employées. Notamment des termes comme ‘non constructif' (destructive) ou ‘retarder le processus' (statu quo) pour qualifier le comportement adverse. Il va de soi que chacun a pris dans les diverses propositions faites par toutes les organisations internationales, ce qui lui convenait le mieux.

On notera toutefois que les déclarations des dirigeants azéris s'appuient essentiellement sur des argumentaires antérieurs aux dernières propositions des médiateurs du groupe de Minsk de l'OSCE. La preuve en été faite durant le Sommet d'Astana puisque bien qu'ayant signé la déclaration sur le conflit du Karabakh qui précise clairement que la résolution doit s'appuyer sur les trois principes de bases, les dirigeants azerbaidjanais ne mettent en avant que l'un d'entre eux, à savoir : l'intégrité territoriale.

Si le principe de non usage de la force est à peine ébauché, la menace d'utilisation de la force est totalement occultée, comme il est relevé dans les commentaires des deux officiels azéris.

Quant au troisième principe - le droit à l'autodétermination, il est purement et simplement inexistant dans les textes officiels azerbaidjanais. A croire que le président Aliev n'a pas lu le document qu'il a signé !

A Bakou le naturel n'est jamais revenu au galop, vu qu'il n'a jamais été chassé ...

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** Discours du Président Serge Sarkissian et commentaires de deux dirigeants arméniens **

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* Discours de Serge Sarkissian *


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Mr le Président Nazarbaiev, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs,

Cette réunion des chefs d'États participant à l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe est, en quelque sorte, unique. Ce premier sommet de l'OSCE du 21e siècle est la première à se tenir dans l'espace postsoviétique. Je tiens à féliciter les partenaires kazakhs et personnellement le président Noursoultan Nazarbaïev de la présidence active et l'excellente organisation du Sommet.

Les peuples vivant dans la région de l'OSCE ont suivi avec espoir et anticipation la mise en œuvre globale des principes énoncés dans l'Acte final d'Helsinki. Le peuple du Haut-Karabakh qui est l'un d'eux, est en droit d'attendre la mise en œuvre de ces principes et de ses engagements qui sont universels, indépendamment de la taille d'un pays, de sa population, ou des ressources naturelles. Le Haut-Karabakh a proclamé son indépendance en Septembre 1991, suivi par un référendum sur l'indépendance en Décembre, en pleine conformité avec les normes du droit international, et de la législation soviétique qui était en vigueur à l'époque. Avec la désagrégation de l'URSS, deux entités étatiques égales en droit ont émergé : la République d'Azerbaïdjan et la République du Haut-Karabakh.

En réponse à la politique de nettoyage ethnique et à une agression militaire généralisée, déclenchées par l'Azerbaïdjan en 1992 contre le Karabakh, non-reconnu, cependant Etat légitimé du Haut-Karabakh, et face à l'extinction imminente de sa population, la RHK a été contrainte de recourir à son droit de s'auto-défendre dans le plein respect des normes du droit international. Ne pouvant vider le Haut-Karabakh de sa population arménienne par l'action militaire, l'Azerbaïdjan a été contraint en mai 1994 de signer un accord de cessez-le-feu tripartite avec le Haut-Karabakh et l'Arménie. Ce cessez-le feu aurait pu devenir une base pour établir une paix durable dans l'intérêt de la population de la région.

Les 16 années suivantes ont été utilisées par l'Azerbaïdjan, sous couvert de négociations et en contradiction avec les efforts du Groupe de Minsk, pour faire des préparatifs en vue d'une nouvelle aventure militaire. A Bakou, ils pensent que la relation de cause à effet du conflit du Karabakh a été oubliée. En évoquant aujourd'hui la nécessité de récupérer les territoires actuellement sous le contrôle de l'armée d'auto-défense du Haut-Karabakh, l'Azerbaïdjan oublie qu'il est impossible d'éliminer les conséquences de l'agression, sans s'attaquer à la racine du conflit.

