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vendredi 25 juillet 2014

Conflit du Karabakh


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

A force de verser de l'huile sur le feu, qui pour le moment couve encore, Ilham Aliev et les siens vont finir par mettre en pratique leur menace. La question de la guerre pour Bakou n'est pas de savoir 'si' mais 'quand'. Pour cela il faut préparer le terrain tant sur le plan intérieur qu'extérieur.

L'opinion publique azerbaidjanaise est façonnée à longueur de semaine par des discours et des manifestations. Les discours mettent non seulement en avant la bravoure des combattants et des assassins d'Arméniens, mais sont systématiquement belliqueux, revanchards, haineux et xénophobes à l'encontre des mêmes Arméniens, qu'ils soient nationaux ou diasporiques. Toutes les commémorations sont utilisées pour rappeler les territoires perdus. Bakou joint le geste à la parole en violant en permanence le cessez-le- feu par des tirs de snippers associés à des tirs d'armes lourdes sur des cibles militaires comme civiles. Comme de toute façon les observateurs de l'OSCE annoncent toujours la date et le lieu de leur mission, les contrevenants ne risquent pas de se faire prendre sur le fait. 
Rappelons qu'en 2013

le budget de la défense de l'Azerbaïdjan qui équivalait au budget total de l'Arménie, a augmenté de 25% au premier semestre 2014.
Et gare à celles et ceux qui ne marchent pas droit ou qui osent contester le discours officiel. Les arrestations d'intellectuels, de journalistes, de défenseurs de droits de l'homme ou tout simplement d'opposants, en sont la preuve.

Sur la scène internationale il faut contrer l'Arménie en rappelant les résolutions de l'ONU, même si elles datent de 20 ans, et utiliser contre l'adversaire les mêmes reproches comme les violations du cessez-le-feu ou le fait d'être non-constructif. Toute les occasions sont bonnes pour mettre en avant l'inefficacité des médiateurs internationaux, à savoir les pays coprésidents du groupe de Minsk de l'OSCE. Ceci pour les prises de paroles des dirigeants, auxquelles il faut ajouter le travail individuel effectué auprès des élus et des représentants, dans les organisations nationales ou internationales, plus connu sous le vocable de "diplomatie du caviar".
Maintenir le blocus de l'Arménie avec l'aide de son allié la Turquie tout en s'assurant la loyauté de la Géorgie par le versement de généreuses royalties.
Enfin s'allier les bonnes grâces des pays musulmans (OCI) et plus particulièrement des pays turcophones par des résolutions formatées à son avantage.

Le troisième et dernier endroit où s'exerce la mauvaise volonté de Bakou, ce sont les réunions Arménie-Azerbaïdjan pilotées par les coprésidents du groupe de Minsk de l'OSCE, en charge du processus de négociations sur le conflit du Haut-Karabakh. Tout est fait que seul soit pris en compte le retour de tous les territoires, sans rien lâcher en retour.

Face à ce constat, que font les pays coprésidents du groupe de Minsk de l'OSCE et les organisations internationales, à part palabrer ? Rien ! Ou plutôt si, ils font des choses.
Soit, ils vendent des armements, commercent avec Bakou, reçoivent des investissements, des participations ou des donations du clan Aliev.
Soit ils font de beaux discours généraux, basés sur le droit et les normes internationales, déclarant en substance : "Faite la paix, pas la guerre" 
Et pour nombre d'eux, ils font les deux.
C'est que l'on appelle l'hypocrisie pardon la diplomatie.

La haine tout comme l'amour est aveugle. Le potentat oublie par moment qu'il ne faut pas trop tirer sur la corde et qu'une guerre ne sera ni du gout de Moscou pour des raisons géostratégiques, ni du gout des européens pour des raisons énergétiques.


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Traductions – revue de presse

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Groupe de Minsk

Les deux ministres, Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov, se trouvent à Bruxelles pour participer au sommet ministériel des Etats membres du Partenariat oriental.

Initié en 2009 par la Pologne et la Suède, le projet de Partenariat oriental est un accord entre l'UE et six républiques ex-soviétiques (Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, Moldavie et Ukraine) considérés comme des partenaires d'Europe orientale. Ce programme est également le pendant de la Politique Européenne de Voisinage (PEV).

