lundi 23 mai 2022

Turquie - Arménie – Azerbaïdjan

 


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

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Ce n’est pas un format de plate-forme de collaboration régionale, mais plus prosaïquement la prise en sandwich de l’Arménie par les Turco-Azéris ; le tout supervisé par la Russie.

 

Le président azerbaidjanais Ilham Aliev n’en démord pas. Non seulement tout le Karabakh lui appartient, mais également tout le Zanguézour, c'est-à-dire le Sud de l’Arménie (Syunik). Son vice-ministre des Affaires étrangères, Khalaf Khalafov, a même ajouté sept villages du territoire de l’Arménie aux revendications. Et, « grand seigneur », le potentat s’est permis de déclarer : « Les opposants qui ne sont pas d’accord avec les positons de leur gouvernement, sont des revanchards, voire des terroristes. »

 

La résistance du Premier ministre arménien Nigol Pachinian face aux exigences d’Ilham Aliev est bien faible. Elle se limite le plus souvent en déclarations, se référant systématiquement aux accords passés avec l’Azerbaïdjan sous l’égide de Moscou. Le leader arménien espère que les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE interviendront pour influer sur le comportement du dictateur azéri. Malheureusement les communiqués émis par ces derniers restent toujours génériques et laconiques, prônant la bonne entente entre les antagonistes. Les Etats-Unis et la France se sont « lavés les mains » depuis longtemps du conflit Arménie-Azerbaïdjan, malgré la nomination périodique de diplomates pour le suivi sur le terrain. On a vu comment ils sont intervenus en 2020 quand les Karabakhis, militaires et civils se faisaient massacrer par les Turcos-Azéris aidés de Djihadistes. Quant à la Russie … elle est occupée ailleurs. Faire un parallèle avec l’Ukraine ne serait pas fortuit.

 

Ilham Aliev a donc les mains libres, il peut faire ce qu’il veut dans les territoires récupérés au lendemain de la guerre de 44 jours. Il refaçonne les lieux selon son bon vouloir, effaçant et/ou détruisant tout ce qui rappelle la présence multiséculaire arménienne. Hélas, l’Arménie n’a pas les moyens de l’arrêter et prévient systématiquement la communauté internationale. Laquelle communauté compatit en versant quelques larmes de crocodile. Lors de la guerre de 44 jours, rappelons-nous de la Com de Nigol Pachinian qui était déjà à mille lieues de celle d’un Volodymyr Zelensky. Même l’aide culturelle pour l’Artsakh est absente. L’UNESCO qui est censée intervenir, est aux « abonnés absents », comme à l’époque de la destruction totale du cimetière médiéval arménien de Djoulfa au Nakhitchevan (2005).

 

Seul point positif dans ce sombre tableau, les 2200 soldats de la paix russes qui empêchent l’autocrate de Bakou de s’en prendre physiquement à la population arménienne (Artsakhiotes) encore sur place. Mais pour combien de temps ?

 

Si à l’Est d’Erevan les négociations avancent péniblement, à l’Ouest, les entretiens ont repris avec la Turquie. Les derniers qui dataient de 2009-2010 (protocole pour le rétablissement des relations diplomatiques signé par les deux États à Zurich), s’étaient soldés par un échec. Voulant être bien avec son voisin turc, Nigol Pachinian a entamé de nouvelles négociations pour rétablir les relations et lever le blocus mis en place par Ankara depuis avril 1993. Jusque là rien de plus naturel.

 

Si officiellement, il n’y a pas de pré-conditions, notamment du côté arménien concernant le génocide de 1915 et ses conséquences, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu n’a pas pu s’empêcher de déclarer que la normalisation des relations avec l’Arménie, était liée à la signature d’un accord de paix entre Erevan et Bakou. En clair, c’est Aliev qui pilote Erdoğan sur ce dossier.

