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samedi 10 novembre 2012

OSCE : Les missions d’observations se suivent et se ressemblent


 

Traductions et commentaires de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

Venimus, vidimus ... R.A.S.mus (1). C’est la locution que devraient choisir les observateurs internationaux de l’OSCE qui depuis des années et des années font les mêmes constatations. Raisonnons par l’absurde.

 

Le fait de n’avoir rien relevé pendant tout ce temps signifie deux choses : soit ce sont les personnes missionnées qui sont des amateurs et qui ne connaissent pas leur travail, soit la méthode choisie est inadaptée à la situation, et donc inopérante.

 

Le choix est vite fait. Alors pourquoi persister à se rendre sur la ligne de contact arméno-azérie à grand renfort de publicité, en tenues très voyantes avec des drapeaux bien visibles ? Sans doute pour
ne pas se faire tirer dessus ! Mais alors cela signifierait qu’en face, ils tirent sur tout ce qui bouge, Arméniens ou pas.

 

Dans ce cas pourquoi déclarer systématiquement R.A.S. lors de l’inspection alors que l’intention de violation est là. C’est comme déclarer qu’aucune fuite d’eau n’a été constatée après que l’on ait coupé l’arrivée générale. Aussi, il est peut probable que la proposition faite aux observateurs par le général Antranik Meguerdoumian au nom de l’Arménie (Cf. ci-dessous) soit prise en considération. Car c’est là que la politique et la diplomatie prennent le pas sur la réalité sur le terrain, c'est-à-dire sur les dizaines de morts comptabilisés par les uns et les autres.

 

Tout comme les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, le but des observateurs est de ‘calmer’ au maximum les tensions entre les parties, en évitant à tout prix une escalade de la violence et par-dessus tout une reprise des hostilités. Pour cela, il faut éviter d’irriter qui que ce soit et surtout pas l’Azerbaïdjan qui ne demande qu’à déplacer la résolution du conflit du Haut-Karabakh vers d’autres instances, de préférence composées de nombreux pays musulmans. Aussi la consigne générale est de ne pas faire de vagues, en fermant les yeux sur les dérapages, en restant dans les généralités en ne stigmatisant personne et surtout pas le contrevenant. (Suivez mon regard).

 

Et c’est pourquoi la situation va encore perdurer ; Bakou étant sûr de son impunité grâce au pétrole et au gaz vendu aux Occidentaux, du moins pour quelques années encore. Quant à négocier avec l’ennemi, c'est-à-dire faire des concessions, il n’en est pas question, c’est l’intégrité du territoire (octroyé par Staline) ou rien. Rien signifiant ici la reprise de la guerre.

 

Et gare si des pays voisins essaient de s’écarter de cette ligne de conduite, notamment en relâchant le blocus de l’Arménie. Des élus azéris veillent au grain !

 

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Traductions – revue de presse

 

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Une fois n’est pas coutume

 

La mission d’observation de l'OSCE arrivée la veille, s’est rendue le lendemain sur la frontière arméno-azérie, près des villages de Aygepar dans la région de Tavouch (côté Arménie) et à Alibeyli dans la région de Tovuz, (côté Azerbaïdjan).

 

Du côté arménien, le contrôle a été fait par l'Ambassadeur Kasprzyk Andrzey (Pologne), accompagné de

 


 

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Caroline Cox à la Chambre des Lords

 

Membre de la Chambre des Lords britannique et présidente du groupe parlementaire d’amitié Arménie-Grande-Bretagne, la baronne Caroline Cox a prononcé une allocution lors d'un débat sur les relations britanniques avec l'Azerbaïdjan et le Sud-Caucase.

 

"J'ai visité la région 78 fois, de nombreuses fois durant la guerre contre le Haut-Karabakh. Je regrette que ma contribution à ce débat soit impopulaire, car il porte essentiellement sur

 


 

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EPNK

 

L'Union européenne a annoncé le lancement de la deuxième phase du programme de partenariat de la société civile européenne pour le règlement pacifique du conflit du Haut-Karabakh (EPNK).

 

Établi comme Instrument de stabilité – instrument financier spécial de l'Union européenne créé pour soutenir le règlement pacifique des conflits, la désescalade des tensions et la réhabilitation post-conflits dans le monde – l’EPNK est un consortium de cinq ONG européennes,
 
 


 

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ONU : 67ème session de l'Assemblée générale

 

Le Représentant permanent de l'Arménie à l'ONU, l'ambassadeur Karen Nazarian, a prononcé un discours sur "l'élimination du racisme, de la discrimination raciale et de l'intolérance" dans le cadre de la 67ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies.

 

L’ambassadeur a indiqué que les blessures de l'agression contre l'Artsakh déclenchée par l'Azerbaïdjan n'ont pas encore été guéries, et que
 


 

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Un élu azéri menace la Géorgie

 

Extrapolant les propos du Premier ministre géorgien Bidzina Ivanichvili, un parlementaire azéri a critiqué la restauration éventuelle de la liaison ferroviaire Russie-Arménie (à travers l'Abkhazie).

 

"Je rappelle que situation sociale et économique de la Géorgie dépend directement de l'Azerbaïdjan. Si la liaison ferroviaire avec l'Arménie était rétablie, l'Azerbaïdjan

 


 

 

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Le coin des experts

 

Yervand Bozoyan

 

"Obama a remporté une victoire décisive, ce qui signifie que la ligne politique se poursuivra au cours des quatre prochaines années. Sa réélection n'aura aucune influence notable sur les relations arméno-américaines ni sur le processus de reconnaissance du génocide arménien. En fait il ne faut pas s’attendre à des changements importants dans notre région," a déclaré le politologue Yervand Bozoyan.

 

Lorsque la situation socio-économique d'un peuple est relativement stable, et que

 


 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian et de News.am
 
 

(1) : Nous sommes venus, nous avons vu, … nous n’avons Rien à Signaler

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