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mardi 6 novembre 2012

L’Azerbaïdjan et ses sujets tabous



Traductions et commentaires de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

La liberté d’expression - en parole, en écrit ou en acte, était déjà fortement limitée dans le pays du pétrole-gaz roi. Il faut ajouter à cette liste celle de circuler.

 

Si l’on admet que la zone de contact avec le Karabakh ou à la frontière arménienne peuvent être dangereuses, on peut honnêtement se demander qui ou quoi est susceptible de menacer un diplomate dans un vieux cimetière désaffecté et totalement détruit. De deux choses l’une : soit ce sont les fantômes des morts, soit ce sont les gardes-frontières iraniens puisque le cimetière est attenant au fleuve Araxe, séparant le Nakhitchevan et l’Iran.   

 

En fait de sécurité, c’est
de devoir expliquer au diplomate que détruire un cimetière multiséculaire, qui ne dérangerait personne et situé dans un coin reculé du Nakhitchevan, était exclusivement un acte de vengeance envers les Arméniens. Le tout, bien évidemment, camouflé pour des raisons militaires à savoir : implanter un champ de tir.

 

Manque de chance, déjà, la scène de destruction a été filmée, (Video1) et (Video2), depuis la rive iranienne. Je dis ‘déjà’ car le potentat Aliev pensait que cela passerait inaperçu, comme avec la libération du meurtrier Safarov.

 

Dans les deux cas pour éviter les remarques, le clan Aliev a versé des fortes sommes d’argent : - à l’UNESCO sous forme de dons en plus d’Alieva (la femme d’Ilham) comme ambassadrice ; - à la Hongrie par l’achat de titres souverains, c'est-à-dire de la dette du pays. L’argent ouvre des portes et fait taire des consciences.

 

Ce qu’il a de bien avec nombre d’organismes internationaux, c’est qu’ils sont pétris de charité chrétienne. Quand le dictateur Aliev leur donne une gifle sur la joue, ils tendent l’autre joue.

 

Le potentat n’a aucune raison de craindre qui que ce soit, l’exemple vient de haut. La plus grande puissance démocratique et chrétienne du monde applique à sa manière les évangiles et les commandements de Dieu. C’est vrai que foutre la pagaille chez les autres n’est pas interdit par la Bible !

 

 

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Traductions – revue de presse

 

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Les autorités azerbaïdjanaises poursuivent la politique de dissimulation des faits réels à la communauté internationale. Il y des sujets tabous en Azerbaïdjan qu’il vaut mieux ne pas aborder. L’ambassadeur américain vient d’en faire les frais.

 

Selon la déclaration officielle, les autorités du Nakhitchevan ont rejeté la demande de l'ambassadeur américain en Azerbaïdjan, Richard Morningstar, d’aller visiter le cimetière arménien de Djoulfa, pour des «problèmes de sécurité».

 

Suite se souvient que les mêmes autorités azéries avaient également interdit l’accès du site à un autre ambassadeur des Etats-Unis, Matthew Bryza.

 

Suite à quoi, Richard Morningstar a publié une déclaration sur la protection du patrimoine culturel dans la région.

 

"Après ma nomination, j'ai commencé à m’informer sur la culture et l'histoire du pays. J'ai récemment visité le Nakhitchevan, Lenkoran, Shaki, Oghuz, Guba et Lahij. Ces visites m'ont donné une meilleure chance de me familiariser avec le patrimoine culturel du pays. La région a une histoire compliquée. Le conflit de Haut-Karabakh a coûté des milliers de vies, et sérieusement affecté les lieux ayant une importance historique, religieuse et culturelle dans la région. Lors de ma visite au Nakhitchevan, j'ai eu des discussions avec les autorités locales sur la destruction du vieux cimetière arménien de Djougha. Je regrette que les autorités ne m’aient pas permis de visiter l'endroit, invoquant des raisons de sécurité. En raison du conflit  du Haut-Karabakh, la région a déjà perdu beaucoup de monuments. La protection du patrimoine de la région est essentielle pour la paix future."

 

L’ambassadeur a encore salué les efforts déployés par les deux parties pour la protection du patrimoine culturel de l'autre.

 

"Aujourd'hui, par exemple, j'ai visité l’église arménienne Saint-Grégoire l'Illuminateur à Bakou, où j'ai été informé sur l'histoire de l'église, les livres et les manuscrits en langue arménienne. Les Etats-Unis soutiennent les efforts de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan pour protéger les archives historiques des unes et des autres communautés dans leur pays. Par exemple la semaine prochaine, les archivistes arméniens et azerbaïdjanais seront aux Etats-Unis sur un programme commun pour apprendre davantage sur la préservation des objets culturels. Les efforts de ce genre sont encourageants et nous ferons de notre mieux pour soutenir de telles initiatives dans l'avenir."

 

L'église arménienne de Bakou a été construite en 1887. La croix sur le dessus de l'édifice a été enlevée par les Azerbaïdjanais en 1990.

 

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Des menaces azéries sur l’aéroport du Karabakh

 

"Stepanakert ne va pas céder aux menaces azerbaïdjanaises d’abattre des avions civils si l’aéroport est exploité. Si l'Azerbaïdjan s’en prend à l'aéroport, il y aura un casus belli – cela équivaudra à une déclaration de guerre, et impliquera une reprise à grande échelle des activités militaires. Un tel pas de l'Azerbaïdjan sera considéré non pas comme une raison, mais comme une opportunité." a déclaré David Babayan, le porte-parole du président de l’Artsakh, et de rappeler les propos du ministre de la Défense du Haut-Karabakh, Movsès Hagopian et ceux de la porte-parole du Département d’Etat, Victoria Nuland.

