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samedi 17 novembre 2012

La politique de la France au Proche-Orient


 
 
Commentaires et traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

La politique extérieure de la France est active dans l’Union européenne et dans ses anciennes colonies notamment africaines. Sortie de là, les choses se passent plus difficilement et plus particulièrement dans le Proche et le Moyen-Orient dans le tourbillon des ‘printemps’ arabes.

 


Alors qu’au lendemain de la première guerre mondiale, elle avait le protectorat du Liban et de la Syrie et où elle avait encore il y a quelques décennies, un certain renom voire un prestige certain auprès de ces populations, la politique pro-américaine menée ces dernières années a complètement terni son image. Et bien évidemment, je laisse de côté




sa totale in-influence sur les pays arabo-anglophones.

 

Donc, voulant redorer son blason et se faire une place dans la région aux côtés des grandes puissances, la France a essayé de réitérer la manip libyenne sur la Syrie. Ainsi, Paris peut se targuer d’être premier pays occidental à avoir reconnu (mercredi) la coalition de l'opposition syrienne, à la suite des monarchies du Golfe, a avoir tenté jeudi d'entraîner ses partenaires européens dans son sillage, mais certains d'entre eux se sont montrés circonspects. Toutefois, elle a été rejointe par la Turquie, qui ne demandait pas mieux que le renversement du régime syrien. De plus la question de l'armement défensif devrait être posée au sein de l'Union européenne, puisque "la nouvelle coalition de l'opposition syrienne nous l'a demandé" (dixit Laurent Fabius).

 

Les Etats-Unis se contenté de déclarer que la coalition était "une représentante légitime du peuple syrien", le président Barack Obama affirmant ne pas être prêt à la reconnaître comme exécutif provisoire, ajoutant : "Nous sommes sur nos gardes (...) afin de ne pas mettre d'armes entre les mains de gens qui pourraient porter atteinte aux Américains ou aux Israéliens."

 

On se souvient de la manière donc la France a géré le mandat qu’elle avait sur la Syrie et octroyant dans les années 20 purement et simplement un morceau du territoire syrien - le golfe d’Alexandrette, à la Turquie, pourtant pays vaincu, histoire d’éviter qu’Atatürk bascule vers Moscou. La gestion de la crise syrienne se présente hélas sous des auspices analogues. Certes ne n’est plus du territoire, qui ne vous appartient pas, qu’on charcute, mais le devenir d’une nation et des ses minorités, religieuses ou non, ce qui est autrement plus grave.

 

En donnant les clés de ce pays multimillénaire aux islamistes, l’Etat français joue aux apprentis sorciers. Car croire que ce faisant les violences et les tueries vont cesser est signe d’une profonde méconnaissance des spécificités et du patchwork régional, ainsi que du vrai visage des ‘islamistes’, connus également sous le nom de ‘frères musulmans’ !

 

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Visite en demi-teinte du président Serge Sarkissian en France.

 


Si sur le plan commercial, la délégation arménienne a réussi à consolider un certain nombre de liens, voire signer quelques contrats ; sur le plan européen obtenir des assurances de la France pour pousser à un meilleur partenariat voire association ; sur le plan politique et plus particulièrement sur les deux processus majeurs de la politique étrangère arménienne que sont les relations arméno-turques et les relations arméno-azéries, le gain est nul, voire même négatif.

 

On se souvient de la venue du président azerbaidjanais Ilham Aliev à Paris pour inaugurer avec François Hollande l’aile du Louvre consacrée au monde de l’Islam et ce, quelques semaines après avoir libéré et glorifié l’officier Ramil Safarov, condamné à perpétuité pour le meurtre sanglant d’un collègue de chambrée simplement parce qu’il était Arménien. Certes si la réception à l’Elysées était sans grande pompe, le communiqué plutôt laconique, les accords sur le plan commercial étaient nettement plus positifs. Que ne ferait-on pas envers ce petit potentat si riche en gisements de gaz ?

