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vendredi 8 février 2013

Pas de changement de politique en vue



 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 


Que ce soit l’Arménie envers ses voisins - Turquie et Azerbaïdjan, ou ses voisins Turcs envers l’Arménie, l’année 2013 ne verra pas de grands changements. Les deux processus en cours devraient continuer sur leur lancée.

 

A Bakou, avec les élections qui approchent, il n’est pas question de se montrer conciliant ou pire, faible. Donc la consigne est claire,
aucune concession aux Arméniens, non seulement ceux-ci doivent restituer les territoires ‘occupés’, mais de surcroit, le Haut-Karabakh ne sera jamais indépendant. Ceci étant posé, les discussions peuvent se poursuivre sous l’égide de l’OSCE et si possible sous pilotage d’une autre organisation internationale, telle l’APCE ou mieux encore l’ONU.

 

Quand on voit de la manière dont la plus grande organisation internationale essaie de régler le problème chypriote depuis près de 40 ans, on peut avoir quelques doutes sur son efficacité si elle venait à s’occuper du conflit du Haut-Karabakh. Quant à transférer la résolution du différend à l’APCE, le risque de voir la présidence de l’Assemblée tomber en des mains hostiles aux Arméniens, est non nul. Rappelez-vous de la présidence du sieur Mevlüt Çavuşoğlu de 2010 à 2012, de son refus de déposer une gerbe au mémorial de Dzidzernagapert ou de la création d’une sous-commission Haut-Karabakh en parallèle du groupe de Minsk de l’OSCE.

 

A Ankara, et bien qu’il n’y a pas d’élections en 2013, tout comme chez le petit frère, les régimes se suivent et se ressemblent dès qu’il s’agit des Arméniens. Le célèbre ‘zéro problème avec les voisins’ de Ahmet Davudoğlu est un bide complet et la normalisation des relations avec l’Arménie, un objectif aussi éloigné que de voir le retour du Haut-Karabakh dans le giron azéri.

 

Toutefois, un grand nombre de politiciens ne seraient pas contre l’ouverture partielle de la frontière turco-arménienne, à commencer par les frontaliers, encore faudrait-il que l’Azerbaïdjan donne son feu vert. Et ça, il n’en est pas question, sinon c’est la facture énergétique de la Turquie qui augmenterait dangereusement - seul et unique moyen de pression du clan Aliev ; les richesses amassées par la famille étant prévues pour acquérir des biens à l’étranger, ou soudoyer à l’occasion des gens influents.

 

Les dirigeants turcs savent très bien que la principale pomme de discorde reste la reconnaissance du génocide et les réparations qui en découlent. Cette immense tache sur les successeurs de l’empire ottoman, transcende la région, car elle reste le premier combat politique des Arméniens de la diaspora.

 

Le jour où la Turquie comprendra et admettra qu’une épine [arménienne] dans le pied ne guérit pas avec le temps, elle fera un grand pas vers les pays civilisés, auxquels elle désire tant ressembler voire adhérer.

 

 

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Traductions –revue de presse

 

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Les responsables arméniens sont interviewés

 

Les élections du 18 Février approchant à grands pas, le président Serge Sarkissian bat la campagne et donne des interviews aux divers médias, ci-après celui accordé au quotidien russe Kommersant.

 

(…) Q - A votre avis quelles sont les perspectives concernant la résolution du conflit du Haut-Karabakh ?

 


 

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OSCE

 

Les observateurs de l’OSCE se sont rendus mardi sur la ligne de contact entre les forces armées du Haut-Karabakh et de l'Azerbaïdjan dans la région de Hadrout.

 

Côté Karabakh, le suivi a été
 


 

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APCE

 

Pedro Agramunt (Espagne, PPE/DC) et Joseph Debono Grech (Malte, SOC), les co-rapporteurs de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) pour le suivi de l’Azerbaïdjan, ont exprimé leur profonde préoccupation devant certains faits récents inquiétants en Azerbaïdjan, dont la détention, le procès et la condamnation de manifestants pacifiques et l’arrestation de membres de l’opposition.

 




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Turquie

 

Le député d’origine kurde Ahmet Türk, principal médiateur dans les négociations entre le Premier ministre turc Recep Erdogan et le chef des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, a commenté le rôle des Kurdes dans le génocide arménien.
 
 


 

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Etats-Unis

 

Le nouveau Secrétaire d'Etat, John Kerry, a déjà pris ses fonctions. L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire des Etats-Unis auprès de l'Arménie, John Heffern, a précisé les priorités de la politique américaine dans le Sud-Caucase et notamment en Arménie.

 

Q - Est-ce que la politique étrangère des États-Unis dans le Sud-Caucase et particulièrement en Arménie

 
Suite

 

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Mise au point sur la rencontre de Paris

 

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères arménien, Tigrane Balayan, a apporté des clarifications concernant la réunion de la semaine dernière à Paris, démentant que la partie arménienne aurait rejeté certaines propositions faites par l'Azerbaïdjan.

 

"Au cours de la dernière réunion à Paris des ministres des Affaires étrangères de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan et

 
Suite

 

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Le coin des experts

 

"La situation dans la région continue de s'aggraver :

-      Les sentiments anti-arméniens en Turquie se sont intensifiés avant le 100e anniversaire du génocide arménien, ce qui est attesté par la recrudescence de la violence contre les Arméniens ;

-      Les affrontements sont 

 

 


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Extrait de PanArmenian, de News.am, de Times.am, de Armenpress

 
 

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