A la Une

dimanche 29 juillet 2012

Bakou : Les délires verbaux du Vice-Premier ministre


Traductions et commentaires de Gérard Merdjanian

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Commentaires

Si le printemps 2012 s’annonçait propice avec la nomination de l’Azerbaïdjan au Conseil de Sécurité de l’ONU, avec l’arrivée de l’été, Bakou a du déchanter. Le besoin impérieux de récupérer des territoires gentiment octroyés aux Azéris au détriment des Arméniens par le pouvoir bolchevick dans les années 20, a poussé le clan Aliev et ses courtisans a commettre une suite de bourdes, tant en paroles qu’en actes. Tant et si bien que même les coprésidents médiateurs du groupe de Minsk, qui d’habitude sont on ne peut plus circonspects sur qui ne fait pas quoi, se sont félicités de l’élection présidentielle en Artsakh, Etat autoproclamé non-reconnu.

Ce n’est pas nouveau de voir les sbires du potentat azéri s’agiter et invectiver l’Arménie dans les milieux internationaux. Voulant sans doute imiter le lobbying du grand frère ottoman, les Azerbaidjanais ont essayé de soudoyer des délégués étrangers, l’ennui c’est que les millions dépensés par Ankara le sont d’une manière plus subtile,


vendredi 27 juillet 2012

Bakou met les points sur les ‘i’


Traductions et commentaires de Gérard Merdjanian

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Commentaires

Ce qu’il y a de commun entre les médiateurs du groupe de Minsk de l’OSCE et la communauté internationale, c’est qu’ils entendent ce qu’ils ont envie d’entendre, même si les messages envoyés par les interlocuteurs sont clairs et nets.

Ils ne peuvent même pas dire que c’était des propos furtifs prononcés par un responsable quelconque, puisqu’ils émanent des plus hautes autorités de l’Etat.

-      En Avril, le chef de l’Etat, Ilham Aliev, déclare : "Les principaux ennemis de l'Azerbaïdjan sont les Arméniens du monde entier."
-      En Juin, le ministre des Affaires étrangères, Elmar Mammadyarov, déclare : "Malheureusement de tels incidents [violations du cessez-le-feu] se produiront jusqu'à ce que le conflit soit résolu."
-      En Juillet, le Vice-Premier ministre, Ali Hasanov, déclare : "Nous répétons toujours que si les choses continuer de cette façon [négociations de paix trainant en longueur], nous pourrions déclarer la guerre."

mercredi 18 juillet 2012

Génocide arménien : La Turquie se prépare pour 2015


Traductions et commentaires de Gérard Merdjanian

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Commentaires

Le discours a radicalement changé, les méchants d’hier sont les gentils d’aujourd’hui ; après la pluie, le soleil ; après avoir soufflé le froid, voici le chaud. Certes depuis quelques temps déjà, l’emploi de ‘génocide arménien’ sans son sacro-saint préfixe ‘sözde’ (soi-disant) est autorisé  que ce soit dans les déclarations ou dans la presse. Mais comme l’article 301 du code pénal turc n’a pas été abrogé, des procès ont toujours lieu si l’on porte atteinte à l’honneur de la Turquie. On ne chasse pas facilement le naturel.

La Turquie persiste à vouloir confondre les notions de culpabilité et de responsabilité. Les dirigeants actuels ne sont pas coupables des actes commis par leurs ainés, lesquels ont d’ailleurs été condamnés en 1919 par un tribunal turc(1). Dans le droit international, il existe le principe de la continuité de l’Etat. De même qu’en France la Vème république est responsable des actes commis sous le gouvernement de Vichy, la Turquie est responsable des actes commis par l’empire ottoman.

Si 95% des historiens à travers le monde s’accordent à dire que les événements de 1915 sont un génocide, il est très peu probable pour ne pas dire plus, que les 5% restant, turcs en majorité, aient raison. En fait, ce qui bloque les dirigeants turcs, ce n’est pas tant que leurs ancêtres aient massacré tels ou tels Chrétiens orientaux - exercice national des armées ottomanes, régulières ou irrégulières, pendant des siècles -, mais que celui des Arméniens en 1915 soit qualifié de génocide, lequel est un crime contre l’humanité et en tant que tel implique un châtiment. Et c’est là que le bât blesse, car des réparations, la Turquie ne veut pas en entendre parler, qu’elles soient financières, matérielles ou pire, territoriales. Si Ankara entrouvrait la Sublime Porte de son armoire, ce sont tous les cadavres pardon toutes les minorités, Kurdes en tête, qui présenteraient leurs cahiers de doléances.

"Nous devrons proportionner le châtiment, non au crime qui est grand, mais au criminel qui est petit". (Victor Hugo)


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Traductions

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Une des dimensions les plus malheureuses de la question arménienne en Turquie est que le débat politique national porte presque exclusivement dans le cadre des tentatives occidentales de légiférer sur le génocide.

C’est parce que le sujet est abordé au Congrès américain ou au Parlement français que nous débattons de notre propre histoire.


mardi 17 juillet 2012

Haut-Karabakh : Les médiateurs ont de nouveau constatés

Traductions et commentaires de Gérard Merdjanian

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Commentaires

Depuis dix-huit ans, le rôle dévolu aux médiateurs est d’aider au règlement du conflit à partir de propositions basées sur le droit et les normes internationales. Mais attention, il faut bien faire la distinction entre les trois médiateurs et le groupe de Minsk de l’OSCE.

En fait ce sont les trois pays appartenant au G8 – Etats-Unis, Fédération de Russie et France – qui pilotent le groupe en tant que coprésidents et qui se déplacent sur le terrain. D’ailleurs c’est préférable quand on voit la composition du groupe de Minsk. En plus des trois pays sus-cités, le groupe comprend : l'Allemagne, la Biélorussie, la Finlande, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède, la Turquie, ainsi que l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

Logiquement trois pays ne devraient pas en faire partie. L’Arménie et l'Azerbaïdjan car on ne peut être à la fois juge et partie, acteur direct et spectateur ; et si besoin était, ils pourraient toujours venir s’expliquer ou apporter des précisions devant le groupe. Mais le plus étonnant reste la présence d’un Etat génocidaire, la Turquie. Lequel par solidarité envers Bakou, maintient le blocus de l’Arménie depuis le cessez-le-feu et refuse systématiquement de ratifier les protocoles de normalisation des relations avec Erevan - signés il y a trois ans en grande pompe devant la communauté internationale, pour l’obliger à céder la zone de sécurité autour du Haut-Karabakh avant même qu’un quelconque préaccord ne soit signé entre les parties. Comme impartialité il y a mieux !

Il serait peut-être temps que les prérogatives du groupe de Minsk soient étendues, sans pour autant devenir une annexe du Conseil de sécurité. C’est sans doute les raisons pour lesquelles nombre de pays, UE en tête, essaient de contourner le côté politique pour travailler sur l’aspect ‘société civile’. Une question reste toutefois posée : la population azerbaidjanaise aura-t-elle le poids suffisant pour faire modifier la politique de son pays ?

Quelles que soient les solutions choisies, il est indispensable que les dirigeants et/ou la population du Haut-Karabakh participent de plein droit aux négociations de paix ; car au final c’est eux les premiers concernés.

La déclaration de Khrouchtchev à la tribune de l’ONU reste toujours valable cinquante ans après: «Ce qui est à nous est à nous, ce qui est à vous est négociable».


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Traductions

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Communiqué

Les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE - Robert Bradtke (Etats-Unis), Igor Popov (Fédération de Russie), Jacques Faure (France) ainsi qu’Andrzej Kasprzyk (Représentant personnel du Président de l'OSCE en exercice) se sont rendus du 10 au13 Juillet à Bakou, puis au Haut-Karabakh, et à Erevan.

vendredi 13 juillet 2012

Le secrétaire général de l’OSCE au Sud-Caucase



Traductions et commentaires de Gérard Merdjanian

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Que ce soit le président en exercice de l’OSCE, un Haut représentant de l’Union européenne, la secrétaire d’Etat américaine, ou tout VIP d’une manière générale qui se rend au Sud-Caucase, son discours est quasiment identique concernant le conflit du Haut-Karabakh, que ce soit à Erevan ou à Bakou. C’est un copier-coller de l’essentiel.

