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jeudi 6 décembre 2012

L’UE et l’Arménie



Commentaires et traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

Le déplacement en Arménie du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, n’est pas totalement innocent. Certes il y avait la réunion d’une délégation du PPE - le plus grand groupe parlementaire européen avec 269 députés sur 752, dont se réclame le Parti du Président arménien. Mais surtout ce sont les messages et les
‘conseils’ transmis par Barroso qui sont importants.

 

L’Arménie, comme d’ailleurs ses deux autres voisins sud-caucasiens, est caressée dans le sens du poil par l’UE. Mais pas du tout pour mêmes raisons.

 

L’Azerbaïdjan, on s’en doute, intéresse l’UE pour des raisons essentiellement économiques et plus particulièrement énergétiques. Aucun sentiment là-dedans, cela reste au niveau des affaires, voire avec une petite touche de géostratégie - si tant est que l’UE puisse avancer ses pions face aux deux supers grands. On voit mal en effet  Barroso parler de l’apport des Azéris à la culture occidentale, et encore moins aux valeurs occidentales. Par contre, on voit très bien l’apport financier de Bakou à la culture occidentale. N’a-t-on pas vu Ilham Aliev inaugurer ‘les arts de l’Islam’ avec François Hollande au Louvre ou sa femme Meriban Alieva devenir ambassadrice de l’UNESCO ? Il y a l’être et le paraître. Que représentent quelques millions à sortir pour paraître policé, à côté des milliards empochés tous les ans !

 

La Géorgie, n’ayant aucune richesse, n’est pas importante en tant que telle par rapport à ses voisins, notamment russes et azerbaidjanais. Elle est à soigner car ayant subi un gros revers en 2008 en perdant l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud au profit de Moscou, puis délaissée par l’OTAN, elle s’est tournée vers Bakou. Le représentant de l’UE dans la région, Philippe Lefort, qui a son siège à Tbilissi, travaille à approcher les points de vue des antagonistes. Les financements des infrastructures et autres axes de transit, les alliés Turcs, ottomans et azéris, s’en occupant, reste bien évidemment la mise en œuvre des valeurs de l’UE. C’est à coup sûr beaucoup plus facile qu’en Azerbaïdjan, voire même qu’en Arménie ; si le nationalisme reste très fort, les sphères dirigeantes sont nettement moins corrompues que les deux précités.

 

Pas plus que la Géorgie, l’Arménie est importante en tant que telle. Si le conflit du Haut-Karabakh n’existait plus, et donc le danger qui plane sur les approvisionnements énergétiques, ce serait certainement la mieux lotie des pays transcaucasiens, gangrène postsoviétique – appelée ‘business’, mise à part. Car l’UE n’a que faire du contentieux arméno-azéri, pas plus d’ailleurs que du contentieux arméno-turc ; c’est tellement plus facile de dire ‘faites la paix’ sans se préoccuper des causes.

 

En politique comme dans d’autres domaines on ne peut pas avancer si l’on cherche systématiquement à ne froisser personne, le ‘consensuel’ a ses limites. À un moment ou à un autre il devient nécessaire de trancher et d’appeler un chat un chat, un agresseur un agresseur, un falsificateur un falsificateur. Le tout bien évidemment de façon diplomatique.

 

 

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Traductions – revue de presse

 

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Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, est arrivé à Erevan vendredi pour