A la Une

mardi 7 mars 2017

Karabakh : Les coprésidents du groupe de Minsk de l'OSCE



***

Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

***

Commentaires

***

Quoi que fasse l’Azerbaïdjan, les pays coprésidents du groupe de Minsk de l'OSCE n’élèvent jamais le ton ; Preuve en est le dernier assaut azéri du 25 Février. Que ce soit Moscou, Washington ou Paris, c’est le calme plat dans les déclarations officielles. Certes il ne faut pas attendre que les présidents des dits pays prennent systématiquement la parole quand le sieur Aliev fait des siennes. Seuls les porte-paroles répondent génériquement aux questions directes des journalistes, et les deniers dérapages n’ont modifié en rien la position des chancelleries quant aux propositions pour solutionner le conflit du Karabakh.

Indépendamment du fait de vendre des armes, directement ou indirectement, ces chères capitales se font un devoir de traiter les protagonistes avec les mêmes termes, qu’ils aient ou non respectés leurs accords, qu’ils aient ou non commis des actes répréhensibles.

Ainsi, la France va recevoir le président Serge Sarkissian en visite officielle le 08 Mars et devinez ? Le 14 Mars c’est le président Ilham Aliev qui sera reçu. Mais ce n’est pas pour autant, qu’une rencontre sera organisée entre les deux antagonistes. Paris, à l’instar de Moscou, joue les équilibristes entre les deux Etats en guerre larvée, mais hélas, pas avec le même poids.

Quant à Washington par les temps qui courent, a d’autres chats à fouetter, avec une administration qui sous la férule de Donald Trump, commence à retirer ses billes de diverses parties du monde. Alors le Sud-Caucase, c’est vraiment le dernier de ses soucis.

Le seul qui ait une influence suffisante et la capable de faire bouger les dirigeants à tous les niveaux, reste Moscou : le centre décisionnaire de Bakou et d’Erevan pendant soixante-dix ans, et leur tutelle depuis vingt-cinq ans.

L’unique question cruciale qui se pose est de savoir si oui ou non le camarade Poutine est enclin à accorder le rattachement de l’Artsakh à l’Arménie. Après tout, il a annexé la Crimée qui était une province russe, au motif que le camarade Khrouchtchev en Février 1954 l’avait gentiment cédé à la RSS d’Ukraine à l'occasion du 300e anniversaire de la réunification de la Russie et de l'Ukraine. Alors restituer à l’Arménie ce que les Bolchevicks avaient charcuté n’est pas si incongru que cela.

La reconnaissance de la République d’Artsakh, autodéterminée et autoproclamée en 1991, est le premier vers une réunification avec l’Arménie. C’est ce premier pas, c'est-à-dire le droit à l’autodétermination des peuples que l’infâme Aliev refuse absolument. Ce que le ministre des Affaires étrangères russe a explicité en termes diplomatiques suite à son entrevue avec son homologue azéri.


***

Traductions – revue de presse

***

Artsakh

«Pour réaliser des progrès dans le règlement du conflit du Karabakh, il est d'abord nécessaire de rétablir le format complet des pourparlers,» a déclaré le président de la République d’Artsakh (RA), Bako Sahakian.

"La résolution du conflit est tout simplement impossible sans notre participation en tant que partie à part entière. Le fait est accepté par les médiateurs internationaux, c'est-à-dire les coprésidents du Groupe de Minsk. Nous sommes prêts à 


***

Arménie

Le ministre des Affaires étrangères arménien Edouard Nalbandian n'exclut pas la perspective d'avoir un pays qui reconnaîtrait la République d’Artsakh d'ici la fin de l'année.

"La reconnaissance par un pays n'est pas suffisante, mais tout a un commencement. Le processus de négociation vise un règlement pacifique exceptionnel du conflit. Nous devons atteindre non seulement la reconnaissance, mais aussi la réalisation du peuple d’Artsakh pour l'autodétermination. Cela permettra


***

OSCE

L'Ambassadeur Andrzej Kasprzyk, Représentant personnel du Président en exercice de l'OSCE sur le conflit du Karabakh, a fait la déclaration suivante:

"A la demande des parties, une opération humanitaire pour récupérer les restes des soldats azerbaïdjanais du man’s land fortement miné a eu lieu le lundi 27 février avec l’aide de mon personnel entièrement


***

Russie

«La Russie va aider Bakou et Erevan à atteindre des solutions mutuellement acceptables au conflit du Haut-Karabakh. Le tout basé dans le contexte formel des réunions trilatérales - Russie, Azerbaïdjan et Arménie, et, bien sûr, en sa qualité de coprésident du Groupe de Minsk de l’OSCE,» a déclaré lundi lors d’une conférence de presse le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, après des entretiens avec son homologue azerbaïdjanais, Elmar Mamedyarov, en visite à Moscou.

"Nous pensons que le conflit du Karabakh peut


***

Relations UE-Arménie

Le président Serge Sarkissian a rencontré la haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, et vice-présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini.

Le Président arménien a déclaré que la réunion avec Mme Mogherini se déroulait à un moment important pour l'Arménie et l'Union européenne, vu que la veille, le Président Sarkissian et le Président Tusk ont annoncé




***
 **



Extrait de Radiolour, de PanArmenian, et de News.am



Partager

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites More