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mercredi 22 juin 2011

Khatchkars : L'UNESCO s'explique

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Traduction Gérard Merdjanian - commentaires

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Selon l'UNESCO, l'incident qui s'est produit à Paris lors de l'exposition sur l'Artisanat du Khatchkar (Croix-de-pierre), a été causé par un manque de coordination.
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"Une consultation préalable est indispensable lorsque l'organisation d'événements implique les intérêts de nombreux pays. Malheureusement, cette condition n'a pas été entièrement respectée ; plusieurs photographies ne correspondaient pas au mandat de l'Organisation et risquaient de saper l'esprit de compréhension et de coopération internationale," a déclaré le représentant de l'UNESCO assurant que cette démarche ne visait en aucune façon vouloir censurer ou annuler des faits historiques.

"L'organisation a tenté de travailler en contact étroit avec les représentants de l'Arménie afin d'éviter la politisation inutile d'un événement culturel. Durant toutes les phases de préparation, le Secrétariat de l'UNESCO a respecté strictement les règles et le règlement destinés aux Etats membres. Nous n'avons épargné aucun effort pour que l'événement soit un succès."

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Une fin de non-recevoir enrobée dans un langage diplomatique. Sans doute que ce sont des Turcs, ottomans ou azéris, qui par empathie ont sculpté durant des siècles les Khatchkars pour les ‘ermeni giaour'.

Les pétrodollars de la famille Aliev font parfois des miracles !

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Croire que la Turquie tient vraiment à normaliser ses relations avec l'Arménie est avant tout de la poudre aux yeux des Occidentaux et des Européens en particulier.

Qu'ils soient de l'AKP, du CHP ou du MHP, les dirigeants turcs n'ont strictement rien à faire de l'Arménie et des Arméniens. Lorsqu'on a une épine dans le pied qui s'appelle ‘génocide', on ne négocie pas avec elle, on l'extrait. En l'occurrence, ne pouvant l'extraire comme il y a un siècle, on l'ignore ou à défaut on la combat sur la scène internationale.

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* La réunion de Kazan approche *


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"En fermant les yeux sur les activités meurtrière d'Aliev, la communauté internationale démontre qu'elle tolère sa politique", a déclaré la Secrétaire du parti ‘Héritage', Larisa Alaverdian. La députée ne s'attend à aucune percée de la prochaine réunion présidentielle à Kazan, indiquant toutefois que des tentatives seront faites pour combiner deux approches.

Pour son parti, l'Artsakh doit être impliqué dans les négociations. "Ce n'est pas le cas actuellement, le sommet de Kazan sera une autre réunion récurrente."

Aussi, les appels des médiateurs pour accélérer le processus sont dangereux : "L'Occident cherche à créer de nouveaux problèmes plutôt que de résoudre déjà ceux existants. L'accélération du processus n'aboutira pas à la résolution du conflit du Karabakh," a-t-elle souligné.

* Les relations arméno-turques restent toujours liées au conflit du Karabakh *

Le pouvoir et principaux partis d'opposition turcs sont prêts à normaliser leurs relations avec l'Arménie et à ouvrir la frontière, mais ils sont opposés sur les conditions préalables des négociations ; rapporte le quotidien Hurriyet.
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"Nous sommes prêts à négocier avec les Arméniens, sans conditions préalables. Personne ne peut dire que j'étais d'accord avec le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan sur cette question," a déclaré Kemal Kılıçdaroğlu, le leader du Parti Républicain du peuple (CHP). La déclaration venait en réponse à une question d'un journaliste américain qui demandait si "la politique du CHP en ce qui concerne les relations avec l'Arménie était vraiment différente de celle du Parti Justice et Développement (AKP) vu que les deux partis mettent comme condition le retrait de l'Arménie du Haut-Karabakh."

"La différence entre nous et l'AKP est que nous voyons l'éventuel retrait comme un geste de bonne volonté, et non comme une condition", a ajouté Osman Korutürk, ancien ambassadeur et Vice-président du CHP.

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Ministre d'Etat turc et négociateur en chef pour l'UE, Egemen Bagis pense que la Turquie et l'Arménie ont une chance de coopérer pour "empêcher les peuples, les nations et les pays de souffrir à l'avenir."
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Selon l'Agence Anatolie, lors d'une rencontre à Ankara mardi 21 Juin avec une délégation de journalistes turcs, arméniens et américains, Bagis a déclaré que les peuples turc et arménien "ont souffert dans le passé, et que l'histoire ne peut pas être changée."

"Les présidents arménien Serge Sarkissian et turc Abdullah Gül ont pris des mesures courageuses, il est nécessaire de poursuivre le processus."

Concernant le conflit du Karabakh, il a indiqué : "Nous voulons une solution pérenne entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, ce qui est dans l'intérêt de tous les pays de la région" et d'ajouter : "la frontière entre nos deux pays sera ouverte un jour, mais après que l'Arménie et l'Azerbaïdjan se soient serrés la main."

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Extrait de la Radio Publique d'Arménie et de PanArmenian.net



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