Ainsi, il n’y a jamais de bons ou de mauvais élèves ; soit c’est tout le monde, soit c’est personne. C’est la dépersonnalisation de tous les faits et gestes de chacune des parties qui se résume à : "Voilà ce qu’il faut faire, voilà ce qu’il ne faut pas faire". Mais quand l’un des protagonistes se fiche royalement des recommandations, et continue de faire le contraire en le clamant haut et fort, la communauté internationale se contente de réitérer ses conseils éculés et poursuit sa mission comme si ses interlocuteurs avaient pris en compte le message. Le Gal Zannier n’a pas échappé à la règle.

Bien qu’il existe de nombreux moyens de pression autres que militaires, les occidentaux non seulement ne comptent pas s’en servir mais versent des subventions au trublion qui roule déjà sur l’or, pardon dans les pétrodollars. Ces chers occidentaux semblent oublier, ou du moins font-ils semblant, que le potentat de Bakou n’a qu’une idée en tête : récupérer coûte que coûte ses ‘territoires’ par tous les moyens, et que si ce Calife des temps modernes se lance dans une guerre pour assouvir sa vengeance, non seulement la région sera perturbée, mais la Russie et la Turquie ne resteront pas les bras croisés et je ne parle pas du devenir des pipe-lines si précieux pour l’Europe.

Pourtant le ministre azerbaidjanais des AF a été très clair en réponse au discours du Gal Zannier : « Si les forces armées arméniennes se retirent des territoires occupés, il n’y aura plus de problème de tireurs d'élite ou d'incidents armés". Sous-entendu, d’ici là les violations du cessez-le-feu et les incidents de frontières se poursuivront.

A maintenir le discours officiel, les trois singes de la sagesse ont encore de beaux jours devant eux.


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Traductions

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Le secrétaire général de l'OSCE, M. Lamberto Zannier, qui a débuté sa visite officielle par l’Azerbaïdjan, a souligné la nécessité d'une volonté politique dans les négociations sur le conflit du Haut-Karabakh. Il a confirmé que l'OSCE continuera à travailler avec le pays dans la mise en œuvre des engagements de l'Organisation.

dimanche 8 juillet 2012

Monsieur Fabius s’est voulu trop diplomate



Traductions et commentaires de Gérard Merdjanian

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Commentaires

‘Les Amis du peuple syrien’ se sont réunis le 6 juillet à Paris pour discuter de la situation dans le pays et des actions à mener.

On notera que l’insistance des Etats-Unis et de ses alliés, en l’occurrence la France et la Grande-Bretagne, à vouloir absolument chasser Bachar el Assad du pouvoir, ne relève pas uniquement de raisons humanitaires. Les printemps arabes ont la fâcheuse tendance de déboucher sur des régimes pas très laïcs, ni très tolérants. Ne serait-ce pas plutôt vouloir remplacer l’influence de la Russie par celle de l’Occident, et au passage laisser à Israël des coudées plus franches ? Avec la livraison massive d’armement à l’opposition syrienne, le risque le plus grand sera de transformer la Syrie en deuxième Irak, où les morts ne seront non plus le résultat de la guerre du régime contre les rebelles, mais celui de la guerre interethnique, voire inter-religion. Au moins à l’époque, W. Bush avait l’excuse d’être ‘un sombre crétin’ jouet de l’industrie militaire et des faucons républicains. La meilleure voie, comme d’ailleurs pour le Karabakh, reste encore la solution pacifique du conflit sous l’égide de l’ONU et de la Ligue arabe.

Parmi les présents se trouvait le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu. Sans doute pour ‘réchauffer’ les liens avec la Turquie, Laurent Fabius a invité son homologue à venir diner au Quai d’Orsay la veille de la Conférence. Se voulant montrer diplomate et pour effacer la discorde générée par la question du génocide arménien, il s’est senti obligé de rassurer son hôte sur la loi de pénalisation des génocides, faisant fi des promesses du candidat François Hollande sur le sujet, et oubliant pour l’occasion que sous la cinquième république la politique étrangère de la France se décide à l’Elysée et non au Quai d’Orsay. Etonnant pour le député de Seine-Maritime qui avait soutenu le projet de loi présenté par sa collègue UMP, Valérie Boyer.

