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lundi 12 octobre 2015

Turquie : Pourquoi changer ?



 
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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Je ne vous parlerai pas des exactions d’Ilham Aliev, mais d’un autre grand ami de l’Arménie, son mentor et maitre à penser, Recep Tayyip Erdoğan.

L'attentat de Suruç qui avait tué 33 personnes le 20 juillet dernier vient d’être réitéré à Ankara à une échelle plus grande, faisant une centaine de morts et plus de 500 blessés, avec de fortes similitudes dans les deux cas. Plusieurs kamikazes qui se font exploser au milieu d'une foule de sympathisants de la cause kurde.

De nouvelles élections sont prévues le 1er novembre prochain, après l’échec du parti présidentiel AKP, du à l’arrivée au-devant de la scène politique du parti pro-kurde HDP avec 13% des voix. Echec que l’équipe Erdoğan a du mal à digérer. D’où la question : Comment faire pour discréditer le HDP tout en continuant de combattre le PKK.

La méthode douce – dialogue avec la minorité kurde et octroi de quelques libertés, ne fonctionnant pas, vu l’affront du 7 juin dernier qui a vu l’entrée au parlement de 80 députés HDP, les islamistes dits «modérés» sont passés à l’étape suivante. Une première tentative (attentat de Suruç) n’ayant donné les résultats escomptés, une seconde plus importante s’imposait.

Certes, il n’est pas question de commettre soi-même l’attentat, sachant que ce ne sont pas les Djihadistes qui manquent qui en veulent à mort aux Kurdes. Le Daech est redevable envers la Turquie pour sa passivité active et sa posture antikurde lors des combats de Kobané.

Partant du constat que les Occidentaux, Etats-Unis et France en tête, sont prêts à avaler tout cru ce que la Turquie déclare, du moment qu’ils peuvent utiliser les bases turques pour les bombardements sur l’EI, Erdoğan qui tient absolument à s’attribuer des pouvoirs supplémentaires, ne s’est pas gêné pour commanditer l’éradication de quelques dizaines de Kurdes - D’autant que les Ottomans ont une expérience certaine dans  l’élimination physique de minorités gênantes. Pour après déclarer hypocritement trois jours de deuil, comme il y a quelques mois présenter ses condoléances aux Arméniens pour la mort d’un million et demi des leurs.

Donc, on a assisté Samedi au vaudeville du gouvernement Davutoğlu, qui avec le plus grand sérieux n’a pas écarté la piste du PKK comme auteur possible de l’attentat. Malheureusement pour lui, ce qui a plus ou moins marché la première fois avec la piste djihadiste, s’est retourné contre son gouvernement aussi bien par la foule des manifestants que par les observateurs et les analystes.

Toujours est-il que les représailles contre les Kurdes, alors que le PKK venait d’annoncer une trêve, ont repris de plus belles.

Il faudrait peut-être qu’un jour le gouvernement français analyse sérieusement la géopolitique au Moyen-Orient, comme d’ailleurs le conflit du Haut-Karabakh, au lieu de coller aux bêtement aux basques des Etats-Unis et de cibler aveuglément Bachar Al-Assad.

Vu le comportement des va-t-en-guerre Sarkozy et Hollande sur les printemps arabes, je vais finir par regretter Jacques Chirac et son ministre des A.E Dominique Villepin lors de la guerre contre l’Irak.
 

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Traductions – revue de presse

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Arménie

« Il n'y a pas nécessité à déployer des soldats de la paix dans la zone de conflit du Karabakh. Nous sommes en mesure de décourager les provocations azéries,» a déclaré le chef d'état-major des Forces armées de l'Arménie, le colonel général Iouri Khatchadourov.

Il a rappelé que la partie azerbaïdjanaise a utilisé des milliers de missiles et de mines au cours des 15 derniers jours, qui ont explosé dans des établissements civils arméniens situés à 10 km de la ligne de front. Et de souligner :


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ONU

Le président Serge Sarkissian, qui était en visite aux Etats-Unis  pour participer à la 70e session de l'Assemblée Générale des Nations Unies, a eu une réunion avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, après sa prise de parole devant l’AG.

