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lundi 12 mars 2012

Le président arménien satisfait des relations Arménie-UE



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Traduction Gérard Merdjanian – commentaires

Le président Sarkissian est rentré de sa tournée bruxelloise où il a rencontré les dirigeants de l’Union européenne. A chacun il a fait part de l’état d’avancement des progrès de l’Arménie sur le chemin du Partenariat, des engagements d’Erevan à rester en conformité avec les normes et les valeurs européennes pour les prochaines élections législative et présidentielle, mais également des tensions permanentes sur la ligne de contact entre le Karabakh et l’Azerbaïdjan.

Si les dirigeants européens ont exprimé leur satisfecit pour les actions entreprises, ils sont toutefois restés circonspects quant aux libertés laissées à l’opposition, et très attentifs pour les prochaines élections.

Concernant leur désir de se rendre au Haut-Karabakh, il n’est pas certain que ce soit pour voir le ‘bien-être’ des réfugiés arméniens de l’Azerbaïdjan,  mais beaucoup plus le devenir de la zone tampon, c'est-à-dire les districts entourant le Haut-Karabakh, réclamés à corps et à cris par Bakou. On se souvient du rapport pour le moins ambiguë de la mission de l’OSCE sur le sujet, où l’accent avait été mis sur la désolation des lieux, mis à part quelques villes et villages restaurées.

La position de l’UE tout comme celle de l’OSCE maintient un flou qui n’a rien d’artistique. Soit on considère que ces territoires sont susceptibles d’être ‘restitués’ à l’Azerbaïdjan, dans ce cas on ne voit pas pourquoi Stépanaguerd et/ou Erevan dépenserait des sommes gigantesques pour restaurer et viabiliser ces districts ; soit on considère que ces territoires sont définitivement acquis à la RHK, auquel cas les dirigeants Karabakhis gèrent leur Etat comme ils l’entendent, et les négociations de paix n’ont plus lieu d’être.

A force de vouloir ménager la chèvre et le chou, la communauté internationale se retranche derrière ses normes avec toute l’ambigüité que cela recouvre. Est-ce que le terme ‘intégrité territoriale’ comprend le Haut-Karabakh ou pas ? Si oui, on voit mal comment Bakou compte appliquer le droit à l’autodétermination des peuples, principe qu’il rejette, alors que parallèlement aux négociations, il se surarme démesurément ; si non, pourquoi les Azéris passent leur temps à violer le cessez-le-feu, principe pourtant présent dans les propositions des pays médiateurs ?

Une chose est sûre : Ce n’est pas en tournant autour du pot, en revoyant les antagonistes dos à dos, que les négociations aboutiront. Pas plus, qu’en déclarant que le génocide arménien est une Affaire entre la Turquie et l’Arménie que l’on réconciliera ces deux pays. La méthode Coué a ses limites, surtout en politique.

Les médiateurs ont fait leur le proverbe turc : «Celui qui cherche la paix doit être sourd, aveugle et muet». Comme quoi nul n’est prophète dans son pays.



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* Serge Sarkissian en visite à l’UE

Dans le cadre de sa visite de travail, Serge Sarkissian a rencontré le commissaire européen à l'élargissement et à la Politique européenne de voisinage, Stefan Fule.

Les interlocuteurs ont traité de l'état actuel des relations Arménie-UE, du processus de mise en œuvre des engagements de l'Arménie, de la mise en œuvre des programmes à long terme avec le soutien de l'UE, y compris le processus de réformes de grande ampleur mises en œuvre en Arménie, qui, selon le Président, positionne notre pays au top du développement dans le respect des normes de l'UE.

Stefan Fule a déclaré être impressionné par les progrès enregistrés en Arménie dans la mise en œuvre des réformes dans le cadre du Programme de Partenariat oriental.

Le président arménien et le commissaire de l'UE ont discuté des perspectives, notamment du principe "plus pour plus", qui prévoit un soutien accru aux pays de l'UE contre plus de réformes.

Le président Sarkissian a également rencontré le Président Parti populaire européen (PPE), Wilfred de Martens. Les parties ont discuté sur la possibilité d'utiliser l'expérience du PPE pour les prochaines élections législatives en Arménie, en conformité avec les normes européennes.

