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lundi 21 novembre 2016

Les droits de l’homme et les gouvernements turcophones



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Qu’ils soient Ottomans ou Azéris, leurs gouvernements ne font pas grand cas de la notion de «Liberté» surtout lorsque les critiques s’exercent à leur encontre, mettant en cause leurs comportements pas très démocratiques. L’expression «Une nation, deux Etats» moult fois déclarée par les uns et les autres, se vérifie une fois encore sur le mode de gouvernance.

Si l’Azerbaïdjan garde toujours le système présidentiel, hérité de l’ex-RSS, son chef d’Etat est «régulièrement» élu dès le premier tour, avec des scores à faire pâlir tout Occidental- près de 85% des voix lors de la dernière élection. Ajoutons qu’à Bakou les résultats ont été annoncés avant même le début du vote ; au diable les apparences !

Fort de ce fait et sachant pertinemment que l’UE ne lèvera pas le petit doigt, le chef de l’état se transforme en potentat. Normal quand il s’agit de parler d’une seule voix, le dialogue des (27+1) Etats se transforme en cacophonie. A noter que le (+1 sortant) est celui qui a le plus d’intérêts dans ce pays, soi-disant européen. L’ex-camarade  İlham Heydər oğlu Əliyev se rit des remarques des Européens sur sa manière de traiter les voix dissidentes, vu que ces mêmes Européens lui déroulent le tapis rouge dès qu’il s’agit de commercer.

C’est d’ailleurs avec ce même aplomb qu’il traite avec mépris les recommandations des médiateurs coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE en charge du conflit du Haut-Karabakh. Ce qui n’empêche pas nos chers Occidentaux d’octroyer une manne financière de plusieurs millions à ce riche Etat milliardaire.

Si les malversations du satrape azéri font rarement la Une des médias, il en est tout autre du digne successeur des sultans ottomans, je veux parler du dénommé Reccep Tayyip Erdoğan, qui au lendemain du coup d’état manqué du 15 Juillet a fait suspendre, licencier ou arrêter plus de 110.000 personnes. Et ce n’est sans doute pas terminé, la Turquie comptant 80 millions d’habitants cela laisse encore des lendemains prometteurs au dictateur islamiste «modéré».

Islamiste, que nos chers Occidentaux, en plus des salamalecs d’usage, lui versent des milliards pensant que les 4% de territoire en Europe font de lui un futur membre de l’UE. D’ailleurs ne viennent-ils pas d’ouvrir un seizième en Juin 2016 – sur les 35 prévus, suite à la levée du veto français. Sacré François, toujours aussi à côté de la plaque !

La manière d’agir du néo-Sultan me rappelle quelque part celle des Jeunes-Turcs qui voulant éradiquer les Arméniens de l’empire ottoman, ont commencé par décapiter toute son intelligentsia. Avec cette différence que le «rôle» des Arméniens est tenu par les Kurdes, que l’intelligentsia arménienne est remplacée par les opposants et intellectuels turcs, et l’ennemi russe par Fethullah Gülen.

Si les gouvernements occidentaux ont besoin de la Turquie pour des besoins géostratégiques et géo-tactiques contre l’Etat islamique, les ONG et les Organisations internationales, ONU en tête, ne pouvaient plus garder le silence sur la politique répressive de son président, fin politique et dictateur en devenir.

Après Strasbourg (Parlement européen), Bruxelles (Conseil de l’UE), c’est au tour de Genève (ONU-droits de l’homme) de mettre en garde la Turquie sur ses dérives anti-libertaires.

La déclaration intégrale de David Kaye, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté d'expression, qui vient de séjourner en Turquie, est très claire.


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Traductions – revue de presse

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Union Européenne : Relations avec la Turquie

Déclaration du Commissaire européen Johannes Hahn, chargé des négociations d'élargissement et de la Politique européenne de voisinage.

«Nous reconnaissons dans notre rapport la situation difficile de la Turquie face à la tentative de coup d'État, que l'UE a condamnée immédiatement et dans les termes les plus forts. Nous soulignons également la remarquable réussite de la Turquie pour abriter et fournir des soins décents au grand nombre de réfugiés syriens qu'elle accueille. Notre coopération étroite avec la Turquie dans ce domaine a produit des résultats tangibles, conduisant à une réduction substantielle du nombre de migrants se dirigeant vers la Grèce (de 739 000 à 18 000). Cela signifie 


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Relations ONU-Turquie

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté d'expression, David Kaye, lors de sa première visite officielle,  a évalué la situation de la liberté d'expression en Turquie. Les activistes des droits de l'homme ont critiqué à maintes reprises les actions du gouvernement turc, après la tentative de coup d'Etat militaire de juillet. Cependant, comme Kaye l'a indiqué, «la violation des droits de l'homme et de la liberté d'expression en Turquie avait commencé bien avant.»

Kaye, qui s’est rendu en Turquie sur invitation du gouvernement, a examiné les questions de l'indépendance des médias, de la sécurité des journalistes, des conférenciers universitaires et des militants. Il a 


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Arménie

La 8ème réunion informelle des ministres des Affaires étrangères des pays du Partenariat oriental s’est tenue à Erevan le 17 novembre.

Les délégations ont été accueillies par le président Serge Sarkissian avant de se réunir.

L'événement a réuni le Commissaire européen à la Politique européenne de voisinage et des négociations d'élargissement Johannes Hahn, le Secrétaire général adjoint du Service européen pour l'action extérieure Jean-Christophe Belliard, ainsi que


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Relations Azerbaïdjan-CoE

Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe (CoE), Thorbjørn Jagland, a publié une déclaration concernant la décision de la Cour suprême d'Azerbaïdjan dans le cadre de l'affaire d’Ilgar Mammadov.

«Aujourd'hui, la plus haute juridiction de l'Azerbaïdjan n'a pas respecté l'obligation légale du pays d’exécuter l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).

La gravité de ce fait pour l'Azerbaïdjan en tant que membre du CoE, ne peut pas être sous-estimée.

Le non-respect flagrant par l'Azerbaïdjan de la Convention européenne des droits de l'homme porte atteinte à l'ensemble du périmètre de notre coopération.

L'affaire affecte les 47 Etats membres du Conseil de l'Europe qui ont une responsabilité collective pour la mise en œuvre de la Convention.

Il sera donc mis sur l'ordre du jour de la prochaine réunion du Comité du Conseil des ministres de l'Europe comme une question d'urgence."



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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de l'ONU-Droits-de-l’hommeainsi que de l’Union européenne.





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