Lors de la réunion, le président a informé son
hôte sur l'état actuel du conflit du Karabakh, sur les problèmes actuels et en particulier les tensions à la frontière arméno-azerbaïdjanais et à la ligne de contact avec le Haut-Karabakh causés par les violations permanentes du cessez-le-feu par l'Azerbaïdjan. Le secrétaire général de l'ONU a exprimé son inquiétude sur les tensions actuelles, soulignant la nécessité d'un règlement par la médiation des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE.

Le secrétaire général a attaché également de l'importance au prochain forum sur les défis mondiaux de maintien de la paix qui se tiendra à Erevan.

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Groupe de Minsk de l’OSCE

Le président Serge Sarkissian a eu une réunion avec les coprésidents du Groupe de Minsk - Igor Popov (Russie), James Warlick (USA) et Pierre Andrieu (France), et le représentant personnel du Président en exercice de l'OSCE Andrzej Kasprzyk.

Les interlocuteurs ont discuté du processus de règlement pacifique du conflit du Karabakh et des préoccupations actuelles, à savoir : l'escalade des tensions à la suite aux
 

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Etats-Unis

«Nous sommes heureux de constater que l'Administration Obama s'associent aux principaux dirigeants du Congrès des deux partis pour soutenir les propositions sensées de maintien de la paix pour le Haut-Karabakh. Ces initiatives de sauvetage soutenu par les Etats-Unis ont longtemps été entérinées par l'Artsakh et l'Arménie, mais – au prix de vies des deux côtés – rejetées par le régime azerbaïdjanais toujours plus agressif et isolé d'Ilham Aliev,» a déclaré
 

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France

«Paris exhorte toutes les parties concernées à s’assurer qu'aucun incidents ne se produisent à la frontière arméno-azerbaïdjanaise. Paris se sent responsable en tant que coprésident du groupe chargé de trouver une solution à ce conflit,» a déclaré le président François Hollande lors d'une conférence de presse à l'ONU.

"Par conséquent, nous faisons des efforts pour continuer notre médiation. Ce n’est pas un secret que je me sois rendu à la fois en Arménie et en Azerbaïdjan il n’y a pas très longtemps pour réitérer la position de la France et appeler toutes les parties à œuvrer à un règlement durable du conflit. La France a un rôle ici, parce que nous sommes l’un des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE, qui vise à trouver une solution à ce conflit. Ce conflit a conduit à de nombreuses victimes pendant la guerre et après la guerre. Donc, nous appelons toutes les parties, tous les États à veiller à ce qu’il n'y ait pas d'autres incidents à la frontière. Nous continuons nos efforts de médiation. Je suis allé en Arménie et en Azerbaïdjan récemment pour faire les mêmes propositions et appeler à une solution durable", a précisé François Hollande.

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Turquie

Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, qui avait déjà déclaré que la diaspora arménienne est aussi la diaspora de la Turquie, a récemment exhorté les Turcs vivant aux États-Unis à combattre activement les efforts de la diaspora arménienne.

Davutoglu, qui participait à la 70e session de l'Assemblée Générale de l'ONU à New York, a également rencontré des représentants d'ONG turques. Il a appelé les personnes présentes à combattre plusieurs groupes de lobbying, et plus particulièrement ceux des Arméniens, des Juifs et des Grecs. Il a également remercié les américano-turcs pour la tenue de rassemblements de soutien de la négation du génocide arménien le 24 Avril dernier.

En marge de la session de l'AG, Davutoglu a rencontré son homologue belge, Charles Michel et a abordé la résolution que le Parlement belge a adoptée à l'occasion du centenaire du génocide arménien. Selon des sources sûres, le Premier ministre belge aurait déclaré que le projet de loi avait uniquement une importance politique, sans conséquences juridiques implicites.
 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, ainsi que de la presse française.

 


 

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