A la Une

mardi 16 septembre 2014

Conflit du Karabakh : La pression augmente … mais verbalement.


 
 

***

Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

***

Commentaires

Pendant que la Turquie, par l’intermédiaire de ses ministres et de ses diplomates, fait barrage pour contrer les démarches de l’Arménie et de la diaspora arménienne concernant le génocide arménien, le faisant passer pour les aléas et les pertes liés à la première mondiale sous l’idée générale : «C’est le passé, regardons plutôt l’avenir», le clan Aliev dépense des millions, indirectement sur les dirigeants et plus directement sur les médias, pour accréditer ses thèses, faire passer les Arméniens pour des envahisseurs sans foi ni loi et pour des empêcheurs de tourner en rond concernant la résolution du conflit du Karabakh, résolution conformément aux vœux de Bakou bien évidemment.

La rencontre sous l’égide du président Poutine en Aout dernier et celle du secrétaire d’Etat, John Kerry il y a une semaine, avec les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev, n’ont débouché sur rien sinon rappeler les positions de chacun, positions réitérées depuis des années mettant en avant deux principes antagonistes, contenus dans les accords d’Helsinki : l’intégrité territorial et le droit à l’autodétermination des peuples. Il y a fort à parier que la prochaine rencontre prévue à Paris le mois prochain sous l’égide du président Hollande ne fera que réaffirmer les positions de chacun et la litanie habituelle des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Rien a priori n’indique un quelconque infléchissement de la politique de Bakou, pas plus d’ailleurs de celle d’Erevan. 

Comme l’ont dit à plusieurs reprises nombre d’observateurs et d’analystes, tant que l’Azerbaïdjan ne transigera pas sur le statut définitif du Haut-Karabagh, c'est-à-dire le droit à l’autodétermination selon la conception de la communauté internationale, il très peu probable que l’Arménie cède quoi que ce soit des districts entourant le Haut-Karabagh. L’insécurité, les provocations et les violations permanentes du cessez-le-feu de la part des Azéris ont pour seul but d’inciter les Arméniens à un geste de bonne volonté, comme par exemple la rétrocession de district(s), ou mieux encore comme le souhaite Aliev à une reprise de la guerre avec son arsenal militaire surdimensionné.

La marge de manœuvre de l’Arménie est faible. Il n’y a rien à espérer ni du côté des Etats-Unis - embourbés dans leur combat contre les Djihadistes de tous bords, et encore moins du côté de l’UE - incapable d’une politique étrangère commune sans parler d’une quelconque intervention ; reste l’ex-camarade Poutine dont l’attention est accaparée par le conflit ukrainien. Bien que l’attention des pays coprésidents soit sur des sujets bien plus graves et brulants, une nouvelle guerre du Karabakh ne serait pas pour autant au bénéfice du déclencheur. Isn’t it Ilham ?
 

***

Traductions – revue de presse

***

Des délégations de parlementaires français en Arménie

Une première délégation(1) conduite par Bruno Le Roux (député PS de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis et président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale), s’est rendue en Arménie à l’occasion du 100ème anniversaire de la disparition de Jean Jaurès, et d’une conférence « Jean Jaurès et les Arméniens » à l’Université française d’Erevan. Bruno Le Roux s’est déclaré favorable à une Loi française de pénalisation du négationnisme du génocide arménien. Suite à cette délégation, une autre a suivi

Une seconde conduite par le sénateur Alain Néri s’est rendue le 8 Septembre, au Karabakh où elle a été reçue par


***

Conflit du Karabakh

Les Présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev se sont réunis jeudi 4 septembre, avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en marge du sommet de l'OTAN au Pays de Galles pour discuter du processus de paix du Haut-Karabagh.

Ils ont présenté leurs points de vue sur la résolution du conflit, et Kerry a mis l'accent sur la nécessité de
 
Suite

***

Grèce

Mardi le Parlement grec a adopté une loi qui pénalise la négation du génocide arménien et les autres crimes contre l'humanité.

«L'Arménie se félicite de la mesure adoptée par le Parlement grec le 9 septembre, qui réprime la négation des génocides reconnus par le Parlement grec.

Avec cette étape, la Grèce une fois de plus prouve son attachement aux valeurs universelles et a pris un pas important vers
 

***

Pays Basque

Le 11 Septembre, le ministre des Affaires étrangères de la RHK, Karen Mirzoyan, a entamé une visite au Pays Basque.

Il a rencontré Martin Garitano Larrañaga, le Président de la province Gipuzkoa en Pays Basque. La président s'est félicité de la venue de Karen Mirzoyan et a déclaré que la province de Gipuzkoa avait reconnu l’Artsakh comme un Etat indépendant. Il a exprimé sa confiance que la République du Haut-Karabagh et le Pays basque auraient
 
Suite

***
Relations Azerbaïdjan-UE

Le président du Conseil européen des droits de l'homme a sévèrement critiqué les autorités azerbaïdjanaises sur la détérioration des droits de l'homme et des libertés fondamentales, pays de la Caspienne producteur de pétrole.

Le commissaire Nils Muiznieks, a déclaré : «La vague d'arrestations de défenseurs des droits de l'homme a augmenté ces derniers mois. Cette situation est totalement inacceptable et va à l'encontre des engagements pris par l'Azerbaïdjan sur les droits de l'homme quand il a rejoint les 47 nations.»

Muiznieks a cité plusieurs cas dans lesquels des journalistes et des blogueurs critiques envers les autorités azerbaïdjanaises ont été emprisonnés, persécutés ou humiliés.

"Les quelques voix critiques qui sont encore en dehors des centres de détention du pays font face à une pression croissante et ont dû souvent quitter le pays, lorsqu'ils ne sont pas interdits de sortie, ou qu’ils aient leurs comptes bancaires gelés", a ajouté Muiznieks.

***

Relations Arménie-Turquie

Le nouveau ministre des Affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, a récemment blâmé l'Arménie pour l'absence de progrès dans la normalisation des relations arméno-turques et a affirmé une fois encore que la partie arménienne n’avait toujours pas répondu à la lettre du premier ministre turc de 2005.

Le vice-ministre arménien des Affaires étrangères, Chavarch Kotcharian, a déclaré:

«J’ai du mal à croire que
 

***

Le coin des analystes et des observateurs

Thomas de Waal

Richard Guiragossian

Giro Manoyan

Suite

***

 **

Extrait de Radiolour, de PanArmenian et de News.am

 


 

Partager

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites More