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samedi 26 décembre 2015

Sarkissian-Aliev : Timide arbitrage des médiateurs




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Surtout ne brusquer personne et certainement pas le fauteur de troubles. Le plus important pour les coprésidents du groupe de Minsk, c’est qu’Ilham Aliev participe à des rencontres au sommet et qu’il se retienne de lancer ses troupes contre les Arméniens. Il n’est pas question de contrarier le potentat azéri, pourvoyeur d’énergie et de diverses mannes aux européens. Et surtout on n’ira pas vérifier sur le terrain si Bakou respecte ses engagements sur la non-violation du cessez-le-feu. Quant aux civils tués, quelques larmes de crocodile suffisent, histoire de passer du baume sur le cœur des Arméniens.

Quant à trouver un début de commencement de solution au conflit du Karabakh, c’est peine perdue. Le despote azéri a fait sienne la devise : Ce que Staline a généreusement donné [morceler pour régner] à l’Azerbaïdjan, les Arméniens ne peuvent le reprendre, même si le territoire en question faisait partie de la république d’Arménie. C’est ce que lİlham Heydər oğlu Əliyev appelle l’intangibilité des frontières.

lundi 14 décembre 2015

Turquie-Azerbaïdjan : même combat, même méthode


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Pourquoi se retenir quand en face on a des timorés ?

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan joue sur du velours.

L’Union Européenne le caresse dans le sens du poil, empêtrés qu’elle est avec les réfugiés. Depuis 10 ans la Turquie frappe hypocritement à sa porte sachant pertinent qu’elle n’est pas prête de s’ouvrir. En attendant des milliards d’euros pleuvent sur Ankara que ce soit pour aider à une hypothétique adhésion ou plus récemment pour retenir les réfugiés sur son sol.

vendredi 4 décembre 2015

Un 29 Novembre à Bruxelles


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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On savait que la diplomatie turque savait peser sur les Occidentaux mais de la à ce qu’ils se déculottent devant les successeurs de l’empire ottoman, on ne peut que saluer la performance du Sultan Erdoğan et de son Grand Vizir Davutoğlu.

Malgré un rapport calamiteux de la Commission européenne sur l'élargissement avec la Turquie, sorti en novembre, malgré les manifestations à Istanbul prévues le même jour pour la libération de deux journalistes emprisonnés, malgré le contexte de crise diplomatique avec la Russie, malgré les fortes suspicions d’accointances avec l’Etat islamique, malgré des attentats «djihadistes» ciblant comme par hasard la minorité kurde, l'Union européenne a validé le versement de 3 milliards d'euros dans un fonds spécifique pour la Turquie. Avec l’espoir que cette somme servira effectivement à accueillir correctement les réfugiés syriens.

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