(…)

Poursuivant ses rencontres, le président Sarkissian a rencontré le Président du Parlement européen Martin Schultz. Il l’a félicité pour son élection à la tête du Parlement européen et a exprimé sa confiance que pendant son mandat les relations entre l'Arménie et l'UE inscriront de nouveaux succès sur les plans parlementaire et exécutif. A l'issue de la réunion, une conférence de presse conjointe a été donnée :

"Nous attachons une grande importance au rôle du PE dans le contexte de l'approfondissement de la coopération UE-Arménie. Les relations interparlementaires Arménie-UE se développent de manière dynamique à la fois sur les questions bilatérales - Arménie-Assemblée nationale du Parlement européen, qu’au niveau multilatéral, dans le format de l'Assemblée parlementaire du Partenariat oriental - Euronest.

Tout récemment, les 22 et 23 Février, la Commission des Affaires sociales, Education, Culture et Société civile de l'AP d’Euronest s’est réunie à Erevan et c'était la première réunion menée dans un Etat partenaire. Nous sommes convaincus qu’Euronest deviendra une plate-forme susceptible de créer de bonnes opportunités pour les relations bilatérales interparlementaires ainsi que pour l'échange des meilleures pratiques du PE. Nous avons également été heureux d'accueillir au même moment la délégation de la Commission des Relations extérieures du PE.

Avec le Président Schulz, nous avons discuté d'un large éventail de questions actuelles concernant les relations Arménie-UE. J'ai présenté à M. Schulz notre engagement sur la mise en œuvre des vastes réformes dans notre pays, et nous avons parlé des mesures d'aide ciblées sur les entreprises par la Commission européenne et le gouvernement de l'Arménie, visant à l'amélioration des réformes.

Les deux parties ont noté avec satisfaction les progrès enregistrés récemment dans nos relations avec l'UE, notamment dans les domaines de l'Accord d'association, de la Zone de libre-échange approfondie et complète, de la facilitation des visas avec les pays de l'UE et de la coopération dans d'autres domaines.

Nous avons également parlé de l'approche des élections législatives en Arménie. J'ai dit que nous étions déterminés à organiser et à mener le processus électoral en conformité avec les normes européennes et internationales. Je suis heureux qu’avec d'autres observateurs internationaux, les élections en Arménie seront également observées par la mission d'observation du Parlement européen.

J'ai informé le président Schulz sur les derniers développements dans le processus de paix du Haut-Karabakh. Nous nous sommes félicités des recommandations adoptées récemment par le Conseil de l'UE qui notent la nécessité pour les représentants de l’UE de visiter le Haut-Karabakh. L'Arménie a déclaré à plusieurs reprises que le Haut-Karabakh fait partie de l'Europe, partageant les mêmes valeurs et que le temps pour des contacts directs était arrivé depuis longtemps," a déclaré le Président Sarkissian.

En réponse à la question sur la façon dont l’Arménie voit les discussions et l'adoption de résolutions au sujet du Karabakh dans les structures européennes, en particulier au Parlement européen, le président Sarkissian a déclaré : "Nous en avons discuté avec M. Schulz. Ce n’est pas la première fois que le PE aborde cette question. Déjà à la fin des années 1980 et au début des années 90, toutes les structures européennes ont soutenu la juste revendication du peuple du Haut-Karabakh. A cette époque aussi, le PE a adopté des résolutions. Je suis convaincu que lors de l'adoption d'une résolution sur le Haut-Karabakh, le PE procédera à partir des mêmes principes. Par conséquent, il n'y a rien à craindre. En outre, toutes les structures européennes ont travaillé, et travaillent, pour accélérer la résolution du conflit."

(…)

Le président Sarkissian a également rencontré le Président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Une conférence de presse conjointe a clôturé la réunion.

"Nous avons discuté avec M. Rompuy de la coopération UE-Arménie et de nos actions futures. Nous avons souligné l'importance de l'évolution, assez bonnes, dans les relations entre l'Arménie et l'UE et avons réaffirmé notre détermination à constamment approfondir notre coopération dans divers domaines : l’économie, la bonne gouvernance, la démocratie, les droits de l'homme, les règlements et tous les aspects de la vie sociale.

Nous avons également abordé le processus des réformes de grande portée, menées en conformité avec les normes européennes, et avons rappelé que ces réformes constituent une partie de notre ordre du jour général avec l'UE.