 

Les deux accords sont directement liés l’un à l’autre. Il n’y a pas d’échappatoire. Tel que c’est conçu, l’accord de paix avec Bakou implique non seulement de céder des morceaux de territoire de l’Arménie à l’Azerbaïdjan en plus de tout le Haut-Karabakh - de préférence sans ses habitants, mais surtout ouvrir grand les passages Turquie-Azerbaïdjan à travers le Syunik avec le risque de se couper de l’Iran. Croire de plus que, l’ouverture de la frontière avec la Turque ainsi que celle avec le Nakhitchevan va permettre à l’Arménie de souffler économiquement, est un leurre. Le tandem turco-azéri ne permettra jamais à l’Arménie de se développer. Au contraire, leur objectif est de l’étouffer lentement, lui laissant comme seule issue terrestre la Géorgie.

 

Le problème, c’est que la Géorgie elle-même est tenue économiquement par le tandem turco-azéri à cause de sa géographie. Elle a permis moyennant finance les liaisons Azerbaïdjan-Turquie. D’abord l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (mai 2006), suivi quelques mois plus tard du gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzurum, et pour couronner l’ensemble la mise en service de la voie ferrée Bakou-Tbilissi-Kars en septembre 2017. La Géorgie n’en est pas quitte pour autant car il existe toujours le danger russe avec le contentieux Abkhazie Ossétie du Sud, remis au-devant de la scène avec la guerre en Ukraine. Mais au contraire d’Erevan, Tbilissi a au moins la possibilité de se tourner vers l’Union européenne, voire, l’OTAN.

 

Au final, c’est à se demander quel genre de conseils prodigue le camarade Vladimir Poutine à son « ami » Nigol Pachinian à chacun de leurs entretiens, virtuels ou présentiels, forts nombreux depuis quelques mois.

 

 

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de APA ainsi que de l’Union européenne


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Arménie

 


« La réaction de l'OTSC à l'invasion de l'Arménie par l'Azerbaïdjan en mai de l'année dernière n'a pas répondu aux attentes de l'Arménie, » a déclaré Nigol Pachinian lors du sommet de l'OTSC à Moscou.

 

« Depuis longtemps, nous soulevons la question des ventes d'armes par les États membres de l'OTSC à des pays hostiles à l'Arménie. En conséquence, ces armes ont été utilisées contre l'Arménie et le peuple arménien. C'est aussi 

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CEI

 


Le ministre arménien des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan a rencontré son homologue russe Sergueï Lavrov en marge de la séance du Conseil des ministres des Affaires étrangères de la Communauté des Etats Iindépendants à Douchanbé.

 

Les interlocuteurs se sont déclarés satisfaits des accords conclus entre les dirigeants des deux pays à la suite de la visite officielle du Premier ministre arménien Nigol Pachinian en 

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Union européenne

 


« Nous avons publié notre vision du processus de paix. Et au début, nous avons dit que dans les points suggérés par l'Azerbaïdjan, il n'y a rien d'inacceptable pour la partie arménienne, mais ces points n'abordent pas tout l'ordre du jour, tout l'éventail des questions existantes du traité de paix potentiel et attendu. Et ici, pour nous, il est crucial de discuter des droits et de la question de la sécurité au Haut-Karabakh ainsi que du statut du Haut-Karabakh », a déclaré le ministre arménien des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan avant

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Russie

 


Le Premier ministre arménien Nigol Pachinian a eu un entretien privé avec le président Vladimir Poutine au Kremlin.

 

"Nous restons régulièrement en contact sur toutes les questions de l'agenda bilatéral et sur les questions régionales, cependant, il y a toujours beaucoup de questions - c'est évident compte tenu de l'intensité de 

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Etats-Unis

 

Le secrétaire d'État américain Antony J. Blinken s'est entretenu avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev. 

 

"Le secrétaire et le président Aliev ont discuté de la récente dynamique positive et des futures étapes concrètes sur la voie de la paix dans le Caucase du Sud, portant sur la délimitation et la démarcation des frontières, l'ouverture des liaisons de transport et de communication et la libération des détenus arméniens restants", a déclaré le département d'État.

 


Le secrétaire Blinken a réitéré que les États-Unis sont prêts à aider en s'engageant bilatéralement et avec des partenaires partageant les mêmes idées, notamment par le biais de son rôle de coprésident du Groupe de Minsk de l'OSCE, pour aider les deux pays à trouver une paix globale à long terme. 

 

Le Secrétaire a également souligné l'importance d'un respect accru des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

 


Pour sa part, Ilham Aliyev a déclaré que l'Arménie avait accepté les cinq principes présentés par l'Azerbaïdjan afin de normaliser les relations avec l'Arménie et que l'Azerbaïdjan était prêt à entamer des négociations sur un accord de paix basé sur ces principes. Il a également noté que l'Azerbaïdjan avait déterminé la composition de la commission nationale pour entamer le processus de délimitation et de démarcation dès que possible, et a souligné l'importance de l'ouverture des lignes de transport et de communication.

 

Les parties ont également abordé des questions liées à l'agenda humanitaire entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

 

Les questions de sécurité énergétique ont également été abordées lors de la conversation téléphonique.

 

Au cours de l'entretien, les parties ont échangé des vues sur les possibilités d'accroître le dialogue entre les deux pays et le processus de démocratisation en Azerbaïdjan, et ont souligné le rôle de la commission intergouvernementale dans le développement des relations bilatérales.

 

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Turquie-Azerbaïdjan

 


"En 2003, pour la première fois, le peuple azerbaïdjanais m'a fait confiance. A mon tour, j'ai dit que si le peuple azerbaïdjanais me faisait confiance, en tant que président je suivrais la voie de mon père tant que je n'obtiendrai pas la restauration de l'intégrité territoriale de notre pays.

 

Aujourd'hui, le drapeau azerbaïdjanais flotte sur le Karabakh et au Zanguézour. Après la libération de Chouchi, le drapeau azerbaïdjanais a été hissé sur le toit du bâtiment administratif derrière moi, et les soldats azerbaïdjanais vainqueurs m'ont rapporté la libération de Chouchi », a déclaré 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de APA,  ainsi que de l’Union européenne

 


lundi 9 mai 2022

Azerbaïdjan : « Chassez le naturel, il revient au galop »

 


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

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C’est le constat depuis des années du comportement des dirigeants azerbaïdjanais. Cela a commencé avec l’arrivée au pouvoir en 2003 du fils d’Heydar Aliev, Ilham Aliev, et le phénomène s’est aggravé depuis la guerre des 44 jours de l’automne 2020.

 

Depuis le 10 novembre 2020, c'est-à-dire au lendemain de la signature trilatérale à Moscou de l’accord de cessez-le-feu, l’Azerbaïdjan déclare d’un côté vouloir faire la paix, et de l’autre, refuse de mettre en œuvre certain de ses engagements et, tance et rabaisse ses interlocuteurs arméniens à chaque prise de parole officielle. Cf. le dernier discours d’Aliev.

 

On retrouve d’ailleurs ce même comportement chez les dirigeants turcs, Erdoğan en tête. Pire, leur réaction devient hystérique dès que le mot « génocide » est employé. Mais pour le Premier ministre arménien, ce qui prime, c’est la normalisation des relations avec les successeurs des « Jeunes Turcs », et au diable l’Histoire et le contentieux.

 

L’Azerbaïdjan exige de l’Arménie la reconnaissance de son intégrité territoriale - Karabakh compris et l’abandon de toute revendication future, territoriale ou culturelle. La Turquie se cale au bon vouloir de Bakou, imposant, pour sa part, la suppression de toute condition préalable dans les discussions avec Erevan. L'Arménie, quant à elle, compte dire oui à tout ce que les turco-azéris lui enjoignent.

 

Si Ankara et Bakou marchent systématiquement la main dans la main pour tout ce qui touche aux Arméniens - nationaux ou diasporiques, Erevan est persuadé marcher de la même manière avec Moscou. Colossale erreur de la part du Premier ministre Pachinian. Le camarade Poutine marche la main dans la main qu’avec… lui-même. Même de ce côté, le dindon de la farce, c’est bel et bien le dirigeant arménien.

 

Malheureusement, derrière ses démarches hasardeuses, pour ne pas dire ses errements, c’est le peuple arménien qui va trinquer, à commencer par les Artsakhiotes (population du Haut-Karabakh) dont l’existence physique sera en jeu dès leur retour dans le giron azéri. Une vision, à si courte vue, risque fort de plonger l’Arménie dans le marasme, et ce ne sont ni l’Europe ni les États-Unis qui viendront à son secours, éventuellement le camarade Poutine si sa géopolitique du Sud-Caucase le nécessite.

