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dimanche 9 décembre 2012

Conseil des ministres de l’OSCE


 

Commentaires et traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

Tout l’intérêt du naturel que l’on essaie de dissimuler, c’est qu’il a la fâcheuse tendance de revenir au galop. Le ministre azerbaidjanais nous en a fait la démonstration lors du Conseil des ministres à Dublin.

 

Après avoir joué profil bas devant ses pairs, en disant ce qu’ils voulaient entendre, il a dévoilé au journaliste du Wall Street Journal qui l’interviewait, le fond de sa pensée, ou plus exactement celle du clan Aliev.

 

Cela se résume à deux idées forces :


1-  Nous n'accepterons pas une division territoriale de l'Azerbaïdjan. Notre intégrité territoriale n’est pas négociable.

2-  Le retrait militaire arménien de notre territoire doit être complet, inconditionnel, et il doit avoir lieu immédiatement.

 

Pour ceux et celles qui pensaient et/ou qui pensent toujours que négocier avec les dirigeants azéris signifie faire des compromis de part et d’autre en seront pour leurs frais. Soyons plus clair :

 

Intégrité territoriale signifie pour Bakou : - intangibilité des frontières héritées de l’époque soviétique ; - que le droit à l’autodétermination des peuples ne s’appliquera pas aux habitants du Haut-Karabakh, ou si il doit s’appliquer, cela exclue toute idée d’indépendance. D’ailleurs pour ce faire le referendum sur le statut définitif du Haut-Karabakh ne pourra se faire au mieux qu’une quinzaine d’années après que l’accord de paix sera signé, c'est-à-dire lorsque les 700.000 Azéris auront regagnés leur foyer à côté des 155.000 Arméniens. Trouver l’erreur !

 

Retrait militaire du Haut-Karabakh et des sept districts attenants signifie purement et simplement la disparition complète des Arméniens de leurs territoires ancestraux. Certes avec des casques ‘bleus’ déployés comme force d’interposition dans la région, la disparition des Arméniens ne se fera pas par des massacres de masses comme Bakou en a l’habitude, mais les tracasseries et la vie deviendront tellement intenables sous une administration azerbaidjanaise, que les Arméniens devront s’exiler. Il se produira le même phénomène qu’au Nakhitchevan où des 45% d’Arméniens du début des années 20, il en restait moins de 2% à la fin des années 80 ! Avec cette différence notable, c’est que la purge ne durera pas 70 ans.

 

Aussi, lorsqu’on entend les propos revanchards, racistes et xénophobes du potentat azerbaidjanais envers l’Arménie et les Arméniens, et que l’on voit le comportement de ses hommes de main le long de la frontière et/ou à la ligne de contact, on comprend pourquoi le gouvernement arménien       hésite grandement à faire confiance à tel personnage.

 

 

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Traductions – revue de presse

 

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La délégation arménienne dirigée par le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a participé à la 19e séance du Conseil des ministres de l'OSCE à Dublin. Les ministres (ou délégués) des Affaires étrangères des 57 Etats membres et de Hauts représentants d'une vingtaine d'organisations internationales participaient à la réunion.

 

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, la responsable de la politique étrangère de l'Union européenne, Catherine Ashton, ainsi que le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, faisaient partie des invités à la réunion.

 

En marge du Conseil ministériel, Hillary Clinton, Sergueï Lavrov, et le ministre

 


 

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La position de l’Azerbaïdjan

 

Le ministre des Affaires étrangères azéri, Elmar Mammadyarov, a pris la parole lors du Conseil des ministres, et comme prévu, la déclaration n’avait que peu de points communs avec les remarques habituelles de Bakou. Ainsi, Bakou : "- est intéressé à poursuivre les négociations pacifiques pour le règlement du conflit du Karabakh ; - a décidé de soutenir

 


 

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Rencontres collatérales

 

En marge du sommet, Edouard Nalbandian, a eu une réunion avec les coprésidents Robert Bradtke, Igor Popov et Jacques Faure, ainsi que le Représentant personnel du Président de l'OSCE, Andrzej Kasprzyk. Les questions liées au processus de règlement du conflit du Haut-Karabakh ont été au cœur des discussions, et un accord

 


 

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Commentaires annexes

 

"Le processus de règlement du conflit du Haut-Karabakh soulève de graves préoccupations. J'espère que les ministres des Affaires étrangères de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan se réuniront à Dublin et parviendront à atteindre une compréhension mutuelle et sortiront une déclaration commune avec les coprésidents du groupe Minsk pour aller de l'avant. Il est important de


 
Suite
 

 
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Extrait de Armenialiberty, de Radiolour, de PanArmenian et de News.am

 





 

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