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vendredi 23 mai 2014

Les médiateurs ont achevé leur tournée au Sud-Caucase



 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Les propos du coprésident "gazouilleur" [usager du Tweet] à la Fondation Carnegie de Washington n'en finissent pas de provoquer des vagues de protestations. Bien qu'il n'ait fait que reprendre les trois principes de base et les six éléments, présentés par les médiateurs du groupe de Minsk de l'OSCE en novembre 2007, sa présentation a déclenché les protestations de nombreux Arméniens au motif que sept ans plus tard la situation des parties en conflit n'est plus la même.

S'il est devenu courant de tweeter ses réflexions au jour le jour pour un grand nombre de politiciens ou tout simplement de VIP occidentaux, il me semble que lorsqu'on est en charge d'un dossier aussi sensible que la résolution du conflit du Karabakh, tweeter à chaud sans prendre de recul produit des effets indésirables, en l'occurrence commenter et/ou ajouter des remarques personnels aux neuf points précités.

Si un certain mécontentement règne du côté arménien, ce n'est pas pour autant que le côté azéri est satisfait, et son Tweet sur

dimanche 18 mai 2014

Haut-Karabakh : Un accord de paix quasi impossible


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Rappelons tout d'abord que le Haut-Karabakh, alors peuplé de 94% d'Arméniens, qui appartenait à la République indépendante d'Arménie, a été après la soviétisation de la région, rattaché en Juillet 1921 par Ukase à la RSS d'Azerbaïdjan. C'est un élément dont les médiateurs internationaux se fichent royalement. Un peu comme maintenant les Occidentaux se fichent royalement que la Crimée ait été rattachée en 1953 par Ukase de Moscou à la RSS d'Ukraine. Une R.A.Z en histoire n'existe pas.

Tout le monde, y compris les parties en conflit, fonde un grand espoir sur les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE pour résoudre le conflit du Haut-Karabakh. Bien évidemment chacun des protagonistes a non seulement sa propre vision de la solution mais a également sa propre définition des termes utilisés par les médiateurs. Il y a trois points essentiels sur lesquels une profonde divergence existe.

1 - Pour l'Arménie, la notion d'intégrité territoriale [de l'Azerbaïdjan] porte exclusivement sur les sept districts entourant le Haut-Karabakh, puisque la région autonome du Haut-Karabakh a fait sécession en Février 1988 conformément aux lois en vigueur dans l'ex-URSS. Alors que pour Bakou, l'intégrité territoriale englobe le Haut-Karabakh.

2 - De même pour l'Azerbaïdjan, le droit à l'autodétermination des peuples signifie, dans le cas du Haut-Karabakh, pouvoir choisir le niveau d'autonomie mais certainement pas l'indépendance. Pour Erevan, la définition de ce droit recoupe celle de la communauté internationale, c'est-à-dire

jeudi 15 mai 2014

Haut-Karabakh : Vingtième anniversaire du cessez-le-feu.


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Quatre points ont plus particulièrement mon attention.

1 - Les officiels russes sont restés muets pour le 20ème anniversaire du  cessez-le-feu alors que la Russie en est l'instigatrice et probablement la plus concernée. Tout le travail de Moscou consiste à observer les antagonistes et vérifier que les escarmouches ne dégénèrent pas en guerre franche. Ce qui ne l'empêche pas d'armer les uns et les autres. Les affaires sont les affaires.
Quant à la France et les Etats-Unis ils ont rappelé leur position, la première par François Hollande, les seconds par James Warlick. Même le Royaume-Uni a donné son point de vue alors qu'il ne fait pas partie du Groupe de Minsk de l'OSCE. Ce qui l'inquiète ce n'est pas tant que l'Arménie et l'Azerbaïdjan soient dans un état de guerre larvée mais plutôt que le théâtre des opérations se situe à proximité des champs pétrolifères et gaziers. Les affaires sont les affaires.
Rappelons au passage que sans le Protocole de Bichkek, l'armée arménienne allait progresser plus en avant en territoire azéri, vu que la majorité des lignes de front avait cédé. L'agression civile et militaire envers la population arménienne est revenue comme un boomerang à la face des dirigeants azéris.

2 – Les coprésidents du Groupe de Minsk n'ont rien proposé de nouveau depuis des années, ou plus exactement ont du mal à faire partager leurs propositions par tout le monde, Bakou préférant retenir que quelques points. Leur mission consiste à rapprocher les points de vue et à surtout éviter que les hostilités ne reprennent. Si le voyage du coprésident français n'a rien apporté de neuf sur le sujet, il a par contre conforté la position de la France concernant le génocide arménien.

3 – Les années passant il est impossible de ne pas voir

dimanche 11 mai 2014

Les Etats-Unis et les deux processus arméniens



 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian
 
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Par ses propos, le coprésident américain du groupe de Minsk de l'OSCE, James Warlick, a mis les pieds dans le plat, non parce qu'il a sorti une énormité dans un sens ou dans un autre, mais plus prosaïquement parce qu'il a présenté la position de son pays, inchangée depuis 2007.

Il a repris mot pour mot les propositions faites par le groupe de Minsk en novembre 2007 lors du 15ème Conseil ministériel de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), et qui stipulaient :

-   Retour des territoires entourant le Haut-Karabakh sous contrôle azerbaïdjanais

-   Un statut pour le Haut-Karabakh en prévoyant des garanties pour la sécurité et l'auto-gouvernance

-   Un couloir reliant l'Arménie au Haut-Karabakh

-    Une détermination dans le futur du statut juridique définitif du Haut-Karabakh par le biais d'une expression juridiquement contraignante d’un referendum

-   Le droit pour les toutes les personnes déplacées et/ou des réfugiés à retourner dans leurs anciens lieux de résidence

-   Une garantie de sécurité internationale incluant une opération de maintien de la paix.

Lesquelles sont coiffées par les trois principes de base issus des principes fondamentaux de l'Acte final d'Helsinki qui sont :

mercredi 7 mai 2014

Erdogan-Aliev même combat



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Tout comme les dirigeants turcs, les dirigeants azéris sont atteints d'une amnésie sélective enrobée dans une mauvaise foi chronique. Le tout bien évidemment présenté avec un grand aplomb qui sied à "ces" démocraties comme ils aiment se qualifier. Et comme en face, c'est-à-dire chez les Occidentaux, on ne demande qu'à prêter de bons sentiments à ces deux pays, ce sont les Arméniens qui passent pour des empêcheurs de tourner en rond.

Fort heureusement il y a des grains de sable qui viennent gripper la machine turco-azérie. Le premier est inhérent à leur personne, le second est lié à la nature des Organisations Non gouvernementales, le troisième est du au développement des réseaux sociaux, le dernier et le plus ancien à l'acharnement des Arméniens eux-mêmes.

Le naturel a la tête dure, dès qu'on le chasse il a la fâcheuse habitude de revenir au galop. Ainsi Recep Tayyip Erdogan après avoir présenté ses condoléances n'a pas pu s'empêcher dans la foulée d'étaler son cynisme par la réflexion : "Vu qu'il y a une communauté arménienne en Turquie, donc il n'y a pas eu de génocide". Côté potentat azéri, on est sur la même longueur d'onde. Après avoir emprisonné le journaliste Rauf Mirkadirov au motif d'espionnage au profit de l'Arménie, le pouvoir vient d'arrêter manu militari Leyla Yunus et son mari Arif Yunus, non comme suspect mais simplement comme témoins dans cette affaire. Ce qui n'a pas empêché

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