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lundi 13 novembre 2017

Haut-Karabakh : La pomme de discordes



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Créé en 1992 en pleine guerre arméno-azérie, le groupe de Minsk de l’OSCE (anciennement CSCE) n’a réellement fonctionné qu’à partir de 1997, date de la mise en place effective des trois coprésidents. Par contre, l’horloge des négociations de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ne s’est en fait jamais mise en marche.

Qui dit négociations, dit échanges, dit compromis. Si avec le président Heydar Aliev, l’horloge a donné l’impression qu’elle avançait quelque peu, l’arrivée au pouvoir en 2003 de son rejeton Ilham a sérieusement grippé le mécanisme. Le point d’orgue a été atteint à Madrid en Novembre 2009 lorsque les médiateurs – américain, russe et français, du groupe de Minsk de l’OSCE ont proposé les principes de base dans lesquels était inscrit noir sur blanc le droit à l’autodétermination du Haut-Karabakh. C’en était trop pour le dictateur qui après avoir vu la perte de 17% de son territoire, allait subir l’amputation définitive et légale du Haut-Karabakh.

L’Azerbaïdjan rechigne à accepter comme un tout les propositions des coprésidents, retenant essentiellement la notion d’intégrité territoriale, c'est-à-dire le retour à la superficie d’avant guerre. Quant à parler d’indépendance, il n’en est pas question ! Tout au plus une «très grande» autonomie, et le choix du statut définitif passe à la trappe. Depuis, Bakou s’arcboute sur toutes les résolutions antérieures, c'est-à-dire celles prises au plus fort de la guerre 92-94 par des organisations internationales y compris par le conseil de sécurité de l’ONU. Et comme les négociations piétinent, les dirigeants azéris font la sourde oreille aux propos des médiateurs, et harcellent continuellement les troupes arméniennes et occasionnellement les civils.

Le clan Aliev, assis sur ses milliards de pétrodollars, oublie volontairement que la situation en 2017 n’est plus celle des années de guerre, et que les résolutions de l’époque ont laissé place aux propositions des médiateurs (trois principes de base et six éléments principaux), lesquelles ont été agrées par toutes les organisations internationales, à commencer par l’ONU ; donc, annulent et remplacent les anciennes. Réitérer partout les quatre résolutions du conseil de sécurité onusien de 1994 revient à des coups d’épée dans l’eau. C’est comme si Chypre passait son temps à rappeler les résolutions prises par le Conseil de Sécurité lors de l’invasion de l’ile par la Turquie, ou toutes celles prises en faveur des Arabes lors de la guerre avec Israël.

Il ne faut pas oublier un autre acteur important dans cette guerre larvée même s’il se fait discret : la Turquie. Dès le début de la guerre, Ankara a essayé d’intervenir pour porter secours à son petit frère azéri en amassant quatre divisions à la frontière avec l’Arménie. Si l’OTAN n’était pas intervenue les forces turques franchissaient l’Araxe pour foncer vers Erevan ; et régler par la même occasion le contentieux séculaire. Par solidarité, le gouvernement turc a fermé sa frontière arménienne et renforcé ainsi le blocus lancé par Bakou. Blocus qui ne sera levé qu’avec l’accord Aliev. En attendant toutes les occasions sont bonnes pour dénigrer l’Arménie sur la scène internationale, et le clan Aliev choie le grand frère Erdogan avec ses richesses souterraines, plus quelques milliards d’investissements.

La résolution repose en pratique à la réponse aux deux questions suivantes : Bakou va-t-il accepter ou non de perdre le Haut-Karabakh quitte à se lancer dans une nouvelle guerre ? Et pendant combien de temps le camarade Poutine va-t-il laisser les antagonistes s’écharper, tout en versant de l’huile (des armes) sur le feu ?



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Traductions – revue de presse

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Arménie

Le président de l'Assemblée nationale d'Arménie, Ara Babloyan, a reçu lundi 6 Novembre l'ambassadeur de France, Jonathan Lacôte.

Tout d'abord, le président du Parlement a souligné le haut niveau des relations entre l'Arménie et la France, et a souhaité un travail productif au nouvel ambassadeur. En outre, Babloyan a salué le rôle de la France, en tant que coprésidente du Groupe de Minsk de l'OSCE, dans la 


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Relations Arménie-Israël

Le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, en visite officielle en Israël, a rencontré lundi le président de la Knesset israélien Yuli-Yoel Edelstein.

Edelstein a souligné que la Knesset est prête à fournir toute l'assistance dans le développement global des relations avec l'Arménie amie.

E. Nalbandian, pour sa part, a transmis les salutations et les bons vœux du président de l'Assemblée nationale d'Arménie, ainsi que


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OSCE

Le 8 novembre, conformément aux accords conclus avec les autorités de la République d'Artsakh (RA), la Mission de l'OSCE a effectué un suivi planifié de la ligne de contact entre les forces armées d'Artsakh et d'Azerbaïdjan.

Côté RA, le suivi a été conduit par Ghenadie Petrica (Moldovie) et Ognjen Jovic (Bosnie-Herzégovine), au Nord de Mardakert.

Côté Azerbaïdjan, ce sont 


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AP-OSCE

Le nouveau président de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE, George Tsereteli, et Pia Kjaersgaard, présidente du Parlement danois, ont discuté de la question des conflits prolongés dans l'espace de l'OSCE.

Lors de sa première réunion bilatérale en tant que président de l'AP-OSCE, Tsereteli a réfléchi avec Kjaersgaard aux défis dans l'espace de l'OSCE et aux contributions du Danemark à l'AP-OSCE.

Tsereteli a exprimé sa gratitude au Parlement danois, qui, en tant qu'hôte du Secrétariat international de l'AP-OSCE, en fait le plus grand


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APCE

Le Premier ministre, Karen Karapetian, a reçu les membres de la Commission de suivi de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, les co-rapporteurs Alan Meale et Giuseppe Galati.

Le Premier ministre a souligné l'importance des visites régulières des co-rapporteurs en Arménie, qui permettent de discuter des réformes en cours et du respect par l'Arménie de ses engagements.

"Depuis son adhésion au Conseil de l'Europe, l'Arménie participe activement aux travaux du Conseil de l'Europe et de ses différents organes. Nous apprécions hautement notre coopération et sommes


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Etats-Unis

Les États-Unis réitèrent leur ferme soutien aux travaux des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE et apprécient leur engagement indéfectible avec les parties pour faire progresser le règlement pacifique du conflit du Haut-Karabakh.

"Les Etats-Unis se félicitent de la déclaration conjointe des Présidents arménien et azerbaïdjanais à l'issue du sommet du 16 octobre organisé par les coprésidents du Groupe de Minsk à Genève. Ce sommet a été un signal important montrant que les parties sont prêtes à s'engager de nouveau dans des négociations de bonne foi. Nous sommes heureux que


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Azerbaïdjan

«La partie azerbaïdjanaise a fait à plusieurs reprises des déclarations sur l'activité du groupe de Minsk de l'OSCE et a exprimé son mécontentement. La société azerbaïdjanaise ne fait pas confiance au Groupe de Minsk de l'OSCE et à ceux qui le dirigent.

Personne ne pense que ces pourparlers auront des résultats, surtout quand la politique d'imitation de l'Arménie continue,» a déclaré le député azéri et vice-président de l'AP-OSCE, Azay Guliyev.

«L’espoir d'un règlement pacifique du conflit n'augmentera que s'il est à l'ordre du jour des dirigeants des pays coprésident le Groupe de Minsk, que s'ils sont personnellement intéressés par un






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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Today.az, de News.azdu Minist AE Arménie, de l’OSCE, et de l’APCE




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