 

Avec l’ouverture des frontières et la contrainte de la liaison Nakhitchevan- Azerbaïdjan, le territoire de l’Arménie va se réduire comme peau de chagrin. Nigol Pachinian n’a toujours pas compris le pourquoi du comment de la géopolitique russe, pas plus d’ailleurs les objectifs, pourtant maintes fois annoncés, des turco-azéris. Il est persuadé que traverser l’Azerbaïdjan pour aller en Russie à travers le Nord-Caucase (bonjour les Tchétchènes) ou que traverser le Nakhitchevan pour aller en Iran (chose qui peut être faite par Méghri), vont certes « booster » l’économie arménienne dans un premier temps, mais que le retour de bâton sera néfaste pour l’économie arménienne. Il y a toutefois des gens intelligents et instruits en Arménie dont la vision politique ne se limite pas aux Affaires intérieures.

 

Que les actuels agresseurs des Arméniens soient toujours et encore les turco-azerbaïdjanais, cela n’émeut pas les Occidentaux outre-mesure - tout au plus quelques millions d’aides humanitaires versés pour les victimes. Quant aux conséquences ? Personne n’agit chez nos chers coprésidents démocrates du groupe de Minsk de l’OSCE, défenseurs des droits de l’homme et des libertés ! Les États-Unis continuent de bichonner Erdoğan, leur « fidèle » membre de l’OTAN. L’Union européenne, malgré l’affront du 6 avril 2020 (réception par Erdoğan de Charles Michel sur un fauteuil et d’Ursula von der Leyen sur un sofa éloigné) continue les négociations d’adhésion Turquie-UE et les salamalecs en tous genres. Il y a des achats de gaz en vue !

 

Par contre, si l’agresseur est russe, alors là, cela change du tout au tout. Les milliards pleuvent en armements de plus en plus sophistiqués. Quant aux sanctions envers l’agresseur, même si elles restent essentiellement économiques, mais limitées qu’elles sont par le risque d’une troisième guerre mondiale, nucléaire de surcroit, l’assistance apportée ressemble de plus en plus à de la cobelligérance.

 

 


 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.amde APA, de Azernewset de Hurriyet


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Arménie

 


« Le premier bénéficiaire du règlement du conflit du Haut-Karabakh est l'Artsakh et son peuple, ce qui signifie que rien ne peut être négocié et mis en œuvre en secret. Je pense parfois qu'il n'est pas nécessaire de souligner cela, car c'est un fait tellement logique.

 

J'apprécie votre récente déclaration selon laquelle les autorités de l'Artsakh adoptent également l'agenda de la paix. Et je tiens à dire que  

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Russie

 


L'opposition organise des manifestations en Arménie depuis la mi-avril, exigeant la démission du Premier ministre Nigol Pachinian.

 

« Les développements en Arménie ont rongé les Affaires intérieures du pays, mais Moscou est intéressé par un règlement le plus rapide de la situation. Il s'agit entièrement d'une affaire interne à l'Arménie, » a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, faisant référence aux rassemblements de l'opposition dans le pays.

 

« L'Arménie est notre alliée, c'est notre partenaire dans plusieurs formats d'intégration très importants, l'Arménie est notre grande amie. Par conséquent, bien sûr, nous sommes intéressés à voir cette période se terminer le plus tôt possible en Arménie et une période de stabilité recommencer, ce qui nous permettra d'avancer progressivement vers la mise en œuvre des accords trilatéraux sur le Karabakh qui ont été finalisés avec la participation du président de la Russie, ainsi que de développer nos relations bilatérales en général », a-t-il précisé.

 

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États-Unis

 


« Les États-Unis travaillent avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan pour empêcher des mesures qui conduiraient à une reprise du conflit. J'ai parlé à plusieurs reprises avec le Premier ministre Nigol Pachinian et le président Ilham Aliev pour essayer de s'assurer avant tout que personne ne prenne des mesures qui pourraient potentiellement dégénérer en conflit, mais aussi pour essayer d'avancer et de soutenir une stratégie à long terme pour un règlement politique, » a déclaré le secrétaire d'État américain Antony Blinken lors de son témoignage 

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France

 


Le 24 avril, à l'occasion du 107e anniversaire du génocide des Arméniens, le président Emanuel Macron a adressé un message à son homologue arménien Vahakn Khatchadourian.

