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mardi 26 juillet 2016

Turquie : l’ottoman empire


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Il y a une centaine d’années, des centaines de milliers de personnes ont été arrêtées puis déportées au simple fait que c’étaient Arméniens, sous-entendu des ennemis de l’intérieur alliés des Russes.

Le mégalottoman qui dirige la Turquie se calque sur ses ancêtres avec comme motif cette fois-ci qu’il y a des milliers de Turcs, putschistes ou supposés, inféodés à Fethullah Gülen, voulant prendre le pouvoir et l’empêcher de mener à bien ses ambitions. Et pendant que l’on y est, le sultan profite de l’occasion en or qui se présente à lui pour se débarrasser de tous les gêneurs quel que soit leur domaine d’activité, sans oublier les Kurdes – alliés de la coalition, qui se sont pris quelques bombes sur la tête les jours suivants.

Et les Occidents observent, tout en faisant des recommandations, et pour les plus audacieux … des mises en gardes.

Le pays phare de la Démocratie planétaire qui n’hésite pas à appliquer la peine de mort - ce qui au passage lui interdirait de rentrer dans l’UE, s’est bien gardé de toute critique se contentant de demander des preuves tangibles pour extrader le dénommé Gülen. Le Grand-maître de l’OTAN protège son allié fidèle dans la région, et au passage sa base d’Inçirlik qui sert à bombarder l’Etat islamique - EI dont il porte l’entière responsabilité de son avènement en voulant jouer les redresseurs de torts, basé sur des mensonges, en Irak d’abord puis en Syrie.

Le leader européen a réussi là pour personne de l’attendait. Faire voter une loi reconnaissant sa complicité dans le génocide des Arméniens en plein bisbille sur l’accord UE-Turquie des réfugiés ; des Verts d’origine turque faisant campagne pour cette loi au grand dam de Herr-dogan et des trois millions de turco-allemands ; et un ministre des Affaires étrangères qui avec sa casquette de président de l’OSCE met les points sur les I dans le cadre de la résolution du conflit du Karabakh par le groupe de Minsk. Par moment, dire «Deutschland über alles» est bien mérité.

Et la France dans tout ça? Elle continue à lécher le c… de l’Oncle Sam, incapable de mener sa propre politique étrangère depuis 2007, persuadée qu’en abattant Bachar el-Assad et en soutenant les rebelles [au fait qui sont les rebelles ?] la démocratie va être rétablie. Piloté à l’aveugle par le ministre étranger aux Affaires, c’est sûr que le renom de la France au Moyen-Orient n’en ressort grandi. Quant aux Affaires qui secouent le Sud-Caucase, c’est son secrétaire d’Etat qui s’y colle.

 

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Traductions – revue de presse

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Turquie

«La Turquie suspend temporairement la mise en œuvre de ses obligations découlant de la Convention européenne des Droits de l'Homme (CEDH), suite à la déclaration de l’état d'urgence. Les droits et les libertés fondamentales ne seront pas être affectés au cours de cette période,» a déclaré le vice-premier ministre et porte-parole du gouvernement Numan Kurtulmus.

"La France aussi a proclamé l'état d'urgence, ce faisant, elle a
 
Suite

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Russie

«La question de la participation de la Turquie dans le processus de règlement du conflit du Haut-Karabakh dépend de la contribution constructive du pays aux pourparlers de paix,» a déclaré la porte-parole du ministre russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

«La participation de la Turquie dans le règlement du Karabakh - et non pas seulement la Turquie - et dans pratiquement tout autre conflit ne peut
 

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Arménie

«L'Arménie a déjà récolté les bénéfices de la récente tentative de coup d'Etat militaire en Turquie. L’autre facteur positif pour la partie arménienne est que l'armée turque va s’affaiblir davantage, vu le nombre de militaires mis à pied.

La tension s’est atténuée au Karabakh, et cela continuera. La Turquie a été forcée de réduire sa pression [dans le cadre de ce conflit], au moins temporairement. L’instabilité existante dans le pays fera


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Azerbaïdjan

Le Président Ilham Aliev a signé le 3 juin dernier un protocole permettant aux forces armées turques d’utiliser un bâtiment à Gizil Shyarg et l'un des terminaux de l’aéroport militaire.


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Grèce

« La Grèce ne se réconciliera jamais avec l'invasion de Chypre par la Turquie et exige de la Turquie de retirer ses forces d'occupation de ce territoire,» a déclaré le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Kotzias.

"Aujourd'hui c’est le 42ème anniversaire - dans la nuit du 20 au 21 Juillet 1974, de l'invasion de Chypre par la Turquie. Ankara occupe toujours illégalement 37% de Chypre, un pays qui est membre de l'ONU et de l'UE. J’espère qu'il y aura une assez forte décision, universellement acceptable de la question chypriote sur la base des résolutions de l'ONU,» a-t-il souligné.

Depuis 1975, le Secrétaire général de l'ONU effectue sa mission de bons offices, qui vise à inciter les communautés grecque et turque de l'île à coopérer dans le cadre des négociations sur le règlement du problème de Chypre. En 1983, le territoire occupé a été déclaré : République turque de Chypre du Nord, et reconnue uniquement par la Turquie.

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Artsakh

Le 21 Juillet, conformément à l'accord conclu avec les autorités de la RHK, la Mission de l'OSCE a mené une surveillance prévue de la ligne de contact entre les forces armées du Haut-Karabakh et l'Azerbaïdjan, au Nord de Mardakert.

Côté Artsakh, la surveillance a été menée Khristo Christov (Bulgarie) et Simon Tiller (Grande Bretagne).


 

 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de News.az

 



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