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mercredi 9 avril 2014

Le syndrome azéri frise la paranoïa


 
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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian
 
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Commentaires
 
Tout le monde est d'accord, sous l'auspice du Groupe de Minsk de l'OSCE, pour trouver une solution au différend entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Là où les choses commencent à se compliquer c'est lorsqu'on rentre dans les propositions, sans parler bien évidemment des corollaires. Avant même de commencer à négocier, il serait nécessaire de se mettre d'accord déjà sur la définition des mots et sur ce qu'ils recouvrent.
 
Le premier point de discorde porte sur la notion d'intégrité territoriale, l'Arménie considère que le Haut-Karabakh ne fait pas partie de la République d'Azerbaïdjan, vu qu'il a déclaré sa sécession dans le cadre de l'URSS, et donc que les négociations ne concernent que les sept districts entourant l'ex-région autonome. Alors que pour Bakou, le Haut-Karabakh fait partie intégrante de son territoire.
 
Le second, porte sur le droit à d'autodétermination des peuples. Là on touche à un point très sensible, vue que la dite notion s'oppose directement au premier. Quel est le pays qui veut voir "son" territoire démantelé ? A priori aucun. Toute déclaration et/ou référendum de sécession  a vu l'autorité centrale se rebiffer ; ce fut le cas du Haut-Karabakh, de la Transnistrie, du Kossovo, de l'Ossétie du Sud, de l'Abkhazie et plus près de nous de la Crimée, pour ne citer que ceux-là. Rappelons quand même que l'intangibilité des frontières est une notion très élastique et qu'elle se modifie au gré des guerres et que presque toujours "la raison du plus fort reste toujours la plus meilleure", même au XXIème siècle.
 
Concernant le troisième point, non-usage de la force ou de la menace de la force, ce n'est plus une question de sémantique ou de compréhension mais plus simplement la volonté de l'appliquer ou pas. Pour le clan Aliev, son usage fait partie de sa stratégie pour inciter les Arméniens à déclarer forfait et se retirer de l'Azerbaïdjan, voire tomber dans le piège et provoquer une nouvelle guerre. Tant que son usage reste verbal, les dirigeants azéris passent pour des xénophobes et des racistes aux yeux de la communauté internationale, pays musulmans mis à part, ce qui est un moindre mal. Mais lorsque son utilisation devient martiale, c'est-à-dire une violation permanente du cessez-le-feu, cela se traduit par les dizaines de morts civils et militaires. Prix qu'Ilham Aliev est prêt à payer pour arriver à ses fins.
 
Y-a-t-il une possibilité pour les pourparlers sortent de l'impasse ? En fait, il y en a plusieurs
provenant de chacun des participants. Tout d'abord par les antagonistes eux-mêmes.
 
L'Arménie doit rétrocéder quelques-uns des districts qu'elle occupe. Ce n'est pas le point le plus difficile, car dans la zone tampon les régions comme Aghdam, Fizuli ou Djebraïl, ne sont sous contrôle arménien, non pour des raisons de repeuplement mais comme ceinture de sécurité, occupés militairement. Si la communauté internationale et l'Azerbaïdjan sont d'accord pour les transformer en zone démilitarisée sous la protection de casques bleus, ces villes fantômes peuvent être rétrocédées.
 
L'Azerbaïdjan doit reconnaître le droit à l'autodétermination du Haut-Karabakh, autrement qu'en lui accordant une autonomie, même très large, en clair, son indépendance. De même les districts mitoyens avec l'Arménie, à savoir Kelbadjar et Latchine, seront non-négociables, tout comme Chouchi qui surplombe Stépanaguerd et qui se trouve sur la dorsale, ou Khodjalou qui est attenant à l'aéroport nouvellement construit. Le proverbe "Un tiens vaut mieux que deux tu n'auras" ne semble pas faire partie du vocabulaire du potentat.
 
Que ce soit d'un côté ou de l'autre, l'option du tout ou rien ne peut être appliquée. Comme l'ont annoncé les dirigeants azéris à commencer par leur chef Ilham Aliev, Bakou ne transigera pas sur son intégrité territoriale qui correspond à celle de l'époque soviétique. Le 'grand frère' ottoman par la voix d'Erdogan l'a affirmé à plusieurs reprise et encore la semaine dernière à Bakou : les relations avec l'Arménie ne se normaliseront et la frontière ouverte qu'à la condition de résolution du conflit conformément aux vœux de d'Azerbaïdjan. En attendant on resserre encore plus les relations Turquie-Azerbaïdjan dans tous les domaines. Ce n'est pas le moment de faiblir à la veille du centenaire du génocide arménien. 
 
Reste une autre option que les pays coprésidents (Russie, Etats-Unis, et France-UE) refusent d'envisager : Suite à l'importance grandissante des gazoducs provenant de la Caspienne, la pression économique qu'elles peuvent exercer  sur les protagonistes et plus particulièrement sur celui qui a une vision étriquée et unilatérale du problème. 
 
Si pendant des siècles l'argent n'avait pas d'odeur, il en va différemment avec celui du pétrole et du gaz.
 
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Traductions – revue de presse
 
Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Times.am, de News.az et de Today.az
 
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Conflit du Haut-Karabakh

Après leur compte-rendu le 3 Avril dernier à Vienne devant  leurs collègues  du Groupe de Minsk de l'OSCE, les co-présidents (Igor Popov, Jacques Faure, James Warlick) se sont réunis le lendemain à Moscou avec les ministres des Affaires étrangères de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie, Elmar Mammadyarov et Edouard Nalbandian. Le Représentant personnel du Président de l'OSCE en exercice, l'ambassadeur Andrzej Kasprzyk, participait également à la réunion.
 
Les médiateurs ont rappelé aux ministres leur engagement à travailler en vue d'un règlement juste et pacifique du conflit du Haut-Karabakh. Ils ont discuté sur la possibilité d'une réunion au sommet entre les présidents dans un avenir proche (la dernière s'est déroulée à Vienne le 19 Novembre 2013), et ont réaffirmé
 
 
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Organisation du Traité de Sécurité Collective : Déclaration

Le 3 Avril le ministre arménien des Affaires Etrangères Edouard Nalbandian a participé au Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'OTSC portant sur des questions de sécurité internationale et régionale.
 
Les participants ont adopté une déclaration commune sur la crise en Syrie et l'escalade continuelle de la situation dans le Nord-Ouest du pays.
 
Les ministres ont exprimé leur profonde préoccupation face à l'occupation de Kessab par des groupes armés d'Al-Qaeda, ayant
 
 
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APCE

La présidente de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Anne Brasseur, a annoncé l'ordre du jour de la session de printemps de l'Assemblée et les principales questions qui seront examinées; et notamment :
 
"Le dialogue doit être mené à la première occasion. Par conséquent, je vais rester attachée à cette tradition et essayer de promouvoir le dialogue entre les délégations des deux pays. Je vais essayer de tenir des réunions conjointes impliquant les deux délégations azerbaidjanaise et arménienne. Le dialogue doit être renforcé. Je vais essayer de créer une atmosphère de compréhension mutuelle entre elles au cours de cette session. Nous devons déterminer
 
 
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Union douanière

Le commissaire à l'élargissement et à la politique européenne de voisinage, Stefan Füle, lors de la conférence de presse avec son collègue le Commission européen des Régions, Ramon Luis Valcarcel Siso, et le Vice-Premier ministre ukrainien Vladimir Groysman a déclaré : "L'Union douanière est construite sur ​​des relations économiques et commerciales, fondées et pilotées par le Kremlin et les subventions de Gazprom, le tout imbriqué dans une coopération politique fondée sur les exigences dictées par Moscou. L'Union douanière dominée par la Russie sape
 
 
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Azerbaïdjan

"La visite officielle du président François Hollande au Sud-Caucase le mois prochain est d'une grande importance politique," a déclaré l'ambassadeur français en Azerbaïdjan, Pascal Meunier.
 
"L'un des principaux objectifs de la visite du président Hollande est de soutenir une résolution pacifique du conflit du Haut-Karabakh. Le règlement de ce conflit permettra d'ouvrir de grandes possibilités pour les deux parties.
 
Le deuxième objectif est de
 
 
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Relations Arménie-Ukraine
Après le rappel de leur ambassadeur en Arménie, Ivan Kukhta, la diplomatie ukrainienne se concentre sur les pressions subies par l'Arménie  pour son soutien à la Russie lors du vote sur la Crimée à l'Assemblée générale de l'ONU.
 
"L'Ukraine n'a pas l'intention de dramatiser la situation par cette démarche, ou par d'autres mesures strictes de réponse. En outre, l'ambassadeur Ivan Kukhta sera de retour à Erevan sous peu, et continuera à
 
 
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Le coin des experts et des observateurs

"Tout d'abord, les amendements à la loi sur la citoyenneté russe sont faits pour les citoyens de Crimée, de sorte qu'ils peuvent obtenir la citoyenneté russe dans un court laps de temps, par la suite, pour les citoyens d'autres pays, y compris les Arméniens," a déclaré le Directeur adjoint de l'Institut du Caucase, le politologue Sergei Minassian.
 
Le politologue a noté que, jusqu'à récemment, la Russie avait des idées bien arrêtées, plutôt contre, sur la double-nationalité, et que ce changement de point de vue a suscité des inquiétudes en Arménie. "Je crois que
 
 
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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Times.am,  de News.az et de Today.az
 
 
 
 

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