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vendredi 13 juin 2014

Le négationnisme version diplomatique




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

On connaissait jusqu'à présent comment les politiciens turcs, ministres ou députés, présentaient les événements de 1915, voici maintenant la version soft, celle que les diplomates turcs ont eu pour consigne d'appliquer en vue du centenaire du génocide arménien.

Elle reste dans la droite lignée du négationnisme d'Etat, mais enrobée de façon humaniste et pacifique avec un soupçon d'humilité et un nuage d'empathie. La recette est simple : Faire le moins de vagues possible, éviter les mots qui fâchent, se montrer ouvert, avenant  et constructif. Bref rejeter l'opprobre et l'entêtement sur l'autre.

Mais attention ne s'écarter sous aucun prétexte des fondamentaux édictés depuis des décennies :
-      Nous, être des génocidaires ? Jamais;
-      Nous, avoir déporté ? Jamais. Tout au plus déplacé;
-      Si des Arméniens sont morts, c'est que

les soldats turcs ont du se défendre contre ces rebelles armés par les Russes;
-      Quant au nombre des tués, il y en a eu autant chez les soldats turcs que chez les Arméniens – éviter absolument d'employer le mot civil en parlant des Arméniens et surtout dire que c'étaient des femmes, des enfants et des vieillards;
-      Bien évidemment tout ceci reste à prouver, et c'est le travail des historiens, seule une commission mixte d'experts peut qualifier ces événements; sous-entendu qu'ils peuvent toujours fouiller dans nos archives depuis longtemps expurgées;
-      Bien insister que c'est du passé et mettre l'accent sur l'avenir.

Si le problème des frontières fermées, celui des protocoles et surtout des conflits du Haut-Karabakh sont abordés, il faut :
-      Refuser le traitement des problèmes par lot, car c'est un ensemble;
-      Ne pas isoler Bakou en dissociant les problèmes;
-      Faire miroiter les possibilités si Erevan commence à faire un geste en rendant quelques districts à l'Azerbaïdjan;
-      Laisser entendre que l'Arménie participera pleinement à l'essor régional vue que la résolution d'un problème impliquera automatiquement la résolution des autres;
-      Il n'est pas question que les coprésidents – c'est-à-dire les Occidentaux, arrivent à résoudre le conflit, Bakou fait le nécessaire pour cela. Le petit frère turcophone a besoin encore de temps pour arriver à ses fins par d'autres moyens;
-      Bien évidemment il faut positiver au maximum et monter, si l'on veut devenir leader régional, que l'on fait tout pour résoudre ces problèmes pacifiquement en rappelant la devise du ministre des Affaires étrangères : "Zéro problème avec les voisins".

Message subliminal : Si avec cette démarche et une célébration de Gallipoli le 24 Avril on n'arrive pas à atténuer l'impact des commémorations du génocide arménien, il n'est pas question de baisser les bras, on maintient le cap. Reconnaître le génocide signifie pour nous le début de très gros embêtements.

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Traductions – revue de presse

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Relations Arménie-Turquie

L'Ambassadeur de Turquie en Géorgie, Zeki Levent Gumrukcu, a donné une interview à un journaliste arménien.

Q : A la veille du 24 Avril, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a publié un message sur "les événements de 1915" en plusieurs langues. A qui était adressé le message ?

R : Le message était adressé en premier lieu à la population arménienne du monde entier, et pas seulement en Turquie et en Arménie. C'était la première fois qu'un Premier ministre turc a abordé la population arménienne directement sur cette question. En tant que tel, le message était vraiment de nature historique. Parce que, jusqu'à présent, il y a eu plusieurs contacts entre les autorités turques et arméniennes et nous avons également échangé des vues à travers les médias et des intermédiaires. Mais c'était la première fois qu'un Premier ministre turc a décidé de s'adresser directement à la population arménienne et leur dire ce que nous ressentons au sujet des événements de 1915.

Je pense que le message


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Relations Arménie-Azerbaïdjan

Le Vice-ministre arménien des Affaires étrangères Chavarche Kotcharian a indiqué que le président Ilham Aliev tente de saborder une nouvelle rencontre avec son homologue Serge Sarkissian, suite aux demandes réitéré des médiateurs des États-Unis, de la Russie et de la France.

"Les coprésidents du Groupe de Minsk ont ​​l'intention de tenter de mettre fin à cette impasse. Faire bouger les choses est en contradiction avec les actions de l'Azerbaïdjan. Bakou fait tout pour empêcher un pas en avant dans le processus de négociation.

Soit Azerbaïdjan occupe


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Relations Arménie-Suisse

La parlementaire suisse Dominique de Buman qui est également chef du groupe parlementaire Suisse-Arménie, a déclaré :

"L'Arménie n'a pas signé l'accord d'Association de l'UE et se prépare à devenir membre de l'Union eurasienne. Dans ces conditions, est-il réaliste d'espérer que la Suisse ne puisse contribuer en aucune façon au développement de la démocratie en Arménie?