 

« Aujourd'hui, 24 avril, la France commémore le 107e anniversaire du génocide arménien de 1915. La barbarie commise contre les Arméniens nous oblige à poursuivre le combat contre la haine et la violence, comme nous le rappellent malheureusement les événements qui se déroulent sur le continent européen. C'est pourquoi, en 2019, j'ai 

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Union européenne

 


Le représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud et la crise en Géorgie, Toivo Klaar a organisé une réunion entre le secrétaire du Conseil de sécurité arménien Armen Krikorian et le conseiller présidentiel azerbaïdjanais Hikmet Hajiyev à Bruxelles le lundi 2 mai.

 

"Heureux d'avoir pu accueillir Hikmet Hajiyev et Armen Krikorian à Bruxelles pour une deuxième rencontre dans ce format", a déclaré Klaar dans un tweet.

 

Quelques jours plus tôt, Krikorian avait déclaré qu'un certain nombre de questions liées aux relations arméno-azerbaïdjanaises seraient sur la table. Ainsi, si les deux parvenaient à obtenir des réponses à toutes les questions à Bruxelles, ils pourraient également discuter d'une rencontre entre les dirigeants des deux pays.

 

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Turquie-Azerbaïdjan

 


Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu a inauguré l'ambassade de Montevideo en Uruguay, où il était en visite officielle.

 

Poursuivant ses contacts officiels en Uruguay, le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu a répondu en faisant un signe « loup gris » à la foule qui protestait contre lui avec des drapeaux arméniens lors du 107ᵉ anniversaire du 24 avril de 1915. "Les manifestants ont fait preuve d'attitudes laides. Après ces attitudes inacceptables et laides, nous avons  

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.amde APA, de Azernewset de Hurriyet

 

 

vendredi 29 avril 2022

L’Arménie et ses voisins


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

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Le Premier ministre arménien Nigol Pachinian s’est rendu à Moscou pour signer un certain nombre d’accords avec !e chef du Kremlin. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev l’avait précédé le 22 février dernier pour un exercice identique.

 

Une différence notable toutefois, bien que ce soit toutes les deux des anciennes républiques soviétiques. L’Arménie est membre de la Communauté des États indépendants (CEI), de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), de l’Union Économique Eurasienne (UEE) et a passé un accord stratégique de 45 ans avec Moscou en plus de la présence sur son sol de la base militaire 102 de Gumri.

 

Alors de l’Azerbaïdjan se contente d’être un membre de la CEI, mais a, par ailleurs, des alliances très poussées avec la Turquie, des accords avec les pays turcophones (Conseil turcique), ainsi que l’oreille des pays musulmans par l’intermédiaire de l’organisation de la coopération islamique (OCI). Cerise sur le gâteau, comme il possède du gaz et du pétrole, il est encore plus convoité par l’Europe par les temps qui courent. Conséquence, il ne faut attendre grand-chose des Occidentaux vis-à-vis du conflit du Haut-Karabakh.

 

Ajoutons toutefois que ces deux États caucasiens font parties du partenariat oriental de l’Union européenne qui en comporte six : Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, Moldavie, Ukraine. Mais cette structure va certainement subir des modifications suite à la guerre russo-ukrainienne et à la demande officielle d’adhésion à l’UE des trois derniers de la liste. Demandes qui seront sûrement acceptées pour des raisons essentiellement géopolitiques.

 

Toujours est-il que Bakou se sent encore plus fort que d’habitude, quasi certain que les Occidentaux lui ficheront une paix royale pour ses attaques anti-arméniennes, aussi osées soient-elles. Il vient d’ailleurs de tester la réaction des soldats de la paix russes en occupant le village arménien de Parukh au Haut-Karabakh, censé être sous leur protection. Moscou n’a nulle envie d’ouvrir un nouveau front au Caucase.

 

Ces « petits » dérapages, pas plus que les propos provocateurs du président Aliev, ne semblent émouvoir plus que de raison le premier ministre arménien, puisque son équipe poursuit les discussions avec le dictateur en vue d’un accord de paix. Par contre, les sacrifices consentis par l’Arménie atteindre ce but, restent toujours un secret d’État.

