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lundi 12 novembre 2012

Partenariat européen pour le règlement pacifique du conflit du Haut-Karabakh (EPNK)


 
 

Traductions et commentaires de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

A quoi cela sert-il «d’engager la population civile» si derrière la propagande officielle déverse à longueur de temps des contre-vérités, des discours haineux et racistes envers les Arméniens. Même si la population azerbaidjanaise prenait conscience, fera-t-elle pression sur les dirigeants pour changer cet état de fait ? C’est peu probable et les occidentaux ne sont pas chauds du tout pour créer un nouveau ‘printemps’ dans cette région.

 

Faire un procès d’intention alors que le projet est sur les rails depuis 18 mois, est probablement déplacé, attendons de voir le résultat. Dans l’absolu, c’est toujours mieux que

de fournir des armes, comme l’Occident le fait indirectement aux islamistes du pays d’à côté ; islamistes que, bien évidemment, il combattra dans quelques années !

 

En lisant attentivement le compte-rendu des activités, on retrouve notamment cette confirmation de la sollicitude envers l’Arménie : «à cause de l'importance de la région pour les besoins énergétiques de l'Europe.» Ce qui semble inquiéter l’UE et le groupe EPNK n’est pas tant de voir Bakou persister dans son refus de retirer ses tireurs d’élite des lignes de contact ou rejeter deux des trois principes de bases proposés par les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, mais que le conflit en s’intensifiant risque de porter préjudice aux conduits énergétiques. On est loin de l’altruisme … .

 

Que l’on soit politique ou pas, ONG ou pas, c’est le principe d’égalité qui prévaut sur le principe d’équité, dire : «rhétorique combative des deux côtés» signifie que l’on ne veut vexer personne, aussi met-on Erevan et Bakou dans le même sac. En accusant tout le monde, ‘on’ n’accuse personne et surtout ‘on’ évite que le belliqueux Aliev se venge sur les robinets énergétiques.

 

Et bien évidemment l’EPNK, tout comme l’UE ou la communauté internationale, se fiche royalement du pourquoi de ce conflit ou qui a commencé les exactions, bref de s’intéresser aux causes ; l’important c’est la paix. Seulement on ne peut pas construire l’avenir sur des fondations non stables, même si c’est la société civile qui pousse les politiques.

 

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Projet EPNK 

 

Historique

 

L’EPNK est une initiative de la société civile européenne qui travaille avec des partenaires locaux dans le Sud-Caucase sur un large éventail d'activités de consolidation pour avoir un impact positif sur le processus de règlement du conflit du Haut-Karabakh.

 

Les cinq ONG membres du partenariat sont :

 


 

Première réunion : bilan et perspectives

 

L’EPNK a organisé une réunion de haut niveau avec un panel au Parlement européen le 19 Octobre 2011. Le CMI(1) et les quatre autres membres, a participé à une table ronde sur le conflit du Haut-Karabakh, traitant des résultats des travaux qui ont été menés, et sur l'avenir de la région.

 

Lors de la réunion, les différents membres du Parlement européen et du Service des Actions externes de l'UE ont
  


 

Achèvement de la première phase du projet

 

Dans la première phase (octobre 2011 – octobre 2012) qui ciblait les jeunes à travers la fracture, un certain nombre d'activités visant à reconstruire un espace de communication dans la région, en vue de préparer les sociétés des deux bords à la coexistence future, a été mis en œuvre.

 

Différents projets ont été élaborés par les jeunes acteurs, tels que:




 

Lancement de la deuxième phase du projet

 

Communiqué de presse du 6 Novembre 2012 :

 

L’Union européenne continue d’apporter son soutien aux efforts de consolidation de la paix déployés par la société civile au
 

Suite



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Extrait de EPNK, de CMI et de International Alert

 

 

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