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samedi 15 mars 2014

Conflit du Karabakh : Groupe de Minsk


 


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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian


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Commentaires





Comme on le sait les pays coprésidents du groupe de Minsk sont au nombre de trois : Les Etats-Unis, La Russie et la France. S'ils travaillent ensemble, leurs méthodes différentes sensiblement. Les Etats-Unis communiquent beaucoup mais agissent peu, la Russie communique moins mais agit plus, quant à la France elle est absente tant sur le plan de la communication que sur celui de l'agissement, à croire qu'elle a délégué ses pouvoirs aux deux autres.

Il en est de même pour les trois ambassadeurs en poste en Arménie, s'il l'on entend de temps à autre John A. Heffern, Ivan Volynkin est totalement muet sur le sujet, quant à Henri Reynaud, il est intéressé essentiellement par les relations culturelles et l'économiques. Il en est tout autrement de leurs homologues en poste à Bakou, notamment l'américain Richard Morningstar et le français Pascal Meunier, à croire que l'Azerbaïdjan, en comparaison avec l'Arménie, ne se comporte pas comme il devrait vis-à-vis du processus de négociation.

Pour ce qui est des médiateurs eux-mêmes, c'est toujours les Etats-Unis qui ont quelque chose à dire. Ainsi,
le médiateur américain qui ne manque jamais une occasion de donner ses sentiments à chaud, espère toujours qu'à force de positiver les positions vont d'elles-mêmes s'assouplir pour enfin commencer à entrevoir un début de solution au conflit.

Ce serait sans doute plus efficace si le digne représentant des Etats-Unis, plutôt que de 'gazouiller' des généralités ou des banalités sur sa tablette, réfléchissait aux moyens d'infléchir la position rigide du potentat azéri autrement qu'en émettant des vœux pieux.
 
 
(…)
 
 
Tout le monde est d'accord pour que le conflit se résolve de façon pacifique et le plus rapidement possible, encore faut-il qu'il y ait une réelle négociation c'est-à-dire des compromissions de par et d'autre.

 

L'Azerbaïdjan qui jusqu'à présent exigeait le retrait total des troupes arméniennes de tous les territoires "occupés", a ramené ses exigences aux seuls territoires entourant le Haut-Karabakh, c'est-à-dire aux sept districts. Restituer tous ces territoires reviendrait à isoler totalement le Haut-Karabakh, ce qui est inacceptable. Des villes stratégiques comme Katchatagh (ex-Latchine) ou Kelbadjar qui sont les portes d'accès au Haut-Karabakh ne peuvent passer sous administration azérie. Autre problème : Quid des districts qui ne seraient plus sous contrôle arménien, tels Aghdam, Fizuli ou Djebraïl? Qui assurerait la neutralité de ces zones ? Une force internationale ou des forces de l'OTSC, et pendant combien de temps?


Toutefois, ce n'est pas pour autant qu'un accord va s'esquisser, puisque que le statut final du Haut-Karabakh restera indéterminé. Si l'on s'en tient aux propos d'Ilham Aliev, le droit à l'autodétermination consiste au mieux à accorder une très grande autonomie, mais certainement pas l'indépendance; pire, il est persuadé que l'Arménie repose sur d'anciens territoires  azéris. Dur de négocier dans ces conditions.


L'indépendance du Haut-Karabakh est un point non négociable, et que cela plaise ou non à l'Azerbaïdjan. On arrive toujours à la question de savoir qui prime sur l'autre : le principe de l'intégrité territorial ou le droit des peuples à s'autodéterminer? Il n'y a pas de règle absolue dans ce domaine, c'est un sujet essentiellement politique qui est loin des normes et du droit international.


Nous avons les exemples sous les yeux. Au Kossovo la majorité de la population qui voulait se détacher de l'influence indirecte de la Russie et rejoindre les Occidentaux, a eu gain de cause au motif du droit à l'autodétermination; en Crimée la majorité de la population qui veut rejoindre la Russie n'aura pas l'aval de l'Occident au motif de l'intégrité territoriale. Deux poids deux mesures. Même si ce n'est plus la guerre froide, le conflit Est-Ouest existe toujours.


Quant au Haut-Karabakh, qu'on ne se fasse pas d'illusions, personne en Occident ne lèvera le petit doigt pour venir en aide aux Arméniens, sinon en paroles et/ou en donneur de leçons.


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Traductions – revue de presse


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Groupe de Minsk de l'OSCE


Les ministres arménien et azerbaïdjanais des Affaires étrangères ont rencontré séparément les coprésidents du Groupe Minsk de l'OSCE. Lundi c'était Elmar Mammadyarov à Paris et mardi Edouard Nalbandian à Moscou.


