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lundi 2 mai 2011

Tous les visiteurs de marque commentent les processus avec les deux voisins de l'Arménie

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Traduction Gérard Merdjanian - commentaires

Après le Commissaire européen à l'élargissement et à la politique de Voisinage, Stefan Füle, d'origine tchèque, voici la Chef d'Etat lituanienne (présidant l'OSCE) et un lord anglais en charge du Sud-Caucase. En clair, trois européens membres de l'UE.

Cela n'étonnera personne si leurs propos, tant sur le processus de normalisation arméno-turc que sur le processus de pais arméno-azerbaidjanais, se ressemblent fortement. Ils sont tous pour que les deux processus aboutissent.

Sans chercher à savoir à cause de qui ou de quoi les processus sont bloqués, et surtout éviter de faire le nécessaire auprès de celui ou ceux qui mettent des bâtons dans les roues, il n'est pas besoin d'être un VIP pour lire un texte généraliste, rempli de bons sentiments.

Le propre d'un VIP politique est d'apporter des solutions et de (se) donner les moyens qui permettent de les mettre en œuvre. Il faut reconnaître que demander aux 27 pays de l'UE d'avoir une politique (étrangère) commune et cohérente, est quelque peu utopique. Force est de constater que le seul pays qui agit dans la région est la Russie, même si l'on n'est pas toujours d'accord avec ses propositions.

* Brève *

"Le monument construit à Kars pour célébrer l'amitié entre la Turquie et l'Arménie est en cours de démantèlement, ce geste montre combien le rapprochement entre les deux pays est au point mort", écrit le journal britannique ‘Independent'.

Selon l'architecte Levon Tokmadjian, le monument n'a aucune valeur culturelle, mais les Turcs se seraient comportés de la même façon même si cela avait été une sculpture de Michel-Ange. C'est directement lié à la politique actuelle turque.

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Chose promise, chose due. Recep Tayyip Erdogan est un homme de parole, principalement lorsqu'il s'agit de dégrader l'image de l'Arménie, surtout dans son propre pays.

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* Dalia Grybauskaitė *


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La Présidente de la Lituanie, Dalia Grybauskaitė, visitera les pays du Sud-Caucase cette semaine en tant que chef de l'Etat présidant l'OSCE pour rencontrer ses trois homologues, arménien, géorgien et azerbaïdjanais.

Progresser dans la recherche d'une solution aux conflits prolongés est la priorité essentielle de la présidence lituanienne de l'OSCE. La Présidente exhortera les dirigeants à être plus ouverts en cherchant à résoudre les conflits existants.

"Seule une solution pacifique par des négociations constructives entre les parties, témoignant d'une volonté politique solide et une détermination à trouver une solution mutuellement acceptable à la situation peut assurer la stabilité à long terme et la paix."

Les relations bilatérales, la coopération économique et culturelle, et les projets de coopération avec l'Union européenne, seront les autres questions abordées.

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* Bryan Fall *


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Sir Bryan Fall, le Représentant spécial du Royaume-Uni pour le Sud-Caucase, a commenté le processus de normalisation des relations arméno-turques.

"Nous espérons toujours. Je pense qu'il est important que les deux pays avec lesquels nous avons des relations amicales soient capables de passer de cette position artificielle. Les élections en Turquie arrivent et je ne pense pas que l'on s'attende d'ici là à une quelconque modification importante. Si le problème avait été facile, il aurait été résolu depuis longtemps. Les protocoles ont été une avancée considérable, à notre avis. Ils n'ont pas été ratifiés, ce qui est dommage, mais ils n'ont pas été enterrés non plus et nous allons probablement les voir réapparaitre."

"Bien que le Royaume-Uni ne soit pas membre du Groupe de Minsk, il soutient les coprésidents et les présidents de l'Arménie et l'Azerbaïdjan. J'ai pu avoir des réunions informelles avec les coprésidents Américains et Français ainsi qu'avec l'ambassadeur de Russie en Arménie et maintenant je suis beaucoup mieux informé qu'avant. Le principe essentiel est d'avoir un document de paix accepté par les côtés. Il y a beaucoup à faire et il y a un programme chargé de réunions qui aidera à produire des résultats positifs en Juin."

"Il faut doubler d'efforts pour trouver une solution. Et le succès signifie un compromis des deux côtés. Le printemps est habituellement une période d'activité lorsque les ministres et les présidents se rencontrent et des progrès peuvent être réalisés."

"Les relations de l'UE avec chacun des trois pays du Sud-Caucase sont individualisées, il n'y aura pas de ‘solution type'. Le partenariat oriental n'est pas là pour faire plaisir aux étrangers, il doit être vraiment bon pour chacun des trois pays."

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* Des trois soldats tués la semaine dernière *


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"La partie arménienne n'a jamais trop tardé pour répondre aux provocations azéries et cela a toujours été le cas," a déclaré le psychologue militaire David Djamalian.

Selon le médecin, il est nécessaire de parler à l'agresseur dans sa propre langue. "Bien que les autorités de Bakou démentent les informations sur les pertes subies, les réseaux sociaux azerbaïdjanais informent sur ces victimes."

En tout état de cause, les provocations sur la ligne de contact se poursuivront, mais la possibilité d'une reprise des hostilités a considérablement diminué.

Pour sa part, le politologue Sergueï Minassian a ajouté qu'il est peu probable que l'Azerbaïdjan souhaite réellement se lancer dans une guerre. "Ce pays veut simplement montrer qu'il peut mettre ses menaces à exécution. En réalité, celui qui se prépare à la guerre, évite de trop parler."

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Extrait de la Radio Publique d'Arménie et de PanArmenian.net



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