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mercredi 30 septembre 2015

Azerbaïdjan : «Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut entendre»



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Pour ce qui est des positions des uns et des autres, elles sont connues à 99%. Ce qui peut se résumer en une idée maitresse pour chacune des parties en conflit :
-      Soit : Il n’est pas question de céder un pouce de terrain aux Arméniens, que ce soit le Haut-Karabakh et encore moins les sept districts occupés. L’intégrité territoriale et l’intangibilité des frontières priment sur tout.
-      Soit : Il n’est pas question de revenir à la situation d’avant-guerre avec un Haut-Karabakh ayant au mieux un statut de grande autonomie. Le droit à l’autodétermination des peuples est un droit inaliénable.

Probablement comme bon nombre de personnes je serai curieux de savoir ce que disent réellement les coprésidents aux dirigeants lors des rencontres officielles arméno-azerbaidjanais. J’emploie sciemment le mot «réellement», car pour ce qui est des propositions officielles(1), elles sont connues de tout à chacun, mais sont inacceptables en l’état ni par les uns ni par les autres, et évidemment, pas pour les mêmes raisons.

lundi 21 septembre 2015

Quand Ilham fâché, Aliev cracher



 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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S’il y a une chose que les dictateurs n’aiment pas, c’est de se faire tancer par une organisation internationale, en l’occurrence le parlement européen, représentant vingt-huit pays.

C’est vrai qu’en lisant la résolution du 10 septembre du P.E, (13 considérations et 25 recommandations), tout y passe aussi bien la démocratie, que les libertés individuelles ou collectives, ou les droits de l’homme, bref tout ce qui fait les valeurs européennes, avec en prime une réflexion sur le conflit du Karabakh. C’est plus qu’une sévère remontrance mais une mise en demeure en bonne et due forme.

D’où la réaction épidermique des dirigeants azéris. Bakou se retire d’EURONEST, et hormis la poignée d’élus azérophiles la quasi-totalité des parlementaires de l’UE, (soit près de 750 eurodéputés) ont été grey-listés, c'est-à-dire officieusement persona non grata dans le pays. Si l’on ajoute les 400 personnes black-listées, c'est-à-dire officiellement  persona non grata dans le pays, du ministère des Affaires étrangères azéri, il va falloir embaucher du personnel pour gérer tous ces ‘pestiférés’.

lundi 14 septembre 2015

Azerbaïdjan : Terre de tolérance ?


  

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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La fâcheuse habitude des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE - et par voie de conséquence des médiateurs sur le terrain, de ne jamais appeler un chat un chat, et de mettre l’agresseur et l’agressé dans le même sac, le tout enrobé dans une phraséologie diplomatique, implique automatiquement que le fauteur de troubles continue de plus belle.

Dès qu’un voyage des médiateurs dans la région est programmé, ou qu’une entrevue entre les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaidjanais est  annoncée – et je ne parle pas d’une rencontre entre présidents, Ilham Aliev et ses troupes se défoulent sur les Arméniens en logorrhée xénophobe, le tout accompagné d’une augmentation des violations du cessez-le-feu tant à la ligne de contact au Karabakh qu’à la frontière arménienne. L’entrevue Nalbandian-Mammadiarov prévue en marge de l’Assemblée Générale de l’ONU du 15 Septembre ne déroge pas à la règle.

dimanche 6 septembre 2015

Azerbaïdjan : Quand le chat n’est pas là, les souris dansent


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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La devise d’Aliev pourrait se résumer en quelques mots basiques : «Cause toujours, tu m’intéresses». Ce message subliminal s’adresse avant tout au pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE en charge du règlement du conflit du Haut-Karabakh, et par ricochets aux organisations internationales qui s’alignent sur les propositions des médiateurs. Le seul message envoyé en clair à tout un chacun se limite à : «Je compte tout mettre en œuvre [y compris par la force] pour rétablir l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan.»

Quitte à me répéter une fois encore la méthode Coué ne fonctionne pas avec le potentat azéri. Il ne suffit pas de ressasser continuellement les mêmes phrases pour que celles-ci atteignent leur but et changent un tant soit peu le comportement des dirigeants azéris, surtout quand en parallèle les pays coprésidents vendent des armes aux deux parties, histoire de verser un peu d’huile sur le feu.

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