On notera qu'à ce jour seuls la Moldavie, la Géorgie et très récemment l'Ukraine, ont signé l'Accord d'Association avec l'UE. L'Arménie


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UE : Partenariat oriental

Arménie

Le 22 juillet le ministre arménien des Affaires étrangères Edward Nalbandian a participé à la réunion des ministres des affaires étrangères des États membres du partenariat oriental qui s'est tenues à Bruxelles, suivi par le haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton, ainsi que le commissaire européen à l'élargissement et la politique européenne de voisinage Štefan Füle.

Lors de son discours, le ministre arménien a mentionné que l'Arménie souhaitait développer sa coopération avec l'UE, basée sur les résultats et les progrès
 
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Relations Israël-Turquie

Le ministre israélien des Transports, Israël Katz  (du Likoud) a répondu au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, après que ce dernier ait accusé Israël de tenter un "génocide systématique" des Arabes palestiniens à Gaza.

Dans un post sur sa page Facebook, Katz a rappelé à Erodgan le génocide arménien perpétré par les troupes ottomanes. "En 1915, les Turcs ont massacré un million et demi d'Arméniens et ils nous accusent de génocidaire, parce que nous nous battons contre ses amis du mouvement islamique! Qui veut entretenir des relations avec une telle personne?"

Erdogan qui vocifère de plus en plus sur


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L'Azerbaïdjan et la démocratie

La liberté religieuse

"Malgré les affirmations de la tolérance officielle du gouvernement azerbaïdjanais, les conditions de la liberté religieuse dans ce pays se sont détériorées au cours des dernières années. Malheureusement, le gouvernement azerbaïdjanais a montré qu'il est peu tolérant - sans parler de respect - pour ceux qui expriment des points de vue différents; il semble qu'il tolère seulement ceux qui soutiennent les politiques officielles et les autorités de l'Etat," a déclaré l'analyste principal des politiques de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF), Catherine Cosman.

En 2010, les amendes liées à la religion ont été multipliées par 16, ont noté les experts. Au printemps 2014, le Parlement azéri a adopté des amendements restrictifs pour la religion, soi-disant pour prévenir la propagation de l'extrémisme religieux. Les communautés musulmanes du pays sont

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Brève d'Arménie

Le quotidien Hrabarag indique que la Russie retire des gardes-frontières de la frontière arméno-turque.

"Au début, ils étaient moitié-moitié avec les Arméniens, maintenant ils ne représentent plus que 20%; les Arméniens gardent la frontière alors que l'accord russo-arménienne a été prolongé de 49 ans. En réponse à la question de savoir pourquoi, les experts indiquent qu'il est déterminé par les intérêts russo-turcs, et d'ajouter que les fonds russes ne parviennent pas à destination. Si vous allez à la frontière, vous y trouverez les barbelés des années 1930 à l'ère de la nanotechnologie."

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CICR

Le Bureau d'Erevan du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est en pourparlers pour organiser une réunion avec les Azerbaïdjanais détenus au Karabakh.

Le correspondant des Programmes de Communication du Bureau du CICR ​​en Arménie, Zara Amatuni, ​​travaille conformément à son mandat, à la Convention de Genève, et fait de son mieux pour rencontrer les détenus.

En l'occurrence, il essaie de rencontrer


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Le coin des experts et des observateurs

"L'espace économique commun entre l'Arménie et le Haut-Karabakh sera maintenu de fait et de droit, lorsque Erevan entrera officiellement dans l'Union économique eurasienne (EaEU) avec ses frontières internationalement reconnues. Il est fort probable qu'un point de contrôle de douane soit mis en place entre les deux pays, mais ce sera juste une formalité," a déclaré le politologue russe Alexander Markarov.

L'expert a noté que le processus d'adhésion de l'Arménie à l'EaEU est retardé pour de nombreuses raisons, et notamment pour des questions non résolues entre les membres fondateurs de l'organisation.

Le traité portant création de l'Union économique eurasienne a été signé le 29 mai dans la capitale du Kazakhstan, Astana, par les présidents du Kazakhstan, du Belarus et de la Russie. L'accord entrera en vigueur le 1er janvier 2015.


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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Times.am, de Tert.am, de Panorama.am, et de Today.az

 

 

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