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mercredi 16 avril 2014

Turquie : Pourquoi changer une équipe qui assume et assure son négationnisme ?


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

L'AKP, le parti au pouvoir en Turquie, a eu beau gagner les dernières élections municipales, le premier ministre Erdogan n'en sort autant pas grandi. Au contraire que ce soit avec l'Europe ou avec "l'épine" séculaire, le temps ne joue pas en sa faveur. Changer fondamentalement ses valeurs pour adopter celles de l'UE ou reconnaître les exactions de ses prédécesseurs n'est pas dans la culture des dirigeants turcs, qu'ils soient d'ailleurs ottomans ou azéris.

La Croatie qui avait, comme la Turquie, débuté les négociations d'adhésion en Octobre 2005 a rejoint l'UE en juillet 2013 comme vingt-huitième membre ! Pour Ankara, huit ans et demi après, seuls quatorze chapitres sur les trente-cinq ont été ouverts. Non seulement le rythme est très lent, pire il décélère d'année en année. Ce n'est plus à horizon de quinze ans qu'il faut attendre une quelconque adhésion mais plutôt vingt pour ne pas dire jamais. Il serait peut-être temps aux dirigeants turcs de d'apporter les bonnes réponses aux questions qui se posent, et qu'ils se posent, depuis plusieurs années.

Mis à part les centristes et surtout les Verts qui rêvent de voir la Turquie rentrer dans l'UE, la majorité des partis politiques est pour le moins circonspecte, quant à l'opinion publique européenne, les divers sondages réalisés depuis des années sont unanimes : elle est nettement hostile. Les dizaines de millions investis par l'UE pour aider la Turquie à se réformer n'ont pas produit l'effet escompté, et les dernières turpitudes gouvernementales n'ont fait que

dégrader l'impression générale.

Reste la profonde "épine". Un siècle plus tard non seulement les effets se sont toujours sentir mais la gangrène a fait son apparition. Les dirigeants turcs ont beau se démener à hue et à dia, rien n'y fait. Même Washington y va de son couplet sur les événements de 1915-1923, se gardant bien évidemment de les qualifier de génocide pour des raisons géopolitiques et mercantiles. Fort heureusement ils ont encore le soutien inconditionnel du petit frère azéri et de leurs coreligionnaires de l'OIC, détenteurs des nombreuses ressources énergétiques fossiles.

L'important n'est pas que cent cinquante pays reconnaissent le génocide, mais un seul.

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Traductions – revue de presse

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Zaman et de Hurriyet

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Les Etats-Unis, le génocide arménien et les réactions

S'exprimant lors de la conférence de presse quotidienne, la porte-parole du département d'Etat américain, Jen Psaki, a déclaré :

"Notre position depuis longtemps est que nous reconnaissons et avons clairement mentionné comme un fait historique et pleurons la perte des 1,5 million d'Arméniens, qui ont été massacrés ou ont marché vers la mort dans les derniers jours de l'Empire ottoman.

Ces événements horribles ont entraîné l'une des pires atrocités du 20e siècle, et les États-Unis reconnaissent qu'ils demeurent une grande source de douleur pour le peuple arménien, comme ils le sont pour nous tous qui partageons les valeurs universelles de base.

Nous continuons de


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Relations UE-Turquie

"En tant que Commissaire à l'élargissement, je dois admettre que les événements des trois derniers mois ont jeté le doute sur l'engagement de la Turquie à des valeurs et des normes européennes," a déclaré le commissaire à l'élargissement de l'UE, Stefan Füle, à la réunion  de la commission parlementaire mixte UE-Turquie (JCM) au Parlement européen (PE).

L'UE, dont la Turquie aspire à devenir membre, a exprimé des critiques sur une série de mesures gouvernementales à la suite d'une enquête sur


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APCE

Lors de la séance plénière de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), la députée arménienne Naira Zohrabian a soulevé la question de l'octroi à la République du Haut-Karabakh (RHK - Artsakh) le statut de partenaire pour la démocratie.

Selon la députée, il est anormal que

l'Etat
Palestinien (non-reconnu) ait un tel statut et pas l'Artsakh. Elle a également demandé de permettre la participation des parlementaires de la RHK dans les questions liées à l'Artsakh, notant que les droits des citoyens Karabakhis ne doivent pas être violés parce que c'est un conflit non réglé.
Le 4 Octobre 2011, l'APCE avait  voté pour accorder pour la seconde fois le statut de "Partenaire pour la démocratie" au Conseil national palestinien (la première, l'avait été pour Monaco en Octobre 2004). Rappelons que le statut permet à une délégation de six membres de prendre la parole à l'Assemblée et dans la plupart de ses commissions, de proposer des sujets de débat, mais pas de voter.


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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Zaman et de  Hurriyet
 
 

 

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