 


Donc, la France ne pouvait pas faire moins que de recevoir également le président de l’Arménie, vu qu’elle est coprésidente du groupe de Minsk de l’OSCE. Comme Paris ne comptait pas faire grand-chose sur les deux processus sus cités, François Hollande a accueilli chaleureusement son hôte avec une prise de parole bon enfant sur le perron de l’Elysées et un communiqué final très BCBG.

 

Si on cherche le négatif dans tout ça, il faut regarder dans les propositions de la France sur le conflit du Karabakh. Paris est on ne peut plus solidaire des trois principes de base pour le règlement du conflit, ce qui est normal, et donc souhaite ardemment arriver à un accord de paix, aussi a-t-elle poussé le président Sarkissian à une rencontre rapide avec Aliev, en gros : mettre la charrue avant les bœufs.  Qu’il y ait des élections présidentielles en Février prochain en Arménie et huit mois après en Azerbaïdjan, ne semble pas le perturber ; pas plus que le refus par les dirigeants azéris de deux des trois principes de bases ; pas plus d’ailleurs que le surarmement excessif de Bakou en vue d’une prochaine confrontation. C’est pour le moins étonnant d’un ‘ami’ qui vous veut du bien.

 

Que la France veuille faire entendre sa voix dans le Groupe de Minsk de l’OSCE face aux deux super grands, on peut le comprendre, mais de grâce pas en jouant avec la sécurité de la population du Karabakh. A croire que Paris a fait table rase de l’historique et du pourquoi de cette situation.

 

C’est bien beau d’être consensuel, mais il y a des limites.

 

 

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Traductions – revue de presse

 

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Serge Sarkissian en France

 

En visite officielle pour trois jours en France, le président arménien Serge Sarkissian a eu une réunion avec son homologue François Hollande

 

Les présidents ont salué le haut niveau des relations arméno-françaises, soulignant que les liens chaleureux d'amitié entre les deux peuples constituent une base solide pour le développement et le

 


 

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ONU : Mise au point de la RKH

 

La lettre du ministre des Affaires étrangères de la République du Haut-Karabakh, Garen Mirzoyan, a été distribuée comme document de travail lors de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité de l'ONU.

 

Cette lettre explique pourquoi l'Azerbaïdjan a lancé une campagne de dénigrement visant à tromper la communauté internationale et justifier ainsi

 

 
 

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Le coin des experts

 

"Aucun changement n’est attendu pour la fin de l'année dans le processus de règlement du conflit du Haut-Karabakh. La plus grande réussite de l'année dans ce processus a été la préservation des pourparlers de paix, qui auraient pu être suspendus en raison des mesures prises par l'Azerbaïdjan et notamment avec le cas du meurtrier Ramil Safarov," a déclaré le Directeur adjoint de l’Institute Caucase, Sergei Minassian.

 

"Les actuels pays coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE n'ont pas

 


 

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Les Azéris manifestent

 

Deux fois en une semaine ! Après la manifestation turco-azérie de Paris contre la visite en France du président Serge Sarkissian qui a réuni une centaine de personnes, l'Organisation de la jeunesse azerbaïdjanaise des Pays-Bas (AzJN), les étudiants azerbaïdjanais et des anciens de

 

Suite

 

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Jorge Orrico au Karabakh

 

Le 13 Novembre, le président de la République du Haut-Karabakh, Bako Sahakian, a reçu la délégation de la Chambre des Représentants uruguayen conduite par son président, Jorge Orrico.

 

Un large éventail de questions liées au développement des relations bilatérales a été discuté lors de la réunion. Selon Bako Sahakian,

 


 

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APCE

 


Le Président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), Jean-Claude Mignon, a rencontré les chefs des délégations azerbaïdjanaise et arménienne à Paris.

 

Les parties ont échangé des vues sur le conflit du Haut-Karabakh et la situation régionale, avec l'espoir que le chef de l'APCE s’exprime pour une solution rapide du conflit grâce aux efforts de médiation du Groupe de Minsk de l'OSCE.

 

M. Mignon a souligné l'importance de réunions similaires pour le règlement du conflit.

 

 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian et de News.am

 

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