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vendredi 7 mars 2014

Washington, Bruxelles, Moscou et les autres : Deux poids deux mesures


 


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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

Les événements d'Ukraine me font penser à la morale d'une fable de La Fontaine: "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir." Il en est de même du comportement des grandes puissances envers l'Arménie.

Dans le cas du processus avec la Turquie, les Etats-Unis, tout comme l'UE, ne tiennent pas à vexer la Sublime Porte. Cette 'grande démocratie' dont les valeurs réelles sont pourtant très loin des normes occidentales, qui joue de sa position géostratégique pour les premiers, de son attrait géoéconomique pour les seconds, et d'un soi-disant charisme pour les pays frères, obtient que l'on ferme volontairement les yeux sur la vérité historique des massacres de 1915, et arrive à faire passer l'occupation de Chypre et le blocus de l'Arménie pour un 'détail' de l'Histoire.

Dans le cas du processus avec l'Azerbaïdjan, c'est tout bonnement les besoins énergétiques qui priment sur toute autre considération. Que ce pays soit classé sur les valeurs démocratiques, lui et ses dirigeants, dans le peloton de queue par tous les ONG, qu'il se fiche royalement des injonctions de la communauté internationale sur ce qu'il convient de faire pour arriver à résoudre pacifiquement le conflit du Karabakh, ne semble gêner personne. La diplomatie du 'caviar' associée
aux millions dépensés en pot de vin et aux investissements dans tous les domaines y compris culturels et sportifs, aident à étouffer les consciences.
Par contre, vouloir infliger des sanctions économiques à la Fédération de Russie tout en versant des milliards, semble devenir la norme occidentale; cette animosité n'avait pas disparue mais seulement enrobée sous des dehors démocratiques. Là encore, les Occidentaux font fi des charcutages territoriaux accomplis par le régime soviétique: pour eux l'important c'est maintenant, les causes ils s'en fichent, c'est de l'histoire ancienne.

Quant à l'intégrité territoriale, Poutine tout comme Erdogan font plutôt grand cas du droit à l'autodétermination des peuples, jusqu'à intervenir militairement pour protéger les populations. Arménie: Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais.
 
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Traductions – revue de presse

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az, de Today.az, deZaman et de Hurriyet
 
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Haut-Karabakh

"Les gouvernements de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan doivent poursuivre la trêve olympique et respecter le cessez-le-feu. Trop de personnes sont mortes. N'êtes-vous pas d'accord ?" a écrit le coprésident américain du Groupe de Minsk, James Warlick, sur son compte Twitter.

Les médiateurs ont rappelé que durant les Jeux olympiques de Sotchi les parties en conflit s'étaient engagées à "renforcer le respect du cessez-le-feu et à éviter une nouvelle escalade".

Les deux parties ont depuis continué de s'accuser mutuellement de violations du cessez-le-feu. L'Azerbaïdjan a indiqué que

 
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Turquie

"L'intégrité territoriale de l'Ukraine est très importante pour la stabilité régionale. Nous suivons de près la situation," a déclaré le ministre des Affaires étrangères turc Ahmet Davutoglu lors de son voyage en Bulgarie.

"Pour la Turquie, l'intégrité territoriale, la stabilité et la prospérité de l'Ukraine sont essentielles. La Crimée est d'une grande importance pour la Turquie car elle est la porte de l'Ukraine. Elle est également importante en raison de la présence de Tatars [d'ethnie turque] qui appartiennent au patrimoine culturel de la Turquie. Notre plus grand souhait est de


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L'ex-cimetière de Djougha

Le site russe Novate.ru a publié une liste des cinq principaux vandales du 21ème siècle incluant les anciens Khatchkars arméniens du Vieux- Djougha (Nakhitchevan) démolis par les Azéris. Selon le communiqué :

"Pendant une longue période, les Arméniens constituaient une partie importante de la population du Nakhitchevan (maintenant une partie de l'Azerbaïdjan). Hélas, au début du IIIème millénaire, de simples débris de l'architecture arménienne rappellent leur présence, dont le plus grand,  le cimetière de Djougha.

À la fin du 20e siècle, plus de 2.000 Khatchkars existaient dans le cimetière. La tentative de leur destruction a commencée en 1998, mais a été contrariée par la sévère réponse de la communauté internationale. Un autre acte de vandalisme a été perpétré en 2002,
 
Suite
 
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Communiqué de l'ambassade d'Arménie des États-Unis.

"La diplomatie azerbaïdjanaise et la propagande continuent de tromper la communauté internationale et le peuple azerbaïdjanais en falsifiant l'essence et l'histoire du conflit du Haut-Karabakh et en particulier sur les événements de Khodjalou.

En déformant les événements de Khodjalou, le régime azerbaïdjanais tente d'échapper à sa responsabilité sur les massacres d'Arméniens à Soumgaït (Février 1988), Kirovabad (Novembre 1988), Bakou (Janvier 1990), Maragha (Avril 1992), et pire, contre sa propre population à Khodjalou. L'Azerbaïdjan s'efforce de se présenter comme une victime, essayant ainsi de préparer un prétexte moral à la fois national et international pour

Suite
 
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Le coin des experts et des observateurs

"La décision de protéger la population russe de Crimée marque une tendance importante dans la compréhension de Moscou concernant les normes du droit international," a déclaré Denis Dvornikov, membre de l'Association russe du droit international.

"Pendant de nombreuses décennies, le conflit sur la priorité du droit à l'autodétermination par rapport à l'intégrité territoriale des nations, a été politisé, entraînant de nombreuses négociations dans l'impasse.

Après la reconnaissance par la Russie de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, la reconnaissance politique du droit de la Crimée à décider de son propre destin marque une nette tendance à la pratique internationale d'application de la loi. Ainsi, la Russie a confirmé, au moins dans l'espace postsoviétique, que



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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az, de Today.az, de Zaman et de Hurriyet

 

 

 

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