Mesdames et Messieurs,

À ma connaissance, l'Azerbaïdjan est le seul pays sur le continent européen qui revendique une augmentation substantielle de ses dépenses militaires. Toutefois, aucune action n'a été prise à l'égard de l'Azerbaïdjan qui dépasse de façon flagrante la limite maximale de possession de matériel militaire, indiquée par le Traité sur les Forces Conventionnelles en Europe, à noter que du matériel offensif lui a été vendu, et notamment par des Etats participants de l'OSCE. Tout cela est accompagné de déclarations belliqueuses et arménophobes par les dirigeants azerbaïdjanais, avec des appels incitant l'animosité, l'agression et la violence. Elles ont atteint un point tel que les responsables azerbaïdjanais ne manquent jamais une occasion de prétendre que la capitale de l'Arménie, Erevan, est située, je cite : « sur les terres historiques azéries ».

Récemment, à l'UNESCO, il a contesté les droits intellectuels au Khatchkar, les pierre-croix chef-d'œuvre de l'art chrétien arménien, insistant sur le fait que le Khatchkar n'est rien d'autre sinon un exemple de l'art azéri. Si cela avait été le cas, on peut se demander quelle était la raison d'être il y a cinq ans, de la destruction barbare de l'un des plus grands monuments de cet art, le cimetière médiéval arménien de Juga avec ses milliers de Khatchkars, et la construction à sa place d'un champs de tir militaire. Incidemment, cela est devenu l'incarnation actuelle d'une politique lancée de longue date et persistante pour l'éradication totale de l'héritage culturel arménien au Nakhitchevan, une région qui bénéficie du degré d'autonomie le plus élevé au sein de l'Azerbaïdjan.

Chers collègues,

Les tentatives de l'Azerbaïdjan pour extorquer des concessions unilatérales par la menace de l'usage de la force sont vouées à l'échec dès le départ. Ils demeurent le principal obstacle sur la voie d'un compromis et du règlement de ce problème. Et la semaine dernière, j'ai une fois de plus constaté que l'Azerbaïdjan à ce stade n'a aucun intérêt à la résolution du problème du Karabakh. Son seul objectif est d'infliger autant de dégâts que possible à l'Arménie.

L'Arménie refuse catégoriquement d'accepter comme option la reprise des hostilités militaires dans le Haut-Karabakh. En cas d'agression militaire de l'Azerbaïdjan, l'Arménie n'aurait pas d'autre choix que de reconnaître la République de droit du Haut-Karabakh et d'investir toutes ses capacités pour assurer la sécurité de la population de l'Artsakh.

Le Haut-Karabakh n'a pas d'avenir au sein de l'Azerbaïdjan et, quelle que soit la solution, le choix doit émaner de la volonté du peuple du Karabakh. C'est la signification du droit des peuples à l'autodétermination. L'Azerbaïdjan n'a ni fondement juridique, ni politique, ni morale concernant ses revendications sur le Haut-Karabakh.

Chers collègues,

Ce sommet de l'OSCE est d'une importance primordiale pour les activités futures de l'Organisation. Je tiens à souligner la grande contribution du Kazakhstan, le pays assurant la présidence tournante de l'OSCE, à l'organisation de cette réunion tant attendue, et je remercie les hôtes pour leur accueil chaleureux.

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* Commentaires de Edouard Nalbandian *


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Commentant l'attitude non constructive de l'Azerbaïdjan, le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a déclaré que :

"L'Azerbaïdjan a de nouveau exprimé une position non constructive, comme ce fut le cas lors des forums ministériels de l'OSCE à Helsinki en 2008, à Athènes en Décembre 2009, et à Almaty cette année.

Ainsi, rejetant les offres des médiateurs l'Azerbaïdjan essaie d'organiser une nouvelle aventure sous le couvert de négociations, ce qui entrave le règlement du conflit.

Depuis plusieurs mois, les autorités azerbaïdjanaises parlent jour et nuit de patience et ne conçoivent pas que la patience de la communauté internationale finira par s'épuiser à la suite de leur position non constructive.

La déclaration finale du Sommet est une réponse claire aux tentatives de Bakou qui veut éviter la réconciliation reposant sur les principes de base.

Dans la déclaration commune, les parties ont réaffirmé leur engagement à rechercher un règlement définitif au conflit du Haut-Karabakh, fondée sur les différentes déclarations des pays coprésidents depuis trois ans," a souligné le ministre.

Il a également relevé que parlant au nom des coprésidents du Groupe de Minsk, la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton a réitéré que les trois principes forment un tout unique, et qu'en écartant certains, une résolution équilibrée du conflit est impossible. Et d'ajouter :

"D'ailleurs, les 56 Etats membres de l'OSCE ont adopté une déclaration, qui stipule que les conflits doivent être résolus de manière pacifique, fondés sur des négociations, dans les formats existants, en respectant les principes et les normes du droit international, qui sont fixés dans la Charte des Nations Unies et dans l'Acte final d'Helsinki.

De même, le président russe a lui aussi souligné dans sa déclaration le non recours à la force. À mon avis, c'est un sérieux avertissement pour les dirigeants azerbaidjanais."

Il a noté au passage que les approches de la communauté internationale à l'égard du conflit du Karabakh coïncident avec la position de l'Arménie.

Il a conclu en disant qu'Erevan et la communauté internationale veulent la poursuite du processus de négociation et la résolution du conflit sur la base des principes susmentionnés et donc que l'Arménie continuera à travailler à une résolution pacifique du conflit du Karabakh, fondée sur les offres du médiateur.

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* Commentaires de Chavarche Kotcharian *


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"L'isolement de l'Azerbaïdjan dans sa politique destructrice a été encore une fois démontré à Astana. Ce fut une autre tentative par la communauté internationale d'amener l'Azerbaïdjan dans un domaine constructif. Si Bakou veut vraiment résoudre le problème au lieu de maintenir le statut-quo, il faudrait qu'il mette un terme à sa politique destructrice," a déclaré le Vice-ministre arménien des Affaires étrangères, Chavarche Kotcharian. Trois facteurs importants ont été clairement soulignés :

"Premièrement, il n'est pas permis de donner la préférence à l'un des grands principes du droit international, au détriment des autres.

Deuxièmement, l'utilisation de la force est catégoriquement rejetée dans le règlement des conflits.

Troisièmement, il est nécessaire de renforcer le régime de cessez-le feu et de retirer les tireurs d'élite de la ligne de contact."

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Sources arméniennes

Radio Publique d'Arménie

PanArmenian.net

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** Discours du Président Ilham Aliev et commentaires de deux dirigeants azerbaidjanais **

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** Discours d'Ilham Aliev **

Monsieur le président,

Mesdames et Messieurs,


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Tout d'abord, je tiens à exprimer ma gratitude au Président Nursultan Nazarbaiev et à tous nos amis du Kazakhstan pour l'excellente organisation de ce Sommet, l'accueil chaleureux et pour sa présidence de l'OSCE tout au long de l'année.

Je voudrais attirer votre attention sur les questions de sécurité dans notre région. Le conflit armé en cours entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan continue de représenter une grave menace pour la paix internationale et régionale et pour la stabilité.

Comme conséquences de la politique de nettoyage ethnique menée par l'Arménie contre les Azerbaïdjanais, 20% du territoire de l'Azerbaïdjan sont occupés, et un million d'Azerbaïdjanais sont devenus des réfugiés et des personnes déplacées sur leur propre terre.

L'Arménie continue d'occuper non seulement le Haut-Karabakh, mais aussi sept autres régions de l'Azerbaïdjan. L'Arménie a détruit nos villes et nos villages, nos maisons et nos lieux sacrés, les tombes de nos ancêtres et nos mosquées. Ils ont commis des crimes de guerre, le génocide de Khodjaly où des centaines de civils ont été tués par les forces armées arméniennes seulement parce qu'ils étaient Azerbaïdjanais. Parmi les victimes innocentes de Khodjaly plus de 100 étaient des enfants.