Toujours est-il que le réchauffement franco-turc risque de tourner court, et le printemps annoncé subir un gel précoce. Mais que la France se rassure, le commerce lui se portera bien, rappelez-vous du bilan des échanges franco turcs après la reconnaissance du génocide en 2001 : Si la livre turque s’est effondrée de 40%, en 2002 les exportations ont augmenté de 32% !


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Traductions - Extrait de Armenialiberty, de Radiolour et de PanArmenian

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Le ministre des Affaires étrangères de la Turquie se trouvait en France dans le cadre de la réunion internationale sur la Syrie. Il a salué l'ouverture d'une phase de réchauffement dans les relations avec la France.

jeudi 5 juillet 2012

Herman Van Rompuy au Sud-Caucase


Traductions et commentaires de Gérard Merdjanian

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Commentaires

Après les laïus du Haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Aston, et du Commissaire européen pour l’élargissement et le voisinage de l’UE, Stefan Füler, voici celui du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

Alors que les deux précédents avaient mis l’accent sur le côté politico-économique, le respect des normes, tant sur la politique intérieure (élections) que sur la politique extérieure (conflit du Haut-Karabakh), le président Van Rompuy a abordé le côté culturel et humain en insistant sur la société civil. Bien évidemment en parlant des dérapages et des violations du cessez-le-feu, comme ses collègues, il s’est bien gardé de citer le fauteur de trouble, d’autant que sa prochaine étape est Bakou puis Tbilissi. D’ailleurs son discours, au sortir de sa rencontre avec Ilham Aliev, reflète le ton généraliste où il reprend le même argumentaire que la veille à Erevan.

On remarquera toutefois, que le ton affectif employé à Erevan ne se retrouve pas à Bakou où priment essentiellement l’économique et l’aspect politique, qu’il a commencé sa visite par l’Arménie, qu’il a rencontré plus d’interlocuteurs à Erevan qu’à Bakou et qu’il a réitéré le vœu de l’UE de pouvoir de rendre en Artsakh, vu que tout officiel se rendant à Stépanaguerd se retrouve immédiatement sur la liste noire des ‘personna non grata’ de Bakou.

La question reste toujours la même : Est-ce que le clan Aliev va prendre en compte ou pas les remarques et les remontrances, même si elles sont généralistes ?

C’est peu probable pour deux raisons :
-      La première, même quand elles émises par les présidents américains, russes et français, c'est-à-dire les pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, Bakou n’en a cure.
-      La seconde, les élections présidentielles devant se dérouler d’ici un an (comme en Arménie), ce n’est pas le moment de se montrer faible et plier devant les médiateurs internationaux.   


«Le fanatisme est aveugle, il rend sourd et aveugle. Le fanatique ne se pose pas de questions, il ne connaît pas le doute : il sait, il pense qu’il sait.» (Elie Wiesel)





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Traductions

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, se trouve en Arménie, premier pays de sa tournée du Sud-Caucase. S’adressant à l'Assemblée nationale arménienne, il a déclaré :

mardi 3 juillet 2012

Haut-Karabakh : Des innocents sont tués, mais les négociations continuent.


Traductions et commentaires de Gérard Merdjanian

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Commentaires

Concernant le conflit du Karabakh, la visite de la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton dans la région pourrait se résumer à la ‘presque’ citation de Jules César : ‘Veni, Vidi, no Vici’. Mais c’est un emprunt que je ne lui rendrais pas.

Les propositions qui devaient réellement changer le train train des négociations de paix lors de la rencontre de Paris entre les ministres des Affaires étrangères arménien et azéri en présence des médiateurs, ont fait choux blanc. D’autant que la déclaration faite en marge du G20 de Los Cabos (Mexique) par les présidents Obama, Poutine, et Hollande a repris les thèmes éculés et généralistes.

Il est malheureux de dire que la seule nouveauté c’est l’extra que s’est permis le sieur Aliev en déclenchant pendant une semaine une série de violations meurtrières du cessez-le-feu le long de sa frontières avec l’Arménie et sur la ligne de contact avec le Haut-Karabakh. Et même là, aucun des présidents, co-présidents et/ou médiateurs n’a donné de nom, à croire que les attaques venaient de Mars.

Ces chers médiateurs internationaux sont persuadés qu’en ne citant aucun nom, le con cerné concerné va se calmer et commencer à négocier. Pourtant ce n’est pas faute qu’il le crie sur les toits, le calife de Bakou compte reprendre ce qui lui appartient, entendez par là tous les territoires, par la force si nécessaire. Le mot ‘négocier’, c'est-à-dire faire des compromis, n’a pas d’équivalent en turc, pardon en azerbaidjanais, quant aux principes de base et à l’Acte final d’Helsinki, il n’en a que faire. Dans sa logique, il n’a aucune raison de ne pas poursuivre dans cette voie, à chaque fois que ses snippers se défoulent sur les gens d’en face, les médiateurs déclarent : ‘Il ne faut pas, ce n’est pas bien’. Ce qui ne les empêche pas de le fournir en armement directement ou indirectement. Très souvent, diplomatie rime avec hypocrisie.

Cela dit, la diplomatie a ses règles que le commun des mortels ne comprend pas. Seulement ceux qui meurent ce ne sont pas les diplomates mais le commun des mortels. Comme disait Paul Valéry : "La guerre est faite par des gens qui ne se connaissent pas et qui se tuent, au profit de gens qui eux, se connaissent et ne se font jamais de mal."

En arménien cela se dit : Էշ նահատակ




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Traductions

* Les participants et les concessions *

Le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a rencontré le 29 juin le président de l'Artsakh, Bako Sahakian, pour discuter du conflit du Haut-Karabakh. Nalbandian a informé le Président sur les résultats de sa rencontre à Paris avec son homologue azerbaïdjanais et les coprésidents du Groupe Minsk de l'OSCE.

lundi 2 juillet 2012

L’UE face aux problèmes des trois pays du Sud-Caucase et de la Turquie.


Traductions et commentaires de Gérard Merdjanian

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Commentaires

Lorsqu’on parle Sud-Caucase ou plus largement du Proche-Orient, c’est essentiellement deux figures que l’on rencontre le plus souvent : le Commissaire européen pour l’élargissement et le voisinage de l’UE - Stefan Füle - et la Haute Représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité - Catherine Ashton.

Les trois pays du Sud-Caucase sont traités dans le cadre du Partenariat de l’Est et dans la Politique Européenne du Voisinage, alors que la Turquie l’est dans le cadre des négociations d’adhésion. A noter au passage que ces quatre pays ne font pas partie de l’Europe proprement dite, pas plus d’ailleurs que Chypre. Mais bon, il y a bien longtemps que l’UE n’est pas réservée qu’aux pays européens : il suffit d’avoir les mêmes Valeurs et de défendre la démocratie et les libertés. Bref avec ces critères, l’Australie ou le Canada devraient pouvoir y adhérer, et l’UE redeviendrait une nouvelle CEE (Communauté Economique Elargie) !

Lorsqu’on a de gros problèmes à 27 - que ce soit sur le plan politique, économique ou militaire - et je laisse volontairement de côté les problèmes budgétaires et financiers – il parait pour le moins étrange de continuer à verser des subsides conséquents en fermant pudiquement les yeux sur des comportements contraires aux Valeurs de l’UE. Et lorsqu’on voit que la notion d’intégrité territoriale est généreusement distribuée aux gouvernants de ces pays, c’est faire fi de tout l’historique et des charcutages territoriaux et ethniques mis en place au lendemain de la première guerre mondiale, par les mêmes que l’on retrouve aujourd’hui.

Ce n’est pas en caressant les gouvernants dans le sens du poil que l’on rendra justice aux peuples de cette région. Ils attendent de l’UE qu’elle mette certes en œuvre ses Valeurs, mais également qu’elle leurs rende le Droit et la Justice.

Le jour où l’UE passera de 27 à 28, suivez mon regard, ces Valeurs tant défendues vont faire un grand bond ... mais dans quel sens ?.





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Traductions

* Azerbaïdjan *

Extraits du discours de StefanFüle, Commissaire européen pour l’élargissement et le voisinage de l’UE devant la Commission parlementaire de coopération UE-Azerbaïdjan.

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