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dimanche 16 octobre 2016

Le Haut-Karabakh s’invite à l’APCE



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Du 10 au 14 octobre s’est tenu à Strasbourg la session d’automne de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.  Les sujets principaux portaient essentiellement sur la situation en Turquie et en Ukraine.

Toutefois, on a remarqué que parmi les orateurs de marque, seule la France était représentée par son Président, alors que les autres pays (Allemagne, Estonie, Turquie) l’étaient par leur ministre des Affaires étrangères. Le locataire du quai d’Orsay doit vraiment être étranger aux Affaires ; surtout quand on s’appelle «j’en marque zéro», il ne faut pas s’étonner du peu de victoire de la politique étrangère française. Passons …


Pour en revenir aux sujets abordés, le conflit du Haut-Karabakh qui n’était pas inscrit sur l’ordre du jour, a été plusieurs fois cité, que ce soit par le chef de l’APCE ou celui du Conseil de l’Europe, et bien évidemment par les représentants de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan et de la Turquie. Chacun avançant ses arguments, qu’ils soient pro-Arménie (principe d’autodétermination des peuples) ou pro-Azerbaïdjan (principe d’intégrité territoriale).

Au final, rien de nouveau n’est sorti des quatre jours de réunion, si ce n’est que c’est aux antagonistes de se mettre d’accord. Il est clair que chacun défend son pré carré, et qu’il n’est pas question pour les Européens d’intervenir directement ou indirectement dans le différend arméno-azéri. Tout le monde se repose sur les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, lesquels ont un mandat fondé exclusivement sur des propositions basées sur les normes internationales et les principes d’Helsinki (1).

Aussi, pas question de stigmatiser ou de mettre mal à l’aise qui que soit, et encore moins voter des sanctions, tout au plus quelques remarques anodines et/ou génériques, sauf bien évidemment envers Moscou, la bête noire des Occidentaux. Le va-t-en guerre français se sent pousser des ailes quand il s’agit de renverser des régimes non démocratiques. Mais attention, on ne s’attaque qu’aux mauvais régimes non démocratiques, moins puissantes que la France, les bons régimes (non démocratiques) sont au contraire honorés par elle.

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On savait que l’analyse politique n’était pas une science exacte. Toutefois, on s’attend à ce qu’un politologue ait une approche rationnel des faits et s’appuie sur le comportement et/ou les propos des individus.

Aussi, quel fût mon étonnement de lire les conclusions du sieur Markov (cf. § Russie) qui déclare : «Le gouvernement arménien n'a pas confiance en soi et a peur d'être renversé s’il fait des compromis.»

Quand on écoute les discours des dirigeants azerbaidjanais et qu’on voit le comportement de l’armée azérie sur la ligne de front, la première chose qui vient à l’esprit c’est que le clan Aliev n’a nulle envie de négocier un quelconque compromis et déclare urbi et orbi qu’il récupéra ses terres, c'est-à-dire tout le Karabakh.

Si «confiance» il n’y a pas, ce n’est pas «en soi» mais en l’autre qui depuis des années ne respecte pas le cessez-le-feu et n’a toujours pas appliqué les décisions prises d’un commun accord aux Sommets de Vienne en Mai dernier et à Saint-Pétersbourg en Juin.

Alors, restituer des districts à l’Azerbaïdjan dans ces conditions revient à condamner la population du Haut-Karabakh à de nouvelles exactions et de nouveaux pogroms. Car ce n’est certes pas les pays coprésidents du groupe de Minsk qui enverront des soldats pour protéger la population arménienne, quand on voit comment les minorités (religieuses ou ethniques) sont protégées au Moyen-Orient.



(1) : Déclaration sur les principes régissant les relations entre les États participants (aussi connu comme le « Décalogue ») en 10 points :
- Respect des droits inhérents à la souveraineté
- Non-recours à la menace ou à l’emploi de la force
- Inviolabilité des frontières
- Intégrité territoriale des États
- Règlement pacifique des différends
- Non-intervention dans les affaires intérieures
- Respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales
- Égalité des droits des peuples et droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
- Coopération entre les États
- Exécution de bonne foi des obligations assumées conformément au droit international

La surveillance de ces accords a été confiée à l’ONG - Human Rights Watch.


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Traductions – revue de presse

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APCE

«Le conflit en Ukraine, les conflits en Géorgie, en Moldavie et au Karabakh sont inacceptables,» a déclaré le Président de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, Pedro Agramunt, dans son discours d’ouverture de la session d'automne.

«Les frontières ne peuvent être modifiées unilatéralement ou par la force. Par conséquent, le conflit en Ukraine et l'annexion illégale de la Crimée, les conflits en Géorgie, en République de Moldavie et en Azerbaïdjan sont inacceptables. En tant qu'Européens, nous devons résoudre les conflits qui existent au sein de notre espace de vie commun et la diplomatie parlementaire est un outil approprié pour engager des négociations politiques", a-t-il précisé, et a poursuivi en exprimant 


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Turquie

La Turquie et la Russie ont signé un accord stratégique sur le gazoduc ‘Turkish Stream’ le 10 octobre, lequel transportera du gaz naturel russe vers la Turquie et vers l'Europe en passant sous la mer Noire.

Les présidents Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdoğan ont déclaré leur satisfecit précisant que les ministres et les experts vont continuer les pourparlers bilatéraux après l'accord, qui porteront également sur l'économie, la politique, la défense, le tourisme et 


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Azerbaïdjan

Le Président Ilham Aliev a déclaré que les investissements énergétique de son pays en Turquie atteindrait les 20 milliards $.

«L’Azerbaïdjan et la Turquie ont construit des infrastructures énergétiques, comme des pipelines, afin d'assurer la sécurité énergétique des deux pays. Quotidiennement, la Turquie joue un rôle crucial dans la sécurité énergétique de la région.

La croissance de la prospérité de la Turquie est importante non seulement pour


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Russie

«La Turquie peut jouer un rôle positif dans le règlement du conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan au Haut-Karabakh,» a déclaré le ministre des Affaires étrangères russe, Sergey Lavrov.

"La Turquie peut jouer un rôle positif en assurant le règlement du conflit du Haut-Karabakh et une coopération économique normale dans la région. C’est un facteur important que 





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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.az, de Trend, de APA, de Hurriyet, ainsi que de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.






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