L’Arménie et l’armistice de 11 novembre 1918




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Même si l’Arménie n’a pas pris part aux combats qui ont débouché sur la victoire des Alliés en 1918, il n’en demeure pas moins qu’elle ait participé à l’un des traités qui ont suivis la défaite de l’Allemagne et de son allié l’empire ottoman. D’où la présence du premier ministre Nigol Pachinian aux commémorations à Paris.

Si l’on peut admettre la présence de la Chancelière Angela Merkel au côté du président Macron - après tout l’Allemagne a fait son mea culpa aussi bien pour la première guerre mondiale et surtout pour la seconde, il en va tout autrement de la présence du président turc Recep Tayyip Erdoğan, digne successeur de l’empire ottoman et fier de l’être. 

Non seulement il n’y a aucun regret pour les massacres perpétrés par ses ancêtres sur les minorités chrétiennes, profitant du fait que l’Europe s’entredéchirait, mais le nouveau dirigeant de l’époque, Mustapha Kemal, n’a pas admis la défaite de son pays et a tout fait pour rendre caduque le traité de Sèvres (Aout 1920), à l’inverse de son mentor politique vis-à-vis du traité de Versailles.

Je vous engage à lire le chapitre 10, intitulé «Les accords séparés de Londres et le traité turco-russe de Moscou», tiré de l’ouvrage d’André Mandelstam : «La Société des Nations et les Puissances devant le PROBLÈME ARMÉNIEN». Vous comprendrez comment l’homme fort de l’empire ottoman agonisant a transformé la défaite de son pays en victoire avec l’aval des Alliés, pour aboutir au traité de Lausanne (Juillet 1923), le dernier acte clôturant la première guerre mondiale ; et enterrer au passage la question arménienne.

Il est vrai que le président Macron ne veut fâcher personne et surtout pas les chefs d’état – qu’ils soient despotes, autocrates et/ou oppresseurs, surtout si le commerce avec ces pays est florissant, suivez mon regard. Certes, il ne faut pas générer des clivages ou approfondir ceux existants, mais de là à fouler aux pieds les valeurs démocratiques mis en avant par l’Union européenne, l’écart est grand.

La communauté arménienne de France s’est dite choquée de voir le président d’un état négationniste pérorer aux côtés de gens respectables, et ce quelques jours après qu’un de ses élus d’origine arménienne soit allé se pavaner auprès de l’ambassadeur de Turquie dans le cadre des festivité du 95ème anniversaire de la république turque.

Sans doute voulait-il féliciter le représentant de l’état turc en France de persister à nier le génocide d’un million et demi d’Arméniens, d’avoir pillé leurs biens et leurs avoirs, de maintenir le blocus de l’Arménie depuis 25 ans, tout en aidant ses frères Azéris à combattre l’Arménie.


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Traductions – revue de presse

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Arménie

«La 25e session du Conseil ministériel de l'OSCE se tiendra à Milan les 6 et 7 décembre, avec la participation du ministre par intérim des Affaires étrangères, Zohrab Mnatsakanian,» a annoncé la porte-parole du gouvernement, Anna Naghdalian.

La réunion donnera aux États participants de l'OSCE l'occasion d'examiner et d'évaluer les activités de l'Organisation et de


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OSCE

«Les États-Unis soutiennent les efforts visant à établir la confiance entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan et à élargir le dialogue» a déclaré le chef adjoint par intérim de la Mission des États-Unis auprès de l'OSCE, Gregory Macris, lors de la session du Conseil permanent de l'OSCE.

«Les États-Unis accueillent les coprésidents du groupe de Minsk, ainsi que le représentant personnel de la présidence, au Conseil permanent. En tant que pays coprésident, les États-Unis réitèrent leur ferme soutien à votre travail et nous vous remercions de votre engagement sans faille auprès 


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OTSC

Le ministre par intérim des Affaires étrangères, Zohrab Mnatsakanian, a participé à la session conjointe du conseil des ministres des Affaires étrangères, du conseil des ministres de la Défense et du Conseil de sécurité collective de l'Organisation du Traité de sécurité collective à Astana (Kazakhstan).

L'ordre du jour de la session comprenait une coopération dans le cadre de l'OTSC et des questions relatives à la combinaison de politiques étrangères des États membres sur la scène internationale, ainsi que


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Union européenne

«L'Union européenne espère pouvoir engager dès que possible des pourparlers de fond sur le conflit du Haut-Karabakh,» a déclaré le représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud, Toivo Klaar.

«L’UE se félicite de la diminution actuelle de la tension sur le terrain et de l'attitude constructive des dirigeants azerbaïdjanais et arménien. Elle espère que cela sera accompagné de négociations concrètes et approfondies dès que possible, dans le but de progresser vers un règlement pacifique du conflit sur la base de compromis mutuels", a ajouté M. Klaar.

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Artsakh

«Les autorités du Haut-Karabakh ne se sont jamais opposées au retour et à l'échange de citoyens sur le territoire de l'adversaire,» a déclaré le porte-parole du président du Haut-Karabakh, David Babayan.

Son commentaire a été formulé en réponse à la demande de la presse arménienne de commenter la déclaration faite par un responsable azerbaïdjanais, qui a déclaré


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Azerbaïdjan

Le directeur adjoint du département des Affaires étrangères de l'administration présidentielle azerbaïdjanaise, Hikmet Hajiyev, a fait le point sur la politique étrangère de l’Azerbaïdjan ; extraits :

()… L'Arabie saoudite n'a aucun lien avec l'Arménie en raison de l'occupation et de la politique d'agression menée par ce pays envers l'Azerbaïdjan.

()… L’UE est l’un des partenaires importants de l’Azerbaïdjan et, en tant que tel, les représentants européens ont déclaré 





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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de News.az