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vendredi 10 février 2017

L’Union européenne et le Sud-Caucase



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Malgré le lent délitement de l’UE dans nombre de domaines, Bruxelles poursuit ses activités dans le cadre du partenariat de l’Est avec plus au moins de bonheur dans les six pays concernés - Biélorussie, Moldavie, Ukraine, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan.

La Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine sont parmi les bons élèves pour des raisons diverses, ce qui a entrainé la mise en œuvre de l’accord d’association avec l’UE, lequel prévoit une zone de libre-échange approfondi et complet ainsi qu’une libéralisation du régime des visas.

La Biélorussie et l’Arménie sont handicapées par leur adhésion à l’Union économique eurasienne. Toutefois, Erevan tire son épingle du jeu en négociant un nouvel accord juridiquement contraignant alors que Minsk doit faire montre de souplesse dans ses rapports avec la société civile et surtout dans sa perception des droits de l’homme.

Ce qui nous amène au dernier de la classe, c'est-à-dire l’Azerbaïdjan. Les relations avec l’UE piétinent dans quasiment tous les domaines sauf les accords énergétiques. A l’inverse des cinq autres pays, le mauvais élève ne fait pas beaucoup d’effort pour s’améliorer, au contraire, le potentat pour rester en place utilise toutes les ficelles que lui confère sa fonction pour réprimer toute opposition et restreindre les libertés. Les valeurs de l’UE sont utilisées comme oriflamme pour jeter de la poudre aux yeux des Occidentaux, ce qui n’empêche nullement les dirigeants azéris à se rendre à Bruxelles pour négocier un nouveau partenariat stratégique.


Géorgie
L'UE soutient les ambitions de la Géorgie en faveur de relations plus étroites avec l'Union. L'UE et le gouvernement de la Géorgie sont convenus de poursuivre leur coopération en vue de renforcer encore l'association politique du pays avec l'UE et son intégration économique dans l'UE.

Le 1er juillet 2016, l'accord d'association entre l'UE et la Géorgie, qui prévoit une zone de libre-échange approfondi et complet, est pleinement entré en vigueur.

Le Directeur général de la Commission européenne de voisinage et de l'élargissement des négociations, Christian Danielsson vient de remettre des équipements de surveillance de la frontière verte avec la Turquie d’une valeur de 3,4 millions d’€ au ministère géorgien des Affaires intérieures.

Les citoyens géorgiens pourront entrer dans l'espace Schengen sans visa pour des séjours de courte durée, en vertu d'une nouvelle loi adoptée par le Parlement le jeudi 2 février. Quant à savoir quand une décision sera prise sur la finalisation de la décision sur un voyage sans visa pour les citoyens de la Géorgie, la Vice-présidente Federica Mogherini a indiqué : «j'espère vraiment que nous finaliserons cette question le plus tôt possible, non seulement pour la Géorgie, mais aussi pour l'Ukraine.» En attendant, les citoyens géorgiens qui détiennent un passeport biométrique auront le droit d'entrer sans visa dans tous les états membres de l’UE (sauf l'Irlande et le Royaume-Uni) pendant 90 jours, par période de 180 jours, pour motif d’affaires, de tourisme ou de famille, mais pas pour travailler. L’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse ne sont évidement pas concernés par cet accord puisque non membre de l’UE.


Arménie
Le 12 octobre 2015, le Conseil a autorisé la Commission européenne et la haute représentante à ouvrir des négociations en vue de conclure un nouvel accord global juridiquement contraignant avec l'Arménie et il a adopté le mandat de négociation correspondant. Les négociations ont débuté le 7 décembre 2015. Cet accord remplacera l'actuel accord de partenariat et de coopération entre l'UE et l'Arménie.

Le Conseil de coopération entre l'UE et la République d'Arménie a tenu sa seizième réunion le lundi 18 janvier 2016. Ils ont confirmé à nouveau leur volonté commune de renforcer et d'approfondir leur coopération dans tous les domaines où cela est possible et compatible avec les nouvelles obligations internationales de l'Arménie qui découlent de son adhésion à l'Union économique eurasiatique.

Les deux parties ont donné de nouvelles orientations politiques et une nouvelle impulsion pour le futur accord UE-Arménie, qui doit remplacer l'actuel accord de partenariat et de coopération, devenu obsolète, et replacer leurs relations dans le cadre plus large de la politique européenne de voisinage révisée et du partenariat oriental.

L'UE a confirmé le maintien de son soutien aux efforts de réforme de l'Arménie, y compris la mise en œuvre des accords relatifs à l'assouplissement du régime des visas et à la réadmission, et elle a encouragé l'Arménie à faire le meilleur usage de l'aide qu'elle reçoit à cette fin de la part de l'UE. Pour la période 2014-2017, entre 140 et 170 millions d'euros doivent être affectés principalement au développement du secteur privé, à la réforme de l'administration publique et à la réforme du secteur judiciaire.

