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mardi 22 avril 2014

Des protocoles Arménie-Turquie



 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

Il n'y a que les Etats-Unis pour faire croire que les protocoles arméno-turcs,  signés le 10 octobre 2009 à Zurich, ont une chance d'être ratifiés. C'est logique vu que c'est eux qui ont poussé la Turquie à faire ce geste suite à la "diplomatie du football" initiée par l'Arménie en 2007. Mais la Turquie, finaude, s'est empressée le jour-même de lier la normalisation des relations avec l'Arménie à la résolution du différend arméno-azéri sur le Haut-Karabakh, se permettant même d'ajouter : "et conformément aux exigences de Bakou."

Mais ne nous y trompons pas, s'il y a un pays qui sait exactement ce qu'il en est, c'est bien l'Oncle Sam. Et à l'inverse de son affiche (personnage de grande taille avec des favoris et des cheveux blancs, portant une redingote étoilée, un pantalon à rayures et un chapeau haut de forme), il devrait plutôt être représenté comme le loup de la fable avec de grandes oreilles (pour écouter les conversations), de grands yeux (pour lire les échanges ou surveiller les contrées), et même une grande gueule pour avaler (politiquement) les plus faibles.

Cette hypocrisie américaine, appelée communément géopolitique,  se
rejoue d'année en année définissant les événements de 1915 selon les termes utilisés dans la Convention du 9 décembre 1948 adoptée par l'Assemblée Générale de l'ONU. Mais sans jamais utiliser le mot qui qualifie exactement ces événements : Génocide. Traiter la Turquie d'Etat génocidaire reviendrait à perdre un allié plus que précieux dans cette région du monde, sans compter quelques déboires économiques. Pour ce qui est de l'approvisionnement énergétique, merci, les pays du Golf – démocraties avancées, défenseurs des libertés et des droits de l'homme, thèmes très chers au cœur des Etats-Unis, et accessoirement pourvoyeurs financiers des Djihadistes  -, sont là pour palier ce besoin.
Mais que les américanophiles se rassurent, ce comportement n'est pas propre à l'Oncle Sam, l'Union européenne s'est faite un devoir de l'imiter d'abord en acceptant d'ouvrir des négociations d'adhésion avec un pays dont plus des 9/10ème se trouvent en Asie et en versant des centaines de millions pour essayer de la réformer. Le rapport annuel d'évaluation de la candidature de la Turquie reste toujours conciliant malgré des insuffisances notoires systématiquement relevées. Vous avez dit tonneau des Danaïdes ?

Aussi, les protocoles arméno-turcs sont un excellent prétexte pour ne pas tancer Ankara, histoire de ne pas perturber les négociations de normalisation au point mort depuis quatre ans. Quelle pantalonnade !


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Traductions – revue de presse

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Relations arméno-turques

"Ce n'est pas la partie arménienne qu'il faut blâmer pour l'absence de relations entre l'Arménie et la Turquie. Il convient de noter que tous nos partenaires et sympathisants l'ont compris. Ceci est important, parce que même nos amis nous ont accusés à plusieurs reprises d'être non-constructifs, en essayant de parler à la Turquie dans un langage de conditions préalables et que nous avions notre part de culpabilité dans l'absence de ces relations. Je pense que plus personne n'a de tels doutes aujourd'hui", a déclaré le président Serge Sarkissian lors des consultations du ministère de la Défense.

"L'initiative de normaliser les relations avec la Turquie a jeté les bases d'une nouvelle culture. Nous avons commencé à


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Parlement européen

Le Parlement européen dans sa dernière session plénière avant les prochaines élections de Mai, a adopté le 16 Avril une résolution sur la Syrie,
exprimant sa préoccupation sur les derniers développements dans le pays, en particulier avec la situation à Kessab, et les communautés vulnérables qui se trouvent au milieu de la guerre.
La résolution condamne spécifiquement l'attaque contre la ville arménienne de Kessab, et prend note que "les combats entre les forces du régime et les combattants rebelles, y compris les éléments liés à Al-Qaïda, ont conduit fin de Mars 2014 à l'évacuation de la grande majorité de la population de Kessab, une ville arménienne sur la frontière syro-turque".


La résolution prend également note de


Suite


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Haut-Karabakh
 
"Nous travaillons actuellement avec le président de l'OSCE à faire progresser l'activité du Groupe de Minsk de l'OSCE sur le règlement du conflit du Haut-Karabakh, parce que les récents développements en Ukraine ont montré que nous devons travailler plus durement sur le conflit du Haut -Karabakh et voir bientôt des progrès se réaliser", a déclaré le Président du Parlement monténégrin, président en exercice de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE, Ranko Krivokapic.
Le président de l'AP-OSCE a souligné qu'elle



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