Selon le porte-parole du ministère azéri des Affaires étrangères, Elman Abdullayev, Mammadyarov a réaffirmé la volonté de l'Azerbaïdjan de signer un accord de paix global dès que les troupes arméniennes se seront retirées des territoires adjacents au Haut-Karabakh.


Le coprésident russe Igor Popov a souligné
 
 


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Relations Arménie-Suisse


Lors d'une visite de travail à Genève, le ministre arménien des Affaires Etrangères Edouard Nalbandian a rencontré son homologue suisse Didier Bukhalter qui assume également les fonctions de président de la Confédération helvétique et depuis le 1er Janvier la présidence tournante de l'OSCE.


Edouard Nalbandian a informé ses interlocuteurs des efforts de l'Arménie et de la communauté internationale en vue du règlement du conflit du Karabakh. Son hôte a réitéré son soutien sur le travail des coprésidents du Groupe de Minsk.

 
Les parties ont salué

 


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Serge Sarkissian à la réunion du PPE


Le président Serge Sarkissian a fait une déclaration lors de la session plénière du Parti populaire européen (PPE) à Dublin.


"L'Arménie continuera sa ligne politique visant à l'harmonisation des intérêts. Nous sommes reconnaissants à l'Union européenne pour la décision qu'elle a prise en Décembre dernier de fournir à l'Arménie la possibilité de bénéficier du régime amélioré de préférences généralisées.


Néanmoins, pour réussir la mise en œuvre du régime, il est nécessaire de briser le blocus illégal imposé à l'Arménie par la Turquie, membre de l'Union douanière avec l'Union européenne. Alors que la communauté internationale se prépare à marquer le centenaire de la Première Guerre mondiale et l'horreur qu'elle a déclenché, la Turquie
 



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ONU : Convention sur les crimes de génocide


Le ministre arménien des Affaires Etrangères Edouard Nalbandian a fait une déclaration à la table ronde consacrée au soixante-cinquième anniversaire de la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide.


" (…) Le peuple arménien, en tant que nation qui a survécu au premier génocide du 20e siècle, se sent une responsabilité morale forte pour apporter sa contribution aux efforts internationaux en matière de prévention des crimes contre l'humanité. Je dois reconnaître la facilité avec laquelle de nombreux Etats membres ont apporté leur soutien à nos diverses initiatives pour ce noble objectif.


(…) Malgré le fait que la Convention sur la prévention des génocides ait été adoptée en 1948, de nouveaux génocides, de nouveaux crimes contre l'humanité ont été commis au cours des décennies qui ont suivi, y compris ces dernières années. Au Cambodge, au Rwanda, au Darfour le terrible phénomène du génocide a
 

 

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Turquie


Les autorités turques ont commencé à libérer ceux qui ont été condamnés dans le cadre de l'affaire Ergenekon concernant la tentative de renverser le gouvernement actuel du pays.
Parmi les personnes libérées, Dogu Perinçek, le négationniste 'gagnant' du procès contre la Suisse devant la CEDH.


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UE-Azerbaïdjan


"L'UE est prête à soutenir le processus de règlement du conflit du Haut-Karabakh sous les auspices de l'OSCE Groupe de Minsk. UE souhaite autant que possible faire avancer le processus qui se déroule dans le cadre du Groupe de Minsk de l'OSCE," a déclaré le chef de la délégation de l'UE en Azerbaïdjan, Malena Mard.


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Un mémorial du génocide arménien en Israël ?


Le président de l'Association Azerbaïdjan-Israël, Alex Miller, a critiqué la décision du maire de Petah-Tikva, Itzik Braverman, d'ériger un monument aux victimes du génocide arménien.


La décision du maire fait suite la récente rencontre en Février avec les membres de la communauté israélo-arménienne : Nairi, Noyan Tapan et Ararat. Des projets de coopération et notamment


 

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Le coin des experts et des observateurs


"La situation dans la région n'est pas calme à la veille du 100e anniversaire du génocide arménien. La situation mondiale et régionale doit être apaisée pour résoudre les problèmes liés au génocide arménien. La Turquie va poursuivre sa politique de déni et la commission créée en Arménie ne peut fonctionner efficacement dans ce contexte", a déclaré le turcologue Hagop Chakrian.


"A noter qu'il y a eu quelques avancées positives liées au génocide arménien : l'appel de la chancelière Angela Merkel au Premier ministre Erdogan de faire face à l'histoire, ainsi que la déclaration de Hollande en Turquie.


Ces deux déclarations peuvent conduire à




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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Times.am et de Today.az

 

 



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