lundi 9 décembre 2019

Haut-Karabakh : Bakou enfonce le clou



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Alors que l’OSCE, qui est en charge de la résolution du conflit du Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan à travers le groupe de Minsk, se démène proposant diverses solutions et/ou pistes de travail, Bakou campe sur ses positions et les rejette systématiquement, n’en retenant qu’une seule : sa sacro-sainte intégrité territoriale.

Pour ce faire, il s’appuie exclusivement sur les quatre résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU(1) prises en 1993 au plus fort de la guerre arméno-azerbaïdjanaise – résolutions non reprises par les médiateurs, ainsi que sur certaines normes et principes du droit international figurant dans l’Acte final d’Helsinki(2). Faisant fi non seulement des propositions des pays coprésidents(3), et donc de l’OSCE, mais gardant uniquement des Accords d’Helsinki les 2-3 points qui l’intéresse.

Lors du Conseil ministériel de l'OSCE à Bratislava, l’Azerbaïdjan a confirmé sa totale opposition au droit à l’autodétermination de la population arménienne. Tout au plus, les Arméniens (du moins ce qu’il en restera) et les centaines de milliers d’Azerbaidjanais qui auront regagnés leur foyer (qui va vérifier ?), décideront du type de statut d’autonomie dans un futur éloigné. Ce qui veut dire que le Haut-Karabakh n’aura même pas un statut de région autonome - ce dont il disposait du temps de l’Union soviétique, mais se contentera d’être un district lambda, noyé dans un océan d’Azerbaidjanais et dont la sécurité sera assuré par les services azerbaïdjanais !

Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que l’avenir des Arméniens du Haut-Karabakh sera pire que sombre ; cela revient purement et simplement à leur disparition, une épuration éthique soft. Le rêve secret de tout dirigeant turc, qu’il soit Ottoman ou Azéri.

Les déclarations du ministre arménien des Affaires étrangères lors du Conseil ministériel de l'OSCE, sont bien évidemment diamétralement opposées. Il n’y a même pas un début de commencement de point commun. Un même ‘mot’ ayant une signification différente entre les parties.

Face à cette quadrature du cercle – intégrité territoriale vs droit à l’autodétermination, les médiateurs ont mis toutes leurs forces à faire adopter par les parties des mesures concrètes d’ordre humanitaire et de sécurité, éviter que la situation se dégrade, laissant provisoirement de côté le problème de fond : le devenir du Haut-Karabakh.

Mais même là, il devient très difficile de faire évoluer le processus de règlement du conflit. Les décisions prises lors des Sommets entre dirigeants azerbaïdjanais et arméniens sont peu, ou pas appliquées. Tant et si bien qu’elles sont répétées d’une réunion à l’autre.

On notera toutefois que les pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE ont d’autres soucis que de mettre tout leur poids dans la balance pour ramener à la raison l’empêcheur de tourner en rond. Il faut bien que les affaires se fassent … .




(1) L’ONU a adopté 4 résolutions concernant le conflit du Karabakh :
-résolution 822 (30 avril 1993) ;
-résolution 853 (29 juillet 1993) ;
-résolution 874 (14 octobre 1993) ;
-résolution 884 (12 novembre 1993).


(2) Déclaration sur les principes régissant les relations entre les États participants (en 10 points aussi connu comme le «Décalogue») :
- Respect des droits inhérents à la souveraineté
- Non-recours à la menace ou à l’emploi de la force
- Inviolabilité des frontières
- Intégrité territoriale des États
- Règlement pacifique des différends
- Non-intervention dans les affaires intérieures
- Respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales
- Égalité des droits des peuples et droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
- Coopération entre les États
- Exécution de bonne foi des obligations assumées conformément au droit international


(3) Trois principes de base :
- Intégrité territoriale ;
 - Non usage de la force ou de la menace d’usage de la force ;
 - Égalité des droits et autodétermination des peuples.
Et six éléments principaux (qui sont en fait les six points de la première mouture) :
- Retour des territoires entourant le Haut-Karabakh sous contrôle azerbaïdjanais
- Un statut pour le Haut-Karabakh en prévoyant des garanties pour la sécurité et l'auto-gouvernance
- Un couloir reliant l'Arménie au Haut-Karabakh
- Une détermination dans le futur du statut juridique définitif du Haut-Karabakh par le biais d'une expression juridiquement contraignante d’un référendum
- Le droit pour les toutes les personnes déplacées et/ou des réfugiés à retourner dans leurs anciens lieux de résidence
- Une garantie de sécurité internationale incluant une opération de maintien de la paix.