Cela n'aura pas un impact direct sur les relations arméno-suisses vu que la Suisse elle-même n'est pas membre de l'Union européenne. Mais un tel approfondissement des relations entre l'Arménie et la Russie n'est pas une bonne chose du point de vue de l'évolution de la démocratie. La "Poutinisation" de l'Arménie est en cours. C'est mon avis personnel."

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Relations Arménie-UE

"Suite au refus de l'Arménie de signer l'accord d'Association avec l'UE, il est nécessaire de clarifier toutes les questions avant de commencer un nouveau processus avec l'Arménie," a déclaré le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt.

«Nous voulons continuer les relations avec l'Arménie. Mais il est étrange qu'après plusieurs années de négociations, tout s'est terminé en 24 heures.

L'Union douanière à laquelle l'Arménie va adhérer, offre peu de possibilités de libre-échange. Les droits de douane y sont très élevés, ce qui impose certaines restrictions sur la politique économique du pays.

Mais c'est le choix de l'Arménie., C'est à elle de résoudre ses problèmes, même si depuis son adhésion à l'Ud, tout ne va pas si bien," a-t-il ajouté.

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Haut-Karabakh

La Mission d'observation de l'OSCE a procédé à une surveillance de la ligne de contact entre les forces armées du Haut-Karabakh et l'Azerbaïdjan dans la région de Hadrout près de Horadiz.

Côté RHK, le suivi a été effectué par Yevgeny Sharov (Ukraine), Peter Svedberg (Suède), ainsi que par le lieutenant-colonel Dan Harvey (Irlande).

Côté Azerbaïdjan, par

Suite

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OTAN

"Deux délégués de l'Arménie assisteront au séminaire de l'OTAN (atelier Rose Roth) du 16 au 18 Juin  en Azerbaïdjan, si Bakou donne des garanties de sécurité," a déclaré le chef de la délégation arménienne auprès de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, Goriun Nahabédian. Ces séminaires ont pour but de renforcer le partenariat de l'OTAN avec les pays d'Europe centrale et de l'Est.

La délégation arménienne avait participé à la réunion de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN qui s'est tenue à Vilnius du 30 mai au 1er Juin. La situation


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Relations Turquie-Géorgie

"Notre Ambassadeur en Turquie Tariel Lebanidze s'est rendu au ministère des Affaires étrangères pour avoir des explications sur la visite de parlementaires turcs à Soukhoumi en l'Abkhazie. Nous avons convoqué l'ambassadeur de Turquie en Géorgie, Zeki Levent Gumrukcu, au ministère des Affaires étrangères, pour les mêmes raisons

La Turquie reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Géorgie. Nous savons que ces députés représentent la province turque de Sakarya, habitée par des Abkhazes. Nous supposons que c'est la raison de leur déplacement. Nous nous attendions à ce que cette visite en Abkhazie se fasse après un accord des autorités géorgiennes. Je suis convaincu qu'ils vont nous donner les éclaircissements appropriés," a déclaré David Zalkaliani, le vice-ministre géorgien des Affaires étrangères.

Il a également indiqué que la Turquie est un partenaire de la Géorgie, et c'est pourquoi cette démarche des députés turcs a surpris la partie géorgienne.

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Relations Turquie-Juifs américains

Dans une lettre laconique, le nouvel ambassadeur de Turquie à Washington, Serdar Kılıç, a accusé le Comité juif américain d'être "injuste, insultant et manifestement déconnecté de la réalité" suite à la publication d'une déclaration le 23 Avril reconnaissant le génocide arménien et exhortant Turquie à faire face à son histoire.

Kılıç a écrit la lettre le 24 Avril à David Harris, directeur exécutif de l'American Jewish Committee, rejetant la déclaration de l'AJC dans son intégralité et la qualifiant d'insultante.

L'ambassadeur turc réitère

Suite

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Relations Etats-Unis-Azerbaïdjan

"Depuis 23 ans, c'est-à-dire depuis l'indépendance de l'Azerbaïdjan, nous l'avons soutenu et n'avons jamais interféré dans ses Affaires intérieures. Je viens partager mes réflexions sur certaines questions, conformément à la politique équilibrée américaine. Et si, après mon entrevue, la société et même le gouvernement discutent de ma position, je crois que mes propos ont atteint leur objectif," a déclaré l'ambassadeur américain en Azerbaïdjan, Richard Morningstar commentant son entretien avec "Radio Liberté" où il avait déclaré que le gouvernement azerbaïdjanais n'est pas monolithique et qu'il y a un risque de

 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Times.am et de News.az

 

 

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