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samedi 30 janvier 2016

Le conflit du Karabakh au Conseil de l’Europe


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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La solution du conflit arméno-azéri a eu une chance d’aboutir il y a environ 15 ans, au lendemain de la rencontre entre Robert Kotcharian et Heydar Aliev en Avril 2001. Malheureusement l’intransigeance de son fils Ilham, basé sur l’intangibilité des frontières, empêche que celui-ci soit résolu.

L’Arménie a toujours déclaré que l’avenir du Haut-Karabakh proprement dit n’est pas négociable et que la zone de sécurité ou zone tampon – c'est-à-dire les sept districts qui entourent ce dernier – l’est. Alors que pour l’Azerbaïdjan, aucun territoire hérité du «charcutage» soviétique n’est négociable et surtout pas le droit à l’autodétermination des peuples, en l’occurrence celui du Haut-Karabakh.

Dans la situation régionale actuelle, les grandes puissances n’admettraient pas qu’une nouvelle guerre éclate, bien que l’idée titille fortement les dirigeants azerbaidjanais.

On se demande alors pourquoi une organisation internationale comme l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe jette de l’huile sur le feu en proposant des projets de résolution du conflit, sachant pertinemment que :
1 - ses résolutions ne seront pas juridiquement contraignantes ;
2 – des médiateurs internationaux (les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE) sont chargés de piloter la résolution du conflit ;

Et je laisse de côté le fait que la Commission des Affaires politiques de l’APCE ait validé des projets de résolution sur le Karabakh, alors que leurs auteurs n’ont consulté que l’une des parties en conflit. Dur dans ces conditions d’avoir une approche neutre avec un texte contrebalancé.

La logique aurait été que l’APCE propose aux coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE en charge du dossier Karabakh, de les assister dans leur travail et non de leur indiquer ce qu’il convient de faire.

Mais voilà, Bakou, conseillé et secondé en cela par Ankara, pratique un travail de sape par des moyens non avouables auprès des Occidentaux. Le premier utilise ses pétrodollars en investissant dans les pays occidentaux ou à défaut en pratiquant la diplomatie du caviar auprès des parlementaires européens ; le second en faisant miroiter sa participation dans la guerre contre Daech et monnayant son adhésion à l’Union européenne.

Toujours est-il que l’Arménie a remporté la manche d’une courte tête, car sur 181 députés seuls 70 ont voté le rejet du projet Karabakh (66 pour et 45 abstentions). Par contre, le problème du réservoir de Sarsang a remporté l’adhésion de la majorité de l’assemblée avec 98 votes pour (71 contre et 40 abstention). Toutefois, il est peu probable que le Karabakh s’exécute en procédant «au retrait immédiat des forces armées arméniennes de la région concernée» comme le stipule la résolution.

On notera au passage que le député Markar Essayan (d'origine arménienne), membre de l’AKP, a voté comme ses amis de la délégation turque pour le retour du Haut-Karabakh au sein de l’Azerbaïdjan. 

Une question reste posée : Si le problème était inverse, à savoir le réservoir de Sarsang resté côté Azerbaïdjan, est-ce que ce dernier aurait permis aux habitants du Karabakh d’être alimenté en eau ?

Quant on voit comment Bakou viole en permanence le cessez-le-feu, permettez-moi d’en douter. Bakou ne tient absolument pas à discuter avec les responsables du Haut-Karabakh, car pour le dictateur Aliev ce sont des terroristes ; au même titre que les responsables kurdes le sont aux yeux d’Erdogan.


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Traductions – revue de presse

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APCE

Le nouveau Président de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, Pedro Argamunt, a ouvert la session d’hiver de l’Assemblée déclarant en substance:

«Le niveau de troubles mondiaux est stupéfiant. Ainsi, au Moyen-Orient, nous assistons à la menace posée par l'État islamique, à la guerre sanglante en Syrie et à l'effondrement d’États comme l'Irak, la Libye et le Yémen. Ici, en Europe, nous sommes confrontés à quatre défis interdépendants qui créent un état de bouleversement constant.

Premièrement, le terrorisme international constitue
 

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OSCE

Le chef de la Mission arménienne auprès de l'OSCE, l'Ambassadeur Armand
Guiragossian a parlé du 9e anniversaire de l'assassinat du journaliste turco-arménien Hrant Dink lors de la réunion du Conseil Permanent de l'OSCE à Vienne le 21 janvier.

L'Ambassadeur partage les attentes du représentant de l'OSCE pour la liberté de la presse, Dunja Mijatović, et que les commanditaires du meurtre seraient traduits en justice, ce qui montre l'importance de

 
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Arménie

Le ministre arménien de la Défense Seyran Ohanian a reçu le représentant personnel du Président en exercice de l'OSCE, l'Ambassadeur Andrzej Kasprzyk. Les parties ont examiné la situation à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan et à la ligne de contact entre les forces armées du Haut-Karabakh et l'Azerbaïdjan.

Le ministre a présenté les récentes provocations de l'Azerbaïdjan et les mesures de rétorsion prises par la partie arménienne. Il a réitéré l'importance de
 
 
 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, et de News.am

 


 

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