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mardi 23 avril 2013

98ème anniversaire du génocide arménien


 

 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

Le rideau est retombé avant même d’être levé. Que ce soit à Washington, à Paris ou à Moscou, la messe est dite. Ni Barack Obama ni François Hollande ne feront quoi que ce soit qui puisse irriter Ankara. Quant à Poutine, qui n’a que faire de l’irritation éventuelle d’Erdogan, il a donné les garanties nécessaires à Sarkissian, non sur
la reconnaissance du génocide dont il s’en fiche comme d’une guigne, mais sur le soutien de la Russie si l’Arménie venait à être malmenée, voire pire. Soutien que ni Washington ni Paris encore moins l’UE ne feront, sinon moralement.

 

Le premier malgré l’insistance de Sénateurs et de Représentants ne prononcera ou n’écrira le mot ‘génocide’ pour qualifier les événements tragiques de 1915 ; pas plus le second n’inscrira sur l’agenda parlementaire un projet de loi pénalisant le déni de génocide, la transcription dans le droit français de la directive européenne sur le sujet, évitera toute allusion au génocide des Arméniens.

 

Le premier, non seulement ne compte pas honorer sa parole envers la communauté arménienne des Etats-Unis, mais envoie par la voix de son ministre des Affaires étrangères, John Kerry, des messages clairs et précis à l’adresse de la Turquie. Le réengagement d’Ankara dans la politique américaine, après l’affaire turco-israélienne, a un prix dont les Arméniens font les frais. En lieu et place d’employer le mot tant décrié et se mettre à dos la Turquie, surtout par les temps qui courent, Washington fera tout au plus un geste sur les aides accordées à l’Arménie et à l’Artsakh. Et si les Arméniens sont bien sages, un petit pécule sera alloué à leurs compatriotes du Djavaghk et de Syrie. La géopolitique américaine dans la région ne peut se permettre d’avoir un grain de sable arménien dans ses rouages.

 

Quant au second, ballotté dans les sondages, prenant la crise de plein fouet, essaie tant bien que mal de tenir un cap indécis et lointain. Aussi, toute nouvelle économique agréable est bonne à prendre : - Un contrat avec Ankara pour une commande de 117 Airbus (13,4 mds de $) ; -  Un autre portant sur 22 mds de $ pour la construction d’une centrale nucléaire à Sinop par le tandem Ereva/Mitsubishi Heavy associé à GDF Suez. Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour deviner dans quel sens le cœur du gouvernement français va pencher entre ces contrats et la pénalisation du déni turc.

 

Le temps n’est plus à appliquer des sanctions à la Turquie pour son déni de justice à l’encontre des Arméniens. L’impasse dans laquelle se trouve la ratification des protocoles arméno-turcs sur la normalisation de leurs relations en est la preuve vivante. Seules les sociétés civiles, - ONG, médias ou intellectuels, auront le poids et surtout l’audience nécessaire pour fléchir la politique de la Turquie.

 

Le centenaire approche, sans doute la Turquie fera un geste. Mais attention … un petit geste, surtout que l’on se s’attende pas à une reconnaissance de son crime contre l’humanité et encore moins à une quelconque réparation.

 

 

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Traductions –revue de presse

 

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Azerbaïdjan

 

Le gouvernement azerbaïdjanais a annoncé vendredi qu'il fera appel à des instances internationales à la préparation d’une demande de près de 300 milliards de dollars en compensation pour ce qu'il considère comme des dégâts infligés à l'Azerbaïdjan par l'Arménie dans le conflit du Haut-Karabakh.

 

Le directeur de l’agence gouvernementale en charge des réfugiés et des personnes déplacées,

 


 

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Relations UE-Arménie

 


L’Union européenne et l'Arménie viennent de signer un accord sur la réadmission des personnes en séjour irrégulier. Un accord de facilitation des visas avec l'Arménie, ouvrant la voie pour faciliter les déplacements et les contacts de peuple à peuple à travers l'Europe, avait déjà été signé le 17 Décembre 2012.

 

"La signature d'un accord de réadmission est une étape concrète dans les relations UE-Arménie. La facilitation des visas et

 


 

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Relations Géorgie-Arménie

 

"La question du génocide arménien ne sera jamais soulevée au Parlement géorgien. Cela ne signifie pas, cependant, que nous devons reconnaître le génocide arménien. Nous ne voulons pas créer une tension supplémentaire dans la région. Nous voulons de bonnes relations avec l'Arménie et la Turquie. Il y a des questions que nous devons éviter d'aborder," ont déclaré des représentants, anciens et actuels, des autorités géorgiennes, en réponse à l'appel des organisations arméniennes à reconnaître le génocide arménien.

 

Le député du Parti républicain, Levan Berdzenishvili, a déclaré de son côté : "La Géorgie et

 


 

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Relations UE-Turquie

 

L’Assemblée générale du Parlement européen a adopté jeudi le rapport d'étape sur la Turquie présentée par la députée néerlandaise, membre du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens), Ria Oomen-Ruijten.

 

Avant le vote, les législateurs européens ont rejeté une proposition de modification du libellé du projet désignant le PKK comme une «organisation terroriste». De même, un amendement

 


 

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Relations Turquie-Etats-Unis

 

Le Secrétaire d'Etat John Kerry a déclaré à la Commission des Affaires étrangères du Congrès américain que la Turquie et les Etats-Unis sont en étroite concertation pour résoudre les deux conflits - Chypre et le Haut-Karabakh.

 

"Je crois que la Turquie peut jouer un rôle constructif dans ces domaines. C'est pourquoi

 


 

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Le coin des experts

 

"La récente déclaration du Secrétaire d’Etat John Kerry, selon laquelle la Turquie serait un acteur constructif dans le règlement des problèmes de Chypre et du Haut-Karabakh, montre le niveau d’implication de la Turquie dans la politique américaine au Moyen-Orient," a déclaré le turcologue Andranik Ispirian.

 

Il note que depuis sa nomination, Kerry

 


 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian et de News.am

 


 

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