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dimanche 4 février 2018

Fin du voyage en France de Serge Sarkissian



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Après Paris, le président Serge Sarkissian s’est rendu à Strasbourg. Si la première étape était essentiellement consacrée aux relations entre l’Arménie et la France, la seconde, était de présenter la politique de l’Arménie aux Européens, d’abord devant les parlementaires du Conseil de l’Europe, puis devant les juristes des droits de l’homme.

Il a clarifié la position de l’Arménie concernant les relations avec la Turquie, lesquelles sont dans une impasse depuis 2009, date de la signature des protocoles en grande pompe à Lausanne. Ses déclarations ne sont pas nouvelles, elles reprennent celles faites en fin d’année devant les corps constitués d’Arménie, explicitant le pourquoi du blocage des relations avec la Turquie et le manque de progrès des négociations de paix avec l’Azerbaïdjan.


Que ce soit Ankara ou Bakou, ils ne sont absolument pas intéressés de voir une Arménie leur faire de l’ombre. Si économiquement parlant Erevan ne pèse pas lourd face à ces deux pays frères, politiquement parlant les Arméniens, qu’ils soient nationaux ou diasporiques, restent une épine dans leur pied face à la communauté internationale.

() Dans le conflit du Haut-Karabakh, les médiateurs restent très prudents de peur que le potentat azéri ne prenne la mouche et se jette sur l’Artsakh, déclenchant une nouvelle guerre avec l’Arménie. Jouer profil bas en s’appuyant sur la méthode Coué peut durer longtemps. Il est malheureux de dire, mais l’UE n’est plus ce qu’elle était. A 28 il est très difficile de prendre des décisions importantes. Pire, par moment elle a la mémoire courte, pour ne pas dire sélective. Rappelons qu’en Janvier 1989, c'est-à-dire au début des événements du Karabakh, le parlement européen qui regroupait alors 12 pays (dont la France), a désigné le Haut-Karabakh comme une région «arbitrairement donnée par Staline à l'Azerbaïdjan» puis a conclu que «le conflit qui se déroule actuellement est en grande partie le résultat de la division du territoire imposé par Lénine en Transcaucasie et en particulier l'intégration forcée du Haut-Karabagh à l’Azerbaïdjan en 1923.»

() La Turquie jouit d’une situation favorable, avec une Syrie désorganisée, une Russie qui lui fait les yeux doux pour contrer l’influence occidentale, une Union européenne empêtrée dans ses contradictions et incapable de parler d’une seule voix, quant aux Etats-Unis, si les relations ne sont pas glaciales, elles se sont fortement rafraichies. Restent comme alliés sûres des pays musulmans, mais comme toute solidarité religieuse, elle a ses limites. Alors pourquoi se gêner ?

1- régler ses problèmes intérieurs en emprisonnant à tour de bras les opposants de tous poils et de tous horizons, sous des prétextes fallacieux de putschistes pro-Gülen. 2- sur les fronts externes, en envahissant la Syrie pour mettre au pas sa bête noire – les Kurdes, lesquels pourraient déstabiliser le régime turc en créant des régions autonomes, ou pire un état kurde à ses frontières.

Dans les deux cas, la communauté internationale s’est contentée d’élever la voix, mais sans plus, de peur de voir déferler des vagues de migrants.



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Traductions – revue de presse


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Serge en visite à Strasbourg

«Nous ne comprenons pas vraiment la demande de la partie turque sur ce qu’il y a lieu de faire pour prendre des mesures de normalisation des relations,» a déclaré le président arménien Serge Sarkissian à la session d'hiver de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

Il a rappelé qu'après son arrivée au pouvoir en 2008, c’est lui qui avait lancé officiellement les pourparlers arméno-turcs.

"Il y a eu une série de rencontres entre moi et le président turc, les négociations se sont poursuivies intensivement, et 


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Arménie

«Pendant dix ans, l'Arménie s'est engagée dans le processus de normalisation et les accords conclus. L'Arménie se prononcera clairement sur les protocoles arméno-turcs dans les délais annoncés par le président Serge Sarkissian", a déclaré le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian lors d'une conférence de presse.

"C'est la Turquie qui a refusé de mettre en œuvre les accords. Alors que la communauté internationale avait l'habitude de dire que la balle était dans le camp de la Turquie, aujourd'hui nous pouvons 


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Artsakh

Le 24 janvier, le ministre des Affaires étrangères de la République d'Artsakh, Massis Mayilian, a reçu le chef du Bureau du Représentant personnel du président en exercice de l'OSCE, l'Ambassadeur Andrzej Kasprzyk.

Les discussions ont porté sur la situation à la ligne de contact entre les forces armées de l'Artsakh et celles de l'Azerbaïdjan. Le Ministre arménien a indiqué que le calme relatif à la frontière était plutôt conjoncturel, comme en témoigne le fait que depuis début janvier, les violations du régime de cessez-le-feu par la partie azerbaïdjanaise continuent.

Ceci dit, il a 


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APCE

La députée de la délégation arménienne de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, Naïra Zohrabian, a pris la parole lors de la discussion d'un rapport sur la protection des enfants en temps de conflit présenté par le député azerbaïdjanais Sevinj Fataliyeva.

Elle a informé les membres de l'APCE sur la politique arménophobe de l'Azerbaïdjan et a exhorté Fataliyeva d’avoir le courage politique d'accepter que la haine envers l'Arménie est une politique d'Etat en Azerbaïdjan.

"Nous discutons d'une question très sensible et importante de la protection des enfants contre les conflits armés. Aujourd'hui, nous avons


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Russie

Interrogée pour savoir si la Russie allait s'impliquer plus activement dans le règlement du conflit du Karabakh en 2018 en tant que coprésident du Groupe de Minsk de l'OSCE, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré :

"Il est nécessaire d'améliorer l'efficacité plutôt que l'intensité. Je pense que c'est ce que tout le monde va faire."

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Turquie

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a réagi aux déclarations du président Emmanuel Macron sur le génocide arménien.

S'exprimant lors d'un dîner avec le Conseil de Coordination du Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes en France (CCAF), le président Macron a déclaré qu'il ajouterait la Journée du Souvenir du Génocide Arménien au calendrier français et porterait la loi pénalisant le déni du génocide au parlement ; ajoutant que «La lutte pour la justice et la reconnaissance est notre combat."

Et comme cela ne suffisait pas, le président a




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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.azde Zamanfrance, de Hurriyet, et de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe,


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