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samedi 29 août 2015

Azerbaïdjan : «No, we can’t»



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé de milles façons : sur le plan diplomatique, par le soudoiement d’officiels, par des violations continuelles du cessez-le-feu accompagnées de morts militaires et civils, par des actes de sabotages et même en abattant un hélicoptère arménien en limite de zone neutre.

Il ne reste pour le potentat et son clan que le déclenchement d’une guerre à grande échelle mais pour cela il faut deux conditions, non remplies actuellement : 1- Que l’ennemi [les Arméniens] répondent crescendo à ses provocations ; 2- Que Moscou ou d’autres le laissent agir à sa guise, d’autant que la Turquie n’est pas disposée par les temps qui courent à s’engager dans une guerre contre l’Arménie, comme elle a failli le faire en 1993.

jeudi 20 août 2015

Ankara-Bakou : comme larrons en foire



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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En général, quand le premier va mal le second n’est pas mieux. Le premier voit les attentats augmenter et son tourisme chuter durement, le second voit ses pertes militaires augmenter et son comportement policier et judiciaire durement critiqué.

Dans les deux cas les critiques viennent essentiellement de l’Union européenne, le premier pour ses timides avancées vers une adhésion qui s’éloigne de plus en plus, le second pour son comportement sur les libertés et plus particulièrement sur les droits de l’homme. Les Etats-Unis, grand défenseur des libertés et donneurs de leçons, ferment hypocritement les yeux sur les ignominies d’Ankara, du moment que ses désirs géostratégiques sont satisfaits. Quant aux frasques de Bakou, l’Oncle Sam n’en a que faire, d’autant que bientôt le voisin iranien occupera de nouveau une place importante sur l’échiquier régional.

dimanche 9 août 2015

Aliev ne dort que d’un œil


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Croire que parce que c’est l’été, l’Azerbaïdjan va diminuer sa pression sur l’Arménie, serait une grave erreur.

Les jeux olympiques européens de Bakou (du 12 au 28 Juin) ont été une parenthèse dans l’agressivité atavique des dirigeants azerbaidjanais. Les TV du monde entier étaient là, ce n’était pas le moment de se faire remarquer par des discours anti-arméniens, belliqueux et revanchards. Par contre, maintenir la tension à la ligne de contact avec le Karabakh, loin des regards indiscrets, c’était plus aisé.

Dupuis la fin des jeux, l’armée azérie s’est rattrapée, avec des pointes de cent cinquante violations par jour, sans doute du au «manque» d’exercices sur les cibles arméniennes. Il y a fort à parier que le mois d’Août ressemble au précédent. Ainsi, pour la semaine qui vient de s’écouler, huit cents violations, représentants 14.000 tirs, ont été relevés.

lundi 3 août 2015

Turquie – Azerbaïdjan : Le maître et l’élève



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Provoquer sans se faire prendre. Pour cela, il faut certaine dose d’audace, une longue habitude de la diplomatie et surtout ne pas hésiter à se salir les mains.

L’avenir du parti majoritaire, au pouvoir en Turquie depuis treize ans, s’est brusquement assombri le soir du 7 juin 2015 quand l’AKP a perdu la majorité absolue au parlement et par la même occasion les rêves super-présidentiels d’Erdoğan. Et à qui  la faute? Aux quatre-vingts députés du HDP. Un parti qui jusqu’à là n’avait aucun élu à la Grande Assemblée nationale, mais l’insupportable vient du fait que c'est un parti pro-kurde qui se veut démocratique, de gauche, proche du peuple, et suprême injure [à l’identité turque] : il défend les minorités.

Comment reprendre le contrôle du pays ?

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