En ce qui concerne les perspectives de règlement du conflit du Haut-Karabakh, l'UE a réaffirmé que le statu quo ne peut pas durer et que le règlement pacifique de ce conflit demeure une priorité pour elle. La situation en matière de sécurité le long de la ligne de contact et de la frontière internationale entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan reste un sujet de vive préoccupation. L'UE a une nouvelle fois appelée à la retenue et à un engagement plus poussé dans les efforts de négociation menés par l'OSCE. Par ailleurs, l'UE a réaffirmé qu'elle soutenait les négociations menées sous l'égide des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE en vue de régler le conflit. Elle a encouragé la poursuite du dialogue entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. En outre, l'UE a réaffirmé sa volonté de soutenir les activités de consolidation de la paix et d'appuyer la reconstruction et la réhabilitation des régions touchées par le conflit, sitôt qu'un accord de paix aura été conclu.


Azerbaïdjan
Les relations avec l'Azerbaïdjan reposent, dans le cadre du Partenariat oriental. Toutefois, les relations ne se limitent pas au secteur de l'énergie et d'importants progrès restent à faire dans le domaine de la démocratie et des libertés fondamentales. Elles reposent sur deux principes-clés:
- la nécessité d'une approche différenciée: l'Azerbaïdjan est libre de choisir dans quelle mesure il acceptera la proposition d'association politique et d'intégration économique formulée par l'UE.
-l'établissement d'une démocratie profondément ancrée: l'UE ne transigera pas sur les valeurs fondamentales du Partenariat oriental.

L'UE étudie la possibilité de nouer des relations plus étroites avec l'Azerbaïdjan, et a entamé des négociations en vue d'un accord d'association spécifique en 2010.

Le Conseil de coopération a examiné les progrès accomplis dans la résolution du conflit du Haut-Karabakh. L'UE a réaffirmé que le statu quo est inacceptable et que le règlement pacifique de ce conflit demeure une priorité absolue. L'UE s'est félicitée de la récente réunion des Présidents de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie à Vienne et de l'accord des Présidents pour faire progresser les négociations en vue d'un règlement pacifique du conflit du Haut-Karabakh. L'UE a confirmé qu'elle était prête à soutenir et à compléter les efforts déployés par les Coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE pour faciliter les activités de consolidation de la paix. L'UE s'est également déclarée préoccupée par les incidents sur le terrain et a exhorté les parties à se garder des mesures et des déclarations qui accentueraient les tensions et les répercussions sur les négociations.

Les deux parties ont convenu d'approfondir les relations bilatérales entre l'UE et l'Azerbaïdjan dans le cadre du partenariat oriental et de poursuivre la mise en œuvre des obligations et engagements. À cet égard, l'UE a proposé à l'Azerbaïdjan d'envisager des recommandations et de légiférer pour aligner les élections, la liberté de réunion, d'association et de médias sur les normes internationales. L'UE a souligné l'importance d'une société civile dynamique pour le développement démocratique. L'UE a réaffirmé son intention de continuer à soutenir le développement des institutions démocratiques en Azerbaïdjan.

(A suivre)


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Traductions – revue de presse

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Arménie

Le 27 janvier, Edouard Nalbandian, ministre des Affaires étrangères de l'Arménie, a rencontré le secrétaire général de l'OSCE, Lamberto Zannier, à Vienne

Edouard Nalbandian a présenté à Lamberto Zannier les efforts déployés par l'Arménie et les Coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE pour la mise en œuvre des accords conclus lors des sommets de Vienne et de Saint-Pétersbourg.

Les parties se sont 


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Azerbaïdjan

«Les monuments et cimetières culturels azerbaïdjanais sont détruits suite à l'occupation arménienne de la région du Haut-Karabakh, qui est un berceau de la culture azerbaïdjanaise,» a déclaré Sevinj Fataliyeva, membre de la délégation azerbaïdjanaise à l'APCE.

Fataliyeva, qui est également la présidente de la Sous-commission de la Charte sociale européenne de la Commission des affaires sociales, de la santé et du développement durable de l'APCE, a


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Russie

«Le règlement du conflit du Karabakh est l'une des priorités de la politique étrangère de la Russie,» a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

«Les négociations étaient constructives et "des idées concrètes sur le règlement du conflit du Karabakh ont été discutées", a commenté le Premier ministre russe Sergueï Lavrov lors de ses entretiens avec ses homologues arménien et azerbaïdjanais. De nouvelles réunions se tiendront à l'avenir, mais


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Etats-Unis

«Le gouvernement américain continuera à donner de l'importance et à prioriser la réalisation d'un règlement pacifique pour l'avenir du Haut-Karabakh,» a déclaré l'ambassadeur américain en Arménie, Richard Mills, dans son allocution à la Chambre de commerce Arménie-Etats-Unis.

"Plus le temps passe, et suite aux tragiques combats d’Avril dernier, et plus je me rends compte à quel point l'absence d'une résolution pacifique des conflits du Haut-Karabakh détourne des ressources précieuses - tant côté Arméniens nationaux ou diasporiques que leurs amis de la diaspora - de nos objectifs communs et


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Artsakh

Suite aux propos du ministère azerbaidjanais de la Défense, concernant le soldat Elnur Huseynzade capturé par les forces arméniennes, le porte-parole du ministère de la Défense de la RHK, le Gal Senor Hasratian, a déclaré :

«Dénier ses propres soldats s'inscrit pleinement dans la logique de l'Azerbaïdjan. Il est incompréhensible et illogique comment un militaire expulsé de l’armée peut pénétrer dans une zone de conflit [ligne de contact], en uniforme militaire et armé, et essayer



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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Today.az, de News.az, du Minist AE Arménie, ainsi que de l’Union européenne.






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