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vendredi 1 septembre 2017

Conflit du Karabakh : A l’Ouest, comme d’ailleurs à l’Est, rien de nouveau.



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Avec le changement du coprésident américain du groupe de Minsk de l’OSCE, certains espèrent que les négociations de paix progresseront, avec comme nouveau pas, une rencontre entre les présidents arménien et azerbaïdjanais Serge Sarkissian et Ilham Aliev. 

Malheureusement, ce n’est pas le changement d’un, voire de plusieurs, médiateur qui apportera des progrès. Depuis que les coprésidents ont fait leur première proposition en Novembre 2007 à Madrid en marge de la réunion ministérielle de l’OSCE, aucune avancée effective n’a été enregistrée.

Au contraire, la situation sur la ligne de front s’est dégradée et plus particulièrement à la ligne de contact entre l’Artsakh et l’Azerbaïdjan. Cette dégradation est due essentiellement à l’arrivée au pouvoir du fils de l’ex-président Heydar Aliev, Ilham Aliev. L’arrivée des pétrodollars lui a tourné la tête, le persuadant qu’avec un achat massif d’armement il gagnerait la nouvelle guerre. 

C’est pourquoi, il n’a jamais validé les propositions des coprésidents, car pour lui, seul compte l’intégrité territoriale, et plus précisément le retour aux frontières de l’ex-RSS d’Azerbaïdjan. De plus, pour Bakou, les négociations ne démarreront réellement que : lorsque les armées arméniennes se retireront des districts entourant le Haut-Karabakh.

Dans ces conditions, que va apporter le changement de médiateur ? Rien. Ce dernier n’a aucune marge de manœuvre car ses actions sont verrouillées par le mandat qui a été donné par l’OSCE aux coprésidents du groupe de Minsk. Il fera comme ses prédécesseurs : empêcher que Bakou déclenche une nouvelle guerre.

Par contre, les Etats que les médiateurs représentent - Etats-Unis, Russie et France, ne sont pas assujettis aux consignes de l’OSCE. C’est à ces derniers qu’il revient de décider du sort de cette région. Ni Trump, ni Poutine n’ont besoin de qui que ce soit pour décider ce qu’il convient à leur politique étrangère. Quant à Macron, c’est loin d’être un dossier prioritaire. Pour ces gens là, la géopolitique prime sur la vie pacifique des peuples.

Aussi, qu’il y ait rencontre ou non entre Sarkissian et Aliev, le statu quo risque de perdurer. Les négociations, si tant est que l’on puisse appeler «négociations» les rencontres Arménie-Azerbaïdjan, ont encore de beaux jours devant elles. C’est toujours mieux que rien.

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Petite oubli, volontaire ou involontaire, du président de la commission de l’Union européenne concernant la paix dans l’UE. Il existe toujours un conflit en cours dans l’UE. La Turquie occupe toujours militairement un bon tiers de l’ile de Chypre depuis 1974, et si effectivement la guerre ne fait pas rage, un accord de paix n’a toujours pas été signé entre les belligérants. Pour parfaire le tout, l’agresseur négocie depuis douze ans pour adhérer à l’UE, et, cerise sur le gâteau, l’UE lui a versé des milliards pour ce faire. 


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Traductions – revue de presse

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Arménie

La réponse du président Serge Sarkissian aux pressions russo-américaines pour reprendre les pourparlers du Karabakh, a été faite plus tôt que prévu.

«L'Arménie et l'UE signeront un accord de partenariat global et renforcé cet automne. Oui, nous allons le signer. Je l'affirme avec confiance car le document a déjà été paraphé. Nous n'avons aucune raison de ne pas le signer,» a déclaré le président Sarkissian lors d'une réunion de questions-réponses avec


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Etats-Unis

Les États-Unis ont annoncé la nomination de M. Andrew Schofer en tant que prochain coprésident des États-Unis du Groupe Minsk de l'OSCE pour le Haut-Karabakh.

«M. Schofer va apporter une vaste expérience de l’Europe et des organisations internationales à ce poste. Plus récemment, il a servi de chargé d'Affaires pour la mission américaine auprès des organisations internationales à Vienne (UNVIE)", a déclaré


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Relations Arménie-Russie

Le président russe Vladimir Poutine a envoyé un message de félicitation à son homologue arménien Serge Sarkissian pour le 20e anniversaire du traité bilatéral sur l'amitié, la coopération et l'entraide judiciaire.

"Le traité de 1997 a marqué le début d'une nouvelle ère dans les relations russo-arméniennes. La signature de cet important document a créé des conditions pour renforcer le dialogue politique et stimuler la coopération commerciale, économique, scientifique et humanitaire, ainsi que 


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Azerbaïdjan

«L'Azerbaïdjan mettra la députée portugaise Rubina Berardo sur sa liste noire pour avoir visité le Haut-Karabakh,» a déclaré le porte-parole du ministère azéri des Affaires étrangères, Hikmat Hajiyev.

En outre, le ministère des Affaires étrangères a convoqué le chargé d'Affaires du Portugal concernant


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Relations Turquie-UE

«La Turquie s’éloigne de l’UE. Elle est entièrement responsable de la panne des négociations d'adhésion à l'UE. Le président Recep Tayyip Erdogan doit officiellement déclarer si oui ou non la Turquie compte s’efforcer de rejoindre l'UE,» a déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à la conférence annuelle des ambassadeurs de l'UE à Bruxelles.

«Je soupçonne le président Erdoğan d’espérer que





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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am et de News.az






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