 

Secret d’État également, le prix à payer pour parvenir à normaliser les relations avec la Turquie. Au diable le lourd contentieux accumulé depuis plus d’un siècle, à commencer par le début du génocide le 24 avril 1915, la non-application du Traité de Sèvres (août 1920), suivis des Traités diffamants de Moscou (mars 1921), de Kars (octobre 1921) et l’enterrement de 1ʳᵉ classe de la cause arménienne avec le Traité de Lausanne (juillet 1923). Le sultan ottoman a encore de beaux jours devant lui, soutenu par l’UE et bichonné par l’OTAN.

 

Les discussions entre Erevan et Ankara vont donc se poursuivre « sans conditions préalables ». Quand on voit le comportement d’Erdoğan dès qu’il s’agit de parler du génocide des Arméniens, sans poursuivre plus loin, on se demande ce qui a piqué le leader arménien, grand homme d’État devant ….... ses électeurs ?

 

Nigol Pachinian laissera certainement son nom à la postérité, mais peut-être pas comme il l’espère.

 

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Trend de Azernews et de Hurriyet


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Nigol Pachinian à Moscou

 


Le voyage du Premier ministre arménien Nigol Pachinian à Moscou fait suite à la rencontre avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le président du Conseil européen Charles Michel à Bruxelles le 6 avril.

 

Le Premier ministre arménien et le président Vladimir Poutine ont convenu d'intensifier la coopération trilatérale entre l'Arménie, la Russie et l'Azerbaïdjan.

 

Au cours des entretiens dans la résidence du président russe à Novo-Ogarevo, les dirigeants ont échangé des vues sur 

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Arménie

 


S'adressant au parlement arménien après les commentaires d'Aliev, Nigol Pachinian a déclaré : "J'exclus que je serai sur le point de signer un document qui n'aurait pas fait l'objet d'un débat public approfondi, y compris avec toutes les couches de la société du Haut-Karabakh. C'est une garantie inébranlable que le sort du Haut-Karabakh ne peut être décidé dans le dos du peuple."

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États-Unis

 


« Les États-Unis saluent les récents commentaires du Premier ministre Pachinian sur les négociations de paix avec l'Azerbaïdjan, le récent appel bilatéral entre les ministres des Affaires étrangères d'Arménie et d'Azerbaïdjan et l'engagement du président Aliev en faveur des négociations de paix, » a déclaré le Bureau du Département d'État américain pour l'Europe et l'Eurasie dans un message sur Twitter.

 

Le secrétaire adjoint Donfried a envoyé cette semaine le conseiller principal pour les négociations avec le Caucase et  

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Russie

 


Le président Vladimir Poutine a déclaré mardi 19 avril qu'il allait discuter, entre autres, de sujets de sécurité et de la situation au Haut-Karabakh avec le Premier ministre Nigol Pachinian.

 

"Bien sûr, les problèmes de sécurité seront également au centre de notre attention, y compris ceux liés au Karabakh. Il y a encore beaucoup de problèmes, je suis d'accord avec vous", a-t-il 

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France

 


« La France salue les récents échanges téléphoniques directs entre les ministres arménien et azerbaïdjanais des Affaires étrangères et leur décision de convoquer une commission bilatérale sur les questions frontalières et d'engager des négociations sur un traité de paix entre les deux pays. La France continuera d'apporter tout son soutien à ce processus.

 

L'ambassadeur de France pour le Partenariat oriental de l'UE, M. Brice Roquefeuil, se rendra à Bakou la semaine prochaine pour continuer à suivre ces négociations dans la continuité de son déplacement à Erevan du 11 au 14 avril", a indiqué le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

 

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Turquie-Azerbaïdjan

 


Biden
a publié dimanche une déclaration commémorant le 107e anniversaire du début du "génocide arménien".

 

Le président américain avait utilisé le terme pour la première fois lors de l'anniversaire de l'année dernière, remplissant une promesse de campagne. Les anciens présidents avaient évité ce mot pendant des décennies par crainte que la Turquie - membre de l'OTAN - puisse être offensée.

 

Le président Recep Tayyip Erdoğan a critiqué  

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Trend,  de Azernews,  et de Hurriyet

 

 


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