Nous avons aussi souligné que les progrès enregistrés dans nos négociations sur l'Accord d'association témoignent des approches communes et la compréhension des parties sur les questions fondamentales. Nous avons noté avec satisfaction que dans un proche avenir, nous allons lancer des négociations avec l'UE sur la création de la Zone de libre-échange approfondie et complète. Nous avons également souligné l'importance des négociations sur la facilitation de visas avec les pays de l'UE qui ont débuté tout récemment à Erevan.

Nous avons également parlé des recommandations pertinentes aux Etats du Sud-Caucase, adoptées par le Conseil de l'UE le 27 Février. J’ai dit ma satisfaction concernant la section relative à l'Arménie, qui confirme la position de l'UE avec nos approches. Elle reflète clairement les progrès réalisés dans nos relations sur toutes les questions essentielles de notre ordre du jour.

Notamment les recommandations ayant trait au conflit du Haut-Karabakh. Elles réitérèrent le fait que les positions de l'Arménie et de la communauté internationale, y compris l'UE, coïncident. Nous avons déclaré à plusieurs reprises que la population du Haut-Karabakh fait partie de la famille européenne et véhicule les mêmes valeurs. L'Arménie a souligné plus d'une fois la nécessité de contacts directs avec les autorités du Haut-Karabakh.

Avec M. Rompuy nous avons également parlé de la coopération dans le domaine des droits de l'homme qui, dans ces dernières années est devenue assez active. Trois réunions ont déjà eu lieu sur le sujet, ce qui, dans l'évaluation mutuelle, se sont déroulées dans une atmosphère ouverte et constructive. Un tel mécanisme est une chance réciproque pour discuter de questions d'intérêt mutuel et avec le souci de discuter des perspectives de coopération concrète dans le domaine de la protection des droits de l'homme," a souligné le chef de l’Etat.

De son côté, Herman Van Rompuy a déclaré :

"Nous avons également parlé des prochaines élections législatives en Arménie. J'ai noté que les dirigeants de l'Arménie sont vraiment déterminés à organiser les élections parlementaires de Mai 2012, en conformité avec les normes internationales. Nous avons été fermes dans notre détermination à donner un nouvel élan aux réformes globales menées en Arménie. Avec cet égard, l'organisation d'élections libres et équitables est d'une importance cruciale. Je vous remercie pour les échanges intéressants et nous sommes impatients de vous voir à Erevan. Nous vous remercions de vouloir tenir vos promesses."

(…)

Un autre rendez-vous était également prévu avec le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. A l'issue de la réunion, comme pour les précédentes, une prise de parole conjointe a été tenue.

"Nous soutenons pleinement les réformes menées par le Président et son programme de modernisation, et nous sommes déterminés à approfondir notre engagement avec l'Arménie dans le cadre du Partenariat oriental. Je suis heureux de dire qu'en raison de ces réformiste nos relations vont de l'avant et font de bons progrès ", a déclaré le président José Manuel Barroso.

"Nous sommes maintenant prêts à lancer les négociations pour une Zone de libre-échange approfondie et complète, qui fait partie intégrante de l'Accord d'association en cours de négociation avec l'Arménie. C'est dans une large mesure, le résultat des efforts de l'Arménie pour se conformer à nos recommandations clés.

L'ouverture des négociations DCFTA marque un tournant dans nos relations commerciales et économiques, offrant de nouvelles possibilités pour nos citoyens et les entreprises. C'est aussi un signe que nos liens se renforcent. L'Arménie doit maintenant continuer à avancer dans le domaine commercial et les réformes liées, et chercher à atteindre un environnement stable, transparent et prévisible économiquement. Il est essentiel, selon nous, d'attirer les investissements étrangers et de stimuler la croissance et la création d'emplois.

La relation entre l’UE et l'Arménie n'est pas seulement économique, commerciale ou sur la mobilité. Elle est également sur les valeurs universelles que nous partageons. Démocratie, droits fondamentaux et la primauté du Droit sont au cœur de l'Accord d'association que nous négocions avec l'Arménie, et ce sont les solides fondements de nos relations, présentes et futures.

Les prochaines élections, législatives et présidentielles, seront un jalon important dans le chemin des réformes de l'Arménie. Je suis rassuré par l'engagement du Président que ces élections se dérouleront en conformité avec les normes internationales démocratiques - et tout à l'heure le président me l’a très clairement confirmé. Vous pouvez compter avec notre soutien sur ce point.

La paix et la stabilité régionale sont également nécessaires pour faire avancer nos objectifs communs. J’ai réaffirmé la nécessité urgente de résoudre le conflit du Haut-Karabakh. L'UE continue d'appuyer les efforts du Groupe de Minsk de l'OSCE et nous sommes prêts, en pleine complémentarité avec le Groupe de Minsk, de fournir un soutien accru pour les mesures de confiance, si les parties le souhaitent. Je suis convaincu qu'avec une forte volonté politique des deux côtés il y a moyen de mettre fin à ce conflit. En parallèle avec un programme de réformes, nous avons également besoin d'un agenda pour la paix.

Il y a encore un long chemin à parcourir pour poursuivre et achever les négociations importantes et renforcer le partenariat avec l'Arménie. L’Arménie peut compter sur la Commission européenne comme un ami et un partenaire indéfectible," a conclu M. Barroso.

Le président Serge Sarkissian a déclaré pour sa part :

"M. Le Président, je suis heureux de vous revoir et d'apprécier l'opportunité de discuter des questions de l'ordre du jour Arménie-UE. Des développements très importants ont eu lieu depuis notre dernière réunion, qui ont permis à l'Arménie et à l'UE d’atteindre une nouvelle étape dans leurs relations. Nous apprécions grandement le travail effectué par la Commission européenne et par vous personnellement, M. Barroso, pour l'approfondissement de notre coopération.

Je tiens à souligner que depuis le début, nos approches et nos positions sur toutes les questions de notre ordre du jour coïncident totalement. Les relations de l'Arménie avec l'Union européenne sont ancrées dans le même système de valeurs qui est conditionné par nos similitudes historiques, culturelles, religieuses et linguistiques.

De même, je suis heureux d'affirmer qu’aujourd'hui, nos relations se développent très positivement. Elles ont atteint un nouveau niveau qualitatif, inscrivant des progrès décisifs sur la totalité de nos relations.

Nous avons souligné avec satisfaction les progrès considérables accomplis mutuellement dans les négociations sur l'Accord d’association UE-Arménie. Ils élèveront nos relations dans le domaine juridique à un nouveau niveau et établiront des lignes directrices précises pour une coopération étroite dans les domaines de la politique, de la sécurité, de la démocratie, de l'intégration économique, des droits de l'homme, de l'énergie et autres.

Une autre étape importante de notre succès mutuel est la décision unanime de tous les Etats membres de l'UE d’ouvrir les négociations sur la Zone de libre-échange approfondie et complète, mais aussi sur l'efficacité des mesures prises par le gouvernement arménien dans cette direction. L'Union européenne est le partenaire commercial le plus important de l'Arménie et la signature du présent Accord aura une influence déterminante sur une intégration plus poussée, encouragera les investissements et impulsera sérieusement le développement de l'économie arménienne.

Nous avons souligné l'importance du lancement des négociations sur l'Accord de facilitation du régime des visas avec les pays de l'UE qui ont débuté le 27 Février à Erevan. Nous espérons que les négociations seront rapidement couronnées de succès et créeront plus de possibilités pour les citoyens de l'Arménie et les Etats membres de l'UE de renforcer les contacts à différents niveaux.

À l'heure actuelle, les principaux éléments de notre dialogue politique avec l'UE sont nos réformes internes et la synchronisation avec l'agenda européen pour agir en tant qu’entité unique. Nous sommes résolus à continuer les réformes profondes et globales en Arménie, celles menées actuellement dans notre pays sont aussi perçues comme un élément important de notre coopération avec l'UE.

Nous saluons et partager avec l'Union européenne le principe "plus d'aide pour plus de réformes". Dans l'élaboration de certains programmes pour la mise en œuvre des réformes, nous sommes guidés par ce principe. J'ai également exprimé ma gratitude à l’UE pour le soutien continu apporté à l'Arménie.

Lors de notre réunion, nous avons également abordé les élections législatives de Mai prochain, et j'ai réitéré notre engagement d'organiser et de mener le processus électoral en conformité avec les normes européennes et internationales. Nous sommes conscients de l'importance de mener des élections libres, justes et démocratiques pour le développement et la prospérité future de notre pays.