Le Haut-Karabakh est une partie historique de l'Azerbaïdjan. Il est reconnu internationalement comme faisant partie de l'Azerbaïdjan. Aujourd'hui, l'Arménie continue à utiliser la force pour maintenir le contrôle sur les territoires occupés et entrave le retour dans leurs foyers des personnes déplacées. Mais néanmoins l'Azerbaïdjan a toujours été et demeure engagée pour des négociations pacifiques et espère toujours qu'elles vont donner des résultats. La solution au conflit doit être basée uniquement sur le respect des normes et principes du droit international, la mise en œuvre des quatre résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, les décisions de l'OSCE, les résolutions du Parlement européen, du Conseil de l'Europe et d'autres Organisations internationales. Mais l'Arménie au lieu de négocier de bonne foi en vue de trouver rapidement une solution durable au conflit, donne la préférence à une escalade aux conséquences imprévisibles. L'Arménie viole en permanence le régime du cessez-le-feu, organise des exercices militaires dans les territoires occupés, essaye de renommer les noms historiques de nos villes et villages occupés. L'Arménie s'installe illégalement des civils dans les territoires occupés, tente de rendre la situation irréversible et le processus de paix, dénué de sens.

Les activités illégales de l'Arménie dans les territoires occupés ont été reflétées dans le rapport de la mission d'observations de l'OSCE dans la région en 2005.

La façon dont se comporte l'Arménie pendant le processus de négociation nous amène à la conclusion que l'Arménie ne veut pas la paix, ne veut pas libérer les territoires occupés, mais veut garder le statu quo autant qu'elle le peut et rendre ainsi le processus de négociation sans fin.

Le Groupe de Minsk de l'OSCE a été créée en 1992, les négociations ont lieu depuis presque 20 ans, mais sans aucun résultat.

L'Azerbaïdjan évalue des propositions que les pays coprésidents le Groupe de Minsk ont élaborées au cours des six dernières années au sein du processus de Prague. Nous sommes prêts à poursuivre les négociations et à les finaliser dès que possible, et parvenir à une solution qui sera basée sur les normes et principes du droit international dans le cadre de l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan.

Je vous remercie.

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* Commentaires de Ali Hassanov *


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"La question du Haut-Karabakh avait été discutée lors du Sommet de l'OSCE à Istanbul, où il y avait eu une tentative sérieuse pour résoudre ce problème. Cependant, après ce Sommet, il y a eu un changement de pouvoir en Arménie, et Erevan a durci la discussion sur le conflit depuis 11 ans – et ce jusqu'aujourd'hui au Sommet d'Astana," a déclaré le Chef du Département de l'Administration sociale et politique du Bureau présidentiel, Ali Hassanov.

"Le sommet d'Astana a fait une tentative sérieuse pour résoudre le conflit du Haut-Karabakh, lequel ne peut être résolu que par des moyens pacifiques lorsque l'Arménie adoptera une position constructive. Nous n'avons pas vu de constructivisme à ce sommet. L'Arménie a de nouveau démontré son désir de retarder le processus, d'abandonner les décisions déjà prises apportant des arguments subjectifs," a-t-il ajouté.

Hasanov a exprimé l'espoir que, après le sommet d'Astana, le Groupe de Minsk va renforcer ses activités et d'entreprendre de nouvelles tentatives pour résoudre le problème. " Si l'Arménie continue à maintenir cette position dans l'avenir, l'Azerbaïdjan devra libérer ses territoires par ses propres moyens," a précisé Hassanov.

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* Commentaires de Novruz Mammadov **


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Interview du chef du Département des Relations extérieures du Bureau présidentiel, Novruz Mammadov.

