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jeudi 5 août 2010

L'Allemagne se positionne au Sud-Caucase

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Traduction Gérard Merdjanian - commentaires

Du temps de l'Union soviétique, la RFA avait déjà des échanges économiques importants avec les pays de l'Est. A la chute du mur et de l'URSS, et malgré le poids de la réunification des deux Allemagnes, Berlin a réussi là où plusieurs autres pays européens ont échoué : resserrer encore plus les liens qui existaient et en créer d'autres avec les pays du Sud-Caucase.

Si la Grande-Bretagne est bien positionnée pour la partie énergétique avec tous les pays du Proche et du Moyen-Orient, sans oublier les pays riverains de la Caspienne, l'Allemagne se taille une part importante pour les autres échanges commerciaux.

Si l'on ajoute à cela son poids dans l'UE, il est évident que l'Arménie a à attendre et à obtenir beaucoup plus de Berlin que de Londres ; malgré les liens étroits unissant l'Allemagne et la Turquie et les ‘dérapages' des conseillers militaires durant les massacres de 1915.

Le godillot des Etats-Unis n'a jamais été favorable aux Arméniens [1]et ce depuis toujours, l'or noir était plus important que la vie des Arméniens vivant dans l'empire ottoman. Et je laisse de côté les questions liées au génocide arménien et les prises de positions récentes de David Cameron à Ankara.

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"On ne sait pas encore quel impact aura l'Arrêt pour le Kosovo de la Cour internationale de Justice, sur le sort ultérieur du Haut-Karabakh, il faut attendre," a déclaré l'ambassadeur d'Allemagne en Arménie Hans-Jochen Schmidt lors d'une conférence de presse, ajoutant que les propositions soutenues par le Groupe de Minsk de l'OSCE continueront d'être les plus importantes.

"Il est important de parvenir au règlement du conflit fondé sur les principes de Madrid – le non-usage de la force, l'intégrité territoriale et l'auto-détermination des peuples. Je pense que les médias doivent eux aussi procéder à de longues discussions pour trouver des moyens pour le règlement du conflit." Selon lui, l'activité des organisations non gouvernementales est également importante : "ils essaient de déterminer l'état d'esprit des populations des deux pays à travers divers séminaires."

Hans-Jochen Schmidt n'apprécie pas la croissance des dépenses militaires dans la région et de plus : "Parler avec des menaces d'utilisation de la force n'est pas efficace et c'est dangereux pour la démarche politique."

Répondant à la question posée par Radiolour sur "les mesures à prendre par l'Union européenne pour la résolution du conflit du Haut-Karabakh," l'ambassadeur a répondu : "Il n'est pas politiquement rationnel d'élargir la mission du groupe de Minsk avec d'autres outils."

Il a mentionné que les pays européens membres de l'Union doivent essayer de diminuer les tensions avec l'aide des organisations opérant dans la région. Dans ce contexte, le diplomate a mentionné l'envoi simultané aux trois pays de la région d'un contrat associatif.

Concernant les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE, il a indiqué qu'à ce stade, pour le succès des négociations, la question chypriote et les relations arméno-turques sont cruciales. De plus, la question d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne devient souvent un objet de spéculations politiques. "Nous espérons le succès de ce processus, ce qui pourrait être un tournant pour la région", a-t-il ajouté.

Hans-Jochen Schmidt a débuté sa carrière en Arménie en Octobre dernier, au moment de la signature des protocoles arméno-turcs.

Extrait de la Radio Publique d'Arménie et de Armenpress




[1] Sauf peut-être à l'époque du Premier Ministre William Ewart Gladstone (1809-1898)


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