Nous avons également abordé un certain nombre de questions régionales. J'ai présenté à M. Barroso la situation actuelle du processus de paix du Haut-Karabakh. La partie arménienne ne voit aucune alternative à la résolution du conflit autre que les négociations pacifiques dans le cadre du Groupe de Minsk de l'OSCE. Quels que soient les processus électoraux en Arménie et les pays impliqués dans la résolution du conflit, le côté Arménie reste attaché au maintien du processus de paix dans le cadre du Groupe de Minsk de l'OSCE et la conclusion des travaux sur les principes de base. Ce n'est qu'après qu'il sera possible d'entamer des négociations sur un "Grand Accord-cadre." Les négociations d’un côté et la propagande belliciste, la haine raciale et l’achat massif d'armement de l’autre s’excluent mutuellement. Ceux qui «jouent» à la guerre devraient avoir tiré les leçons de l'histoire depuis longtemps.

L'Arménie a toujours insisté sur l'importance d'établir des contacts directs avec les autorités du Haut-Karabakh et la nécessité pour les représentants de l'UE d’effectuer des visites régulières au Karabakh. Nous avons également souligné à maintes reprises que le Haut-Karabakh fait partie de la famille européenne, véhicule les mêmes valeurs et poursuit la création d’une structure basée sur la protection des droits de l'homme et sur la primauté du Droit."

* Brève France *

Lors de la cérémonie de décoration mercredi du dernier survivant du groupe de Résistants Manouchian (l’affiche rouge), Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa détermination à faire adopter une nouvelle loi pénalisant la négation du génocide des Arméniens suite à la récente censure du Conseil constitutionnel.

"Malgré la décision du Conseil constitutionnel, je ne me résigne pas. La communauté arménienne, comme les autres, a le droit d’être protégée du négationnisme par la loi. J’ai donc demandé au gouvernement de préparer un nouveau texte. Je peux vous assurer de ma volonté de le faire aboutir, je renouvelle cet engagement solennel devant vous", a déclaré M. Sarkozy en remettant, devant plusieurs centaines de représentants de la communauté arménienne de France qu’il recevait à l’Elysées, les insignes d’officier de la Légion d’honneur à Arsène Tchakarian, âgé de 95 ans.


Dans le cadre des futures élections présidentielles, Sarkozy et son principal challenger, le socialiste François Hollande, se sont engagés à réintroduire un projet de loi similaire après les élections. En cette période préélectorale, la pêche aux voix ‘arméniennes’ n’est sans doute pas étrangère à une telle sollicitude.

* Brève Arménie

"Selon la déclaration de Rolan Kobia, chef de la délégation de l'UE en Azerbaïdjan, que l'Union européenne aurait de nouvelles initiatives concernant le règlement du conflit du Karabakh, est une autre désinformation des masses médias azerbaïdjanais. Les négociations sont en cours dans le cadre du Groupe de Minsk de l'OSCE. Il n'y a pas eu de suggestions de modification de structures. L'UE appuie pleinement les efforts des médiateurs, ce qui a été déclaré aux plus hauts niveaux. La dernière, a été faite à Bruxelles le 6 Mars dernier," a déclaré Tigrane Balayan, porte-parole du ministère des Affaires étrangères de l'Arménie.

* Brève Turquie

Le ministre turc aux Affaires européennes, Egemen Bagis, a proposé d'ouvrir les archives allemandes pour étudier les documents relatifs au génocide arménien commis dans l'Empire ottoman en 1915. Selon lui, ils peuvent comporter des informations très importantes, aidant à "régler tous les différends concernant la question."

La Procureur d'Etat suisse, Christine Braunschweig, a lancé une enquête préliminaire sur les remarques faites à Zurich par Egemen Bagis, déclarant qu'il n'y avait pas eu de génocide arménien et que les autorités suisses pouvaient l'arrêter si elles le voulaient. Si le ministre a effectivement tenu de tels propos et qu’il ne jouit pas de l'immunité diplomatique, il risque des poursuites en violation de l’article 261b du Code pénal suisse.

* Brève Russie

"Nous considérons que le Groupe de Minsk de l'OSCE est un exemple de travail diplomatique efficace," a déclaré le Vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov. Il estime que le Groupe de Minsk est apte à former une plate-forme pour un Accord efficace sur l’un des conflits les plus difficiles.

"Tout le monde connait ​​le rôle de la Russie dans le Groupe Minsk de l'OSCE. Ce rôle est spécifique. Je tiens à souligner la participation de chefs d'Etats dans ce processus, dont celui de la Russie. Nous pensons que cet ensemble n'est pas si mal. Toutefois, le règlement du conflit relève essentiellement d’une volonté politique."

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Extrait de armenialiberty et de Radiolour


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