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Quelle est votre avis sur les résultats du sommet d'Astana ?

(…)

La déclaration [sur le conflit du Karabakh cosignée par les trois pays médiateurs et les deux pays antagonistes] indique qu'il est important de créer les conditions dans lesquelles les parties, notamment l'Arménie, ne prendra pas des mesures non constructives dans ce processus et ne cherchera pas des raisons retarder la résolution. Ainsi, cette déclaration est un document qui limite les possibilités de l'Arménie à engager des mesures non constructives. La déclaration détermine l'objectif principal de résoudre le conflit par des négociations pacifiques et de garantir la stabilité et la sécurité. Dans le même temps, la déclaration implique que la solution du conflit reste dans les principes et les normes du droit international, sans recours à la force, fondée sur le respect de la Charte des Nations Unies, l'Acte final d'Helsinki, les résolutions du Conseil et d'autres documents adoptés par le processus. En outre, la déclaration prévoit le retrait des troupes arméniennes des territoires azerbaïdjanais, parce que l'un des éléments portés dans les documents, auquel fait allusion la déclaration, c'est le retrait des forces arméniennes des territoires azerbaïdjanais occupés.

En général, il convient également de noter que puisqu'il s'agit d'une déclaration cosigné par cinq pays, il doit être compris comme suit : les présidents des pays médiateurs se sont engagés à être plus actif dans le processus de règlement du conflit. Jusqu'à présent, et plus particulièrement depuis deux ans, la Russie a été le pays le plus actif. Évidemment, s'il y a trois coprésidents, chacun d'eux doit être actif dans ce processus. Et cela s'est reflété dans la déclaration.

Qu'en est-il d'une résolution du conflit par des moyens militaires ?

Tout le monde sait que la façon la plus sûre consiste à résoudre le conflit pacifiquement, par la voie de négociations, sans recourir à la force. Sans aucun doute, c'est l'essentiel. Et c'est l'un des objectifs de la déclaration conjointe adoptée lors du Sommet. Et nous sommes d'accord avec elle. Le président azerbaïdjanais fait des efforts dans ce sens, bien que la partie arménienne soit la seule à retarder le processus de règlement du conflit depuis plus d'un an, en donnant différentes raisons sur la réalisation des étapes. L'un des objectifs de la déclaration est le règlement pacifique du conflit. Cette déclaration reflète la position des présidents et des coprésidents. En principe, cela peut être accepté comme étant la position de l'OSCE. Mais cela ne signifie pas que si le conflit n'est pas résolu, nous n'utiliserons pas d'autres options pour le résoudre. Nous voulons que le conflit soit réglé sans recours à la force. Nous ne voulons pas en arriver au principe de la force.
Comment commenteriez-vous le discours extrêmement destructeur du président arménien Serge Sarkissian lors du Sommet ?

La déclaration du Président azerbaïdjanais a été une réponse forte aux propos de son homologue arménien. Dans le même temps, cela a été un message fort à l'adresse de Serge Sarkissian et des dirigeants des pays membres de l'OSCE que c'est la situation actuelle et qu'il est nécessaire de s'engager sérieusement à résoudre le conflit. C'est tout ce que je dirai.

Certains médias arméniens présentent le sommet de l'OSCE comme un succès de la partie arménienne. Qu'en pensez-vous ?

C'est une tendance désormais culte à déformer la réalité à son avantage. En fait, c'est loin de la réalité. Qu'a obtenu l'Arménie lors du sommet ? Pour moi, je ne vois rien. L'Arménie n'a abouti à rien et elle ne pouvait qu'obtenir à rien. La politique aventureuse des dirigeants arméniens nous a menés à cela. Les dirigeants arméniens et le peuple arménien doivent savoir que cette politique aventureuse conduit à l'effondrement du pays. Tôt ou tard, l'Azerbaïdjan sera de retour de ses terres, et les occupera. Personne ne devrait en douter.

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Sources azéries

Today's.az

President.az



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