A la Une

lundi 7 octobre 2013

Serge Sarkissian à Paris et à Strasbourg


 
 

***

 

Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

***

 

Commentaires

 


Le Haut-Karabakh n’est ni la Syrie et encore moins le Mali. Si le Moyen-Orient représente encore quelque chose pour la France, les conflits «gelés» du Sud-Caucase lui passent par-dessus la tête. Sauf si cela devait dégénérer en une guerre sanglante, c'est-à-dire mettre en péril les conduits énergétiques, et même là je ne suis pas sûr que la France interviendrait militairement, pas plus d’ailleurs que les Etats-Unis, quant à l’UE n’en parlons même pas - 28 pays 28 avis. [On se souvient encore des gesticulations de Nicolas Sarkozy, alors président du Conseil de l’UE, face à Vladimir Poutine lors de la guerre russo-géorgienne d’Aout 2008, faisant croire que c’est grâce à lui que les chars russes se sont arrêtés à 80 km de Tbilissi, alors qu’en fait Poutine n’avait nul intention d’envahir la capitale géorgienne (mauvais souvenirs de 56 et de 68) mais
transformer sa victoire militaire en victoire politique. Les Russes, tout comme les Arméniens, sont de très bons joueurs d’échecs, y compris lors l’échiquier est politique.]

 

Donc, le président Serge Sarkissian n’attendait rien sur le dossier Karabakh, Paris partageant le même point de vue que Washington ou Moscou - Cf. les déclarations communes des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, pas d’attentes non plus sur le dossier de la pénalisation du génocide arménien, lequel mijote gentiment au fond de la cuisine élyséenne.

 

L’UE vient en aide à l’Arménie sur la bonne gouvernance et d’une manière générale sur la mise en œuvre des valeurs démocratiques, Paris comme d’autres capitales européennes ont créé des groupes d’amitié interparlementaires ou de sociétés civiles, auxquels s’ajoutent des investissements économiques. Mais malheureusement sur le plan politique, Ayrault n’est pas Jospin, pas plus qu’Hollande n’est Chirac.

 

Devant l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, regroupant 47 pays, le chef de l’Etat arménien a été plus incisif en mettant les points sur les ‘i’. Là aussi, le président arménien n’attendait pas de retour pratique sur les deux processus que sont les protocoles de normalisation des relations arméno-turques et les négociations de paix sur le Karabakh.

-      La normalisation des relations arméno-turques n’a jamais fait l’objet de débats dans l’enceinte de l’APCE, le prédécesseur de Jean-Claude Mignon, le turc Mevlüt Çavuşoğlu – président de 2010 à 2012, ayant fait ce qu’il faut pour empêcher toute discussion.

-      Par contre le même Mevlüt Çavuşoğlu a créé une sous-commission de l’APCE sur le conflit du Haut-Karabakh pour aider son allié azéri, laquelle sous-commission a échoué face au refus de la délégation arménienne d’y participer pour cause de double emploi avec le travail du groupe de Minsk de l’OSCE. Sous-commission que Jean-Claude Mignon a fini par dissoudre.

 

En cas de coup dur, force est reconnaître que les diverses Organisations européennes ne lèveront pas le petit doigt pour l’Arménie, tout au plus élèveront-elles la voix et encore. Quant aux Etats-Unis, empêtrés qu’ils sont dans leur paranoïa sécuritaire, voyant des terroristes derrière presque chaque musulman barbu (Qatar et Arabie-Saoudite exceptés), se contenteront au mieux de calmer les ardeurs de leur allié turc.

 

 

***

 

Traductions –revue de presse
Extrait de Radiolour, de PanArmenian et de News.am
 

***

 

Serge Sarkissian en France

 



Dans le cadre de sa visite à Paris le président Serge Sarkissian a rencontré après son homologue FrançoisHollande, le Président du Sénat, Jean-Pierre Bel.

 

Les parties ont souligné que les relations entre les peuples arménien et français ont toujours été distinguées par leur chaleur et la confiance mutuelle. Le président Sarkissian a indiqué que l'Arménie considère la France comme un ami sincère de la nation arménienne et un partenaire fiable qui a toujours été attentif aux problèmes de notre nation. Il a ajouté qu'elle est

 


 

Serge Sarkissian devant l’APCE

 

En voici quelques extraits :

 



"(…) Il y a quelques jours, l'Arménie a célébré le 22e anniversaire de son indépendance. Le long chemin de la construction d'un État libre et démocratique n'a pas été facile. Avec l'Azerbaïdjan, qui nous menace constamment d’une guerre et nous force à une course aux armements, la Turquie, qui, contrairement à toutes les règles et normes internationales maintient fermée depuis une vingtaine d’années la voie la plus courte reliant l'Arménie avec le monde extérieur nous forçant à faire des efforts extraordinaires pour développer et construire un Etat moderne. Agissant dans un environnement complexe qui

 


 

Rencontres en marge de l’Assemblée

 



À Strasbourg, le président arménien a rencontré le Président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Jean-Claude Mignon, le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, Thorbjørn Jagland, et le Commissaire des droits de l’homme, Nils Muižnieks.

 

Serge Sarkissian et Thorbjørn Jagland ont fait une déclaration à la presse à l'issue de la rencontre et ont

 


 

Délégation arménienne à l'APCE

 



"L'Arménie a accueilli des milliers de réfugiés arméniens de Syrie et leur a offert la citoyenneté très rapidement," a rappelé Arpiné Hovannisian, membre de la délégation arménienne.

 

"Lors du génocide arménien de 1915, des milliers d'Arméniens ont été sauvés ou ont trouvé refuge dans les zones rurales de la Syrie qui faisaient partie de l'Empire ottoman. Et c'est surtout

 

 
 

***

 

L’Azerbaïdjan réagit au discours de Sarkissian

 

Serge Sarkissian venait à peine de rentrer de la session de l'APCE que  Bakou se hâta une nouvelle fois de noircir le leader arménien tout en dépeignant son

propre président comme une colombe de paix.


 

Le chef du Département d'analyse politique et de l'information du bureau présidentiel azéri, Elnur Aslanov, a déclaré que Sarkissian avait accusé Aliev d’avoir

 


 

***

 

Le coin des experts et des observateurs

 




"Chercher une alternative à l'Union européenne et trouver refuge dans l'Union douanière signifie avoir des problèmes de santé," a déclaré Barouyr Hayrikian, le leader de l’Union Nationale pour l’Autodétermination’. Pour lui, l'Union douanière signifie pour Moscou la restauration de l'URSS et l'amélioration de l'image de la Russie.

 

Barouyr Hayrikian juge négativement l'Union douanière. Il estime que

 


 

***

 **

 

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian et de News.am

 


 
 

Partager

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites More