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dimanche 3 décembre 2017

Partenariat oriental (suite)



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Partout où il s’agit de contrer la politique russe, l’Union européenne pousse ses pions pour attirer à elle les six pays du partenariat de l'Est avec des accords alléchants. Ainsi, les accords d’association ont déjà capté trois des six pays du partenariat de l’Est : l’Ukraine, la Géorgie et très bientôt la Moldavie.

Les libertés fondamentales universelles, l'État de droit et les droits de l'homme demeureront essentielles pour la définition de la future politique de l'UE à l'égard de la Biélorussie et de l’Azerbaïdjan. En attendant ce moment improbable avec les dirigeants actuels, l’UE resserre ses liens avec Bakou essentiellement dans le domaine énergétique et le transport.

Tout le monde s’est félicité de l’accord de partenariat global et élargi entre l’Arménie et l’Union européenne, accord qui ne prévoit pas de zone de libre-échange approfondie vu qu’Erevan est également membre de l’Union économique eurasienne. Dans les conditions actuelles signer un accord d’association est impossible, toutefois, il existe encore des domaines améliorables tels que le transport aérien ou le régime des visas.

Pousser plus avant ses pions devient de plus en plus compliqué pour Bruxelles car cela reviendrait à se trouver directement face à face avec Moscou. L’UE a eu beau nommer un nouveau représentant spécial pour le Caucase du Sud et le conflit en Géorgie, il lui sera très difficile, pour ne pas dire impossible, d’adoucir la position de la Russie sur l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, et encore moins faire restituer ces territoires à la Géorgie. Tout aussi difficile d’ailleurs de faire changer l’alliance stratégique Erevan-Moscou, cela reviendrait à dénuder l’Arménie face à la Turquie et à l’Azerbaïdjan. Ce ne sont pas les «troupes» de l’UE qui viendraient aider Erevan si l’envie venait à Erdoğan de s’en prendre à l’Arménie. Force est de constater que seul le parapluie russe sera efficace en cas d'attaque coordonnée contre l'Arménie.

Quant aux négociations de paix concernant le conflit du Karabakh, Bruxelles se repose entièrement sur les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. La France, à l’inverse des Etats-Unis et de la Russie, représente en fait l’UE au sein de ce groupe, et non sa propre vision géopolitique, si tant est qu’elle en ait une dans cette région. Ce n’est pas le nouveau président, très pro-européen et pro-américain, qui changera quoi que ce soit à la position française sur ce dossier, se contentant de se cacher derrière de belles phrases.

Mais ne soyons pas aussi sévère envers Paris, car outre-Atlantique, le chef de la Maison Blanche n’a strictement rien à faire du Caucase en général et du Haut-Karabakh en particulier. L’isolationnisme déclaré de Donald Trump implique que c’est toujours Moscou qui gardera la haute main sur les négociations de paix. Par contre, l’ex-homme d'affaires et ex-animateur de télévision sait très bien où se trouve l’Azerbaïdjan et les affaires que l’on peut y traiter.

Le camarade Poutine a encore de beaux jours devant lui pour manipuler les antagonistes caucasiens.



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Traductions – revue de presse

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Arménie

«Cet accord de partenariat global et élargi entre l'Arménie et l'Union européenne n'est dirigé contre aucun tiers. En outre, plusieurs éléments de l'accord seront bénéfiques pour d'autres partenaires de l'Arménie,» a déclaré le chef de la délégation de l'UE en Arménie, l'ambassadeur Piotr Switalski.

"L'Union européenne ne poursuit aucun objectif égoïste. En négociant cet accord, nous n'avons pas pensé à nous seuls. Par conséquent, si cet accord est bien appliqué, s'il apporte les changements souhaités en termes de gouvernance, institutions, économie, concurrence, commerce, énergie, transport, contacts interpersonnels, nous n'avons pas l'intention de monopoliser les avantages.

Nous cherchons maintenant à faire


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OTSC

Le Président Serge Sarkissian a assisté à la session ordinaire du Conseil de sécurité collective de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC). La réunion a commencé par un format restreint et s'est poursuivie par une session plénière avec la participation des délégations officielles.

Les Présidents ont discuté de l'ensemble des mesures visant à développer davantage l'Organisation.

L’ordre du jour comportait également des discussions sur


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Azerbaïdjan

«Bakou n'a pas approuvé la nomination de Georgy Zuev en tant qu'ambassadeur de Russie en Azerbaïdjan.

Selon les règles des relations diplomatiques, avant la nomination d'un ambassadeur, la partie hôte est priée de donner son consentement préalable à la remise des pouvoirs.

L'Azerbaïdjan refuse d’agréer Monsieur Zuev en raison de


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Parlement européen

Interrogé sur la question de savoir si le nouvel accord est un changement crucial dans les relations entre l'UE et l'Arménie, le député européen Frank Engel a déclaré :

«Un nouvel accord de partenariat global et renforcé signé entre l'Arménie et l'UE montre que l'UE et l'Union eurasienne ne sont pas des structures ennemies mais des alternatives dont le contenu pourrait même se chevaucher.

Cela prouve la volonté des deux parties de s'engager ensemble dans un partenariat structurel et stratégique.

Cela souligne également les perspectives européennes de l'Arménie, qui ne doit pas s'emmêler dans un réseau purement russe d'alliances sectorielles.

M. Engel a décrit le programme du partenariat oriental comme un partenariat entre l'UE et six États d'Europe de l'Est appartenant au même continent et à la même civilisation.

"Cependant, je ne pense pas que l'UE doive envisager de nouveaux élargissements à l'heure actuelle. Ce n'est pas une exclusion pour l'avenir, mais plutôt une mise au point de l'ordre du jour pour le présent. Seule une UE plus radicalement capable d'agir, également sur des questions extérieures, pourra éventuellement accueillir de nouveaux membres", a-t-il ajouté.

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Turquie

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a reçu les co-présidents du groupe de Minsk de l’OSCE – les ambassadeurs Igor Popov, Stephane Visconti, et Andrzej Kasprzyk, accompagnés par l'ambassadeur Andrzej Kasprzyk, représentant personnel du président en exercice de l'OSCE.

Lors de la rencontre, le ministre a réitéré le soutien de la Turquie au processus de Minsk.

«La Turquie poursuit ses efforts pour que le conflit du Haut-Karabakh soit résolu et que les territoires occupés de l'Azerbaïdjan soient libérés. De ce point de vue, les présidents de la Turquie et l'Azerbaïdjan sont en contact permanent,» avait déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu lors de la conférence de presse conjointe avec ses homologues azerbaïdjanais et pakistanais à Bakou le 30 novembre.

Il a rappelé les propos tenus par le président turc Recep Tayyip Erdoğan lors d'une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine : "Erdogan a déclaré que si la Russie est décidée, cette question sera résolue et cette initiative sera soutenue par la Turquie. Nous soutenons toutes les formules adaptées à l'Azerbaïdjan.


()… Nous avons rencontré les coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE à Ankara le 29 Novembre. Lors de la rencontre, la partie turque a appelé les membres à être plus actifs et plus sincères", a-t-il ajouté.

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AP-OCEMN

L’Assemblée parlementaire de l'Organisation de coopération économique de la mer Noire (AP-OCEMN) s’est réunie à Kiev pour sa 50ème session plénière.

Les chefs de délégation se sont rencontrés sans la participation du délégué arménien et ont adopté un amendement à l'une des dispositions de la déclaration finale relative aux conflits existants. L’amendement soumis par la délégation ukrainienne a été pris en compte lors du vote pour la déclaration finale.

La cheffe de la délégation ukrainienne, vice-président de l’AP-OCEMN Liudmyla Denisova, a





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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de News.az







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