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jeudi 21 avril 2011

Le 24 Avril aux Etats-Unis

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Traduction Gérard Merdjanian - commentaires

Que les Etats-Unis dans quelques jours utilisent le mot qui fâche, rien n'est moins sûr. Les propos ‘diplomatiques' tenus par les dirigeants américains sont hélas très clairs dans ce domaine. Persister à soutenir la normalisation des relations entre l'Arménie et la Turquie, signifie ne rien faire pour contrarier le processus de rapprochement et donc ne pas prononcer le mot ‘génocide'. D'ailleurs le non envoi par Ankara de diplomates et/ou d'élus est significatif.

Il y a fort à parier que le président Obama emploiera, comme les années précédentes et comme ses prédécesseurs, la périphrase noyée dans des circonlocutions. L'hypocrisie élevée au niveau étatique. La France a donné l'exemple, en se ‘dégonflant' pour mettre à l'ordre du jour du Sénat le débat sur la pénalisation du déni de génocide.

Autant on peut comprendre combien Ankara est important pour la géostratégie américaine, autant on a plus de mal à comprendre la position de la France, quand on connaît l'amour immodéré que porte le président Sarkozy à la Turquie.

* Brève *

Le quotidien turc Zaman indique que : « La mémoire des Arméniens qui ont perdu la vie lors des déplacements de la population arménienne en 1915, durant les derniers jours de l'Empire ottoman, sera commémorée pour la deuxième fois cette année par une variété d'événements. Les Arméniens du monde entier commémorent cette tragédie le 24 avril parce que c'est ce jour-là de 1915 que de nombreux Arméniens ont commencé à être déportés par l'Empire ottoman et ont péri."

Les manifestations sont organisées à l'initiative de ‘Dur De' (Dites stop au racisme et au nationalisme). Son porte-parole, Cengiz Algan, a déclaré que "ce qui s'est passé en 1915 est ‘un malheur que nous partageons tous'."

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De même que l'hirondelle ne fait pas le printemps, quelques intellectuels turcs ne changent rien aux propos négationnistes de leurs dirigeants. Lesquels persistent et signent dès que l'occasion leur en est donnée.

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Les élus Robert Dold (R-IL) et Jim Costa (D-CA) se sont unis pour demander à la Secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, de s'assurer que l'histoire de l'Arménie et de la Turquie sur le site Internet du Département d'Etat "reconnaisse pleinement et correctement les implications morales, historiques, politiques du génocide arménien" ; rapporte le Comité National Arménien d'Amérique (ANCA).

Dans leur lettre datée du 15 avril, les deux Représentants des États-Unis ont expliqué que les « notes de fond » sur l'Arménie et la Turquie "ne font aucune mention des 1,5 million d'Arméniens qui ont été, selon les termes employés l'an dernier par le président Obama, massacrés ou ont marché vers la mort dans les derniers jours de l'Empire ottoman. L'omission d'un tel événement majeur dans l'histoire des nations arménienne et turque - celle qui fait l'objet d'une diplomatie de haut niveau dans les sphères les plus élevées de notre gouvernement - n'est pas seulement infondée historiquement, mais est aussi offensante pour la mémoire des personnes tuées dans le premier génocide du 20ème siècle." Et d'expliquer que : "Nous compromettons notre capacité à appliquer les leçons des atrocités du passé à la noble tâche de prévenir de futurs génocides, lorsque, pour des raisons d'opportunités politiques, nous évitons intentionnellement la commémoration appropriée et la condamnation de tous les génocides et injustices qui perdurent, enracinées dans de tels crimes contre l'humanité."


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"Nous nous associons aux Arméniens de l'Illinois et de la Californie ainsi qu'à toute la nation pour remercier les Représentant Dold et Costa pour leur leadership dans leur recherche pour aligner la politique américaine sur le génocide arménien à la fois avec des faits historiques qu'avec des valeurs du peuple américain. Le fait que le Département d'Etat ne mentionne même pas les massacres perpétrés par la Turquie et l'exil des Arméniens dans son histoire de l'Arménie et la Turquie, est profondément offensant, cela s'apparenterait à l'examen de l'histoire juive sans mentionner l'Holocauste nazi, ou à l'histoire des Aztèques sans parler des destructions causés par les conquistadors Espagnols, ou à l'étude des Indiens Cherokee, Creek, Séminole, ou Choctaw en omettant d'inclure les Sentiers de Larmes," a déclaré le directeur exécutif de l'ANCA, Aram Hamparian.

La lettre demande également à Mme Clinton de : "travailler avec le président Obama pour faire en sorte que, dans son allocution du 24 avril, il tienne sa promesse de reconnaître le génocide arménien comme étant un ‘Génocide'. Ce faisant, il resterait fidèle à sa propre déclaration en tant que sénateur des États-Unis et candidat à la présidentielle, qui disait en substance : « ... le génocide arménien n'est pas une allégation, ni une opinion personnelle ou un point de vue, mais plutôt un fait largement documenté et soutenu par un ensemble de preuves historiques. Les faits sont indéniables ... En tant que sénateur, je soutiens fermement l'adoption de la Résolution sur le génocide arménien, et en tant que Président je reconnaîtrai le génocide arménien."

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Le Secrétaire d'Etat adjoint pour le Bureau des Affaires européennes et eurasiennes, Philip Gordon, a commenté les menaces proférées par Bakou d'abattre tout avion civil survolant le Karabakh.

"Nous avions entendu parler de telles menaces et, très rapidement et nettement, avons clairement exprimé notre point de vue que des menaces d'abattre un avion civil, là-bas où ailleurs, sont inacceptables et ne doivent pas être mises à exécution. Depuis, nous-mêmes et les coprésidents du Groupe de Minsk avons noté, que l'Azerbaïdjan n'avait pas l'intention de le faire. Nous pensons que c'est la seule voie constructive à ce sujet."

Concernant la normalisation arméno-turque, il a ajouté :

"Je peux dire, en règle générale, que très souvent quand nous nous rencontrons nos homologues turcs ou que la Secrétaire d'Etat rencontre Ahmet Davutoglu, cette question revient, car elle est très importante pour nous. Il y a eu des efforts de fait au cours des dernières années pour améliorer cette relation, efforts que nous avons clairement soutenus. Cette dynamique est actuellement bloquée, ce que nous regrettons, car nous croyons qu'il est dans l'intérêt des deux pays de poursuivre le processus de normalisation, d'établir des relations, et d'avoir des relations amicales et de libre-échange, ce qui pourraient profiter aux deux pays. Aussi, nous continuons d'appuyer fermement le dialogue direct entre Erevan et Ankara en vue de normaliser leurs relations."

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Extrait de Panarmenian.net



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