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Traductions – revue de presse

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.amde News.az, et de l’OSCE.

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OSCE

En vue de préparer la réunion suivante, le ministre arménien des Affaires étrangères, Zohrab Mnatsakanian, a rencontré les coprésidents du Groupe de l'OSCE, Igor Popov (Russie), Stefan Visconti (France) et Andrew Shoffer (États-Unis), ainsi que Andrzej Kasprzyk, représentant personnel du président en exercice de l'OSCE.
 
La réunion a eu lieu en marge de la 26e Conférence ministérielle de l'OSCE à Bratislava (Slovaquie).

Dans le contexte des derniers développements et du processus de règlement pacifique du conflit du Haut-Karabakh, il a souligné qu'


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Arménie

Le Premier ministre Nigol Pachinian a discuté du règlement du conflit du Haut-Karabakh avec les ministres des Affaires étrangères d’Arménie et d’Artsakh (Karabakh), Zohrab Mnatsakanian et Massis Mayilian à Erevan.

La réunion s'est concentrée sur les questions de coopération entre l'Arménie et l'Artsakh dans le contexte du processus de règlement du conflit.

Les parties ont souligné qu'il 


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Azerbaïdjan

Les ministres des Affaires étrangères d'Azerbaïdjan et de Russie, Elmar Mammadyarov et Sergueï Lavrov, se sont entretenus en tête-à-tête à Bakou.

Les discussions ont porté sur des questions de coopération bilatérale, ainsi que sur le règlement du conflit du Haut-Karabakh.

«La Russie, en tant que pays coprésident du groupe de Minsk de l'OSCE, contribuera au règlement du conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh. Hier, nous avons  


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Turquie

L'ambassadeur de Lituanie en Turquie a été convoqué par Ankara à la suite de la déclaration du président lituanien Gitanas Nausėda selon laquelle "la Turquie a perpétré le génocide des Arméniens".

Toutefois, la Turquie ne s’est pas manifestée officiellement.

Gitanas Nausėda a déclaré que la Lituanie reconnaissait que la Turquie était un allié de l'OTAN qui avait perpétré le génocide des Arméniens, lors d'un entretien avec le site d'information lituanien Delfi.lt. "Le Congrès américain l’a [le génocide] récemment reconnu également. Pourrait-on imaginer une situation dans laquelle un État membre de l'OTAN ne reconnaîtrait pas l'Holocauste?" a-t-il ajouté.

«La réunion de l'ambassadeur de Lituanie, Audrius Bruzga, et d'Aylin Tashan, représentant du ministère des Affaires étrangères de Turquie, s'est déroulée dans la seconde moitié de novembre, a annoncé le ministère lituanien des Affaires étrangères.





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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.amde News.az, et de l’OSCE.




lundi 2 décembre 2019

Azerbaïdjan : Le mensonge érigé en discours officiel




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Comment dénigrer l’Arménie aux yeux de la communauté internationale ? C’est l’objectif que se sont fixés depuis des années les dirigeants azerbaïdjanais.

Le premier axe consiste à mettre en avant le fait qu’une partie du territoire azerbaïdjanais est occupée par des militaires arméniens. Ce qui permet à Bakou de s’appuyer exclusivement sur la notion d’intégrité territoriale.  Ce que le dictocrate Aliev oublie volontairement de dire, c’est le pourquoi de cette «occupation» ; laquelle est la conséquence des pogroms perpétrés envers la population civile arménienne vivant en RSS d’Azerbaïdjan.(1)

Action en partie réussie, puisque toute la communauté internationale valide l’intangibilité des frontières, et que les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE l’on intégrée dans leurs propositions qui s’appuient sur les Accords d’Helsinki et le droit international.

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