 

Interrogé sur les lois internationales réglementant le domaine, le porte-parole a souligné qu'elles s'inscrivent principalement dans le cadre du Conseil de sécurité avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan - membre non-permanent du CS-ONU. "Il y a des principes de base qui vont valables pour tous les Etats, indépendamment de savoir si ils sont reconnus ou non. Cela signifie qu’en ouvrant l'aéroport, nous ne violons aucun droit et norme internationale."

 

Pour Babayan, le message des Etats-Unis (trouver une solution diplomatique) s'adressait principalement à l'Azerbaïdjan. Rappelons que l’aéroport de Stepanakert est fermé depuis 1992.

 

"Quant Bakou dit que la réouverture de l'aéroport est inadmissible, il oublie volontairement qu’il a établi une communication aérienne avec République turque de Chypre du Nord, pourtant non reconnue, d'une part, et qu’il a récemment reconnu le Sud-Soudan, d'autre part."

 

En attendant, le porte-parole a refusé de donner de date d’ouverture précise afin d'éviter les différentes spéculations.

 

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Rencontre OTAN-Arménie

 

"Je suis guidé par les propositions du groupe de Minsk de l'OSCE. Les pays doivent s'abstenir de provocations. Les attaques d’avions civiles sont inacceptables", a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis en Arménie, John Heffern. Le diplomate participait au séminaire de l'OTAN sur le renforcement de la coopération et sur la nouvelle politique de partenariat de l'OTAN, qui s'est tenue dans le cadre de la semaine de l'OTAN en Arménie.

 

En ce qui concerne le rôle de l'OTAN dans le règlement du conflit du Karabakh, John Heffern a indiqué que l'Organisation ne cherchait pas un rôle direct sur la question. "Nous avons confiance dans l'OSCE, et le groupe de Minsk est le meilleur format pour cela," a-t-il souligné.

 

"Les deux plus importants domaines de coopération Arménie-OTAN portent sur les opérations et les réformes de la défense. L'Arménie a contribué à un bon nombre de troupes très qualifiées d'opérations de l'OTAN en Afghanistan et a repris sa contribution à la KFOR. L'OTAN encourage l'armée arménienne à se professionnaliser.

 

Il n'y a pas de concurrence entre les États-Unis et la Russie dans la région. Pas plus qu’entre l'Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC) et l'OTAN Nous travaillons très étroitement avec elle, en particulier sur le processus du groupe de Minsk,

 

L’Arménie a une relation privilégiée avec la Russie et l'OTSC, et a aussi un important partenariat avec l'OTAN. Je ne vois là aucun motif de conflit entre les deux," a-t-il ajouté.

 

Le représentant spécial du Secrétaire général pour le Sud-Caucase et l’Asie centrale, James Appaturai, a déclaré pour sa part que l'OTAN accordait une grande attention à la coopération avec l'Arménie.

 

(…)

 

Entre deux séances, le représentant a été reçu par le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian.

 

Le ministre s’est grandement félicité des résultats obtenus dans la coopération Arménie-OTAN, soulignant l'importance de la semaine de l'OTAN qui se tient traditionnellement en Arménie chaque année.

 

Au cours de la réunion les côtés ont abordé un certain nombre de questions liées à l'interaction entre l'Arménie et de l'Alliance, la coopération dans le cadre de la participation du Conseil de partenariat euro-atlantique, du Plan d'Action de partenariat individuel (IPAP) et de l'Arménie dans les opérations de maintien de la paix.

 

Le chef de la diplomatie arménienne a présenté les derniers développements dans le règlement du conflit du Haut-Karabakh. James Appaturai a réaffirmé le plein soutien de l'Organisation pour les efforts déployés par les coprésidents du groupe de Minsk l'OSCE.

 

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Djavaghk

 

"L'installation des Turcs meskhètes n'est pas dangereuse pour la Géorgie ni pour les Arméniens. Conformément à la loi géorgienne il ne leur est pas nécessaire de retourner vivre dans les territoires où ils vivaient autrefois, notamment au Djavaghk" a déclaré le président de l’organisation Géorgie Multinationale Arnold Stepanian.

 

"Conformément à la loi, la date limite pour les demandes de statut de rapatrié a pris fin le 1er Juillet 2010, par conséquent, plus personne ne peut présenter de demande de retour. A ce jour le nombre de candidats est environ 8.900, ce qui est un petit nombre. Ils habiteront dans différentes régions de la Géorgie. Cela dit, c'est leur droit, nonobstant que cette procédure a été encouragée par certaines puissances étrangères," a-t-il ajouté.

 

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OSCE

 

Le Vice-ministre des Affaires étrangères arménien, Achod Hovaguimian est intervenu devant le Conseil permanent de l'OSCE à Vienne pour présenter les impératifs de la politique étrangère de l'Arménie portant sur la sécurité régionale et la vision du pays sur les perspectives de développement de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe.

 

 

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Extrait de Armenialiberty, de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Times.am, de Today.az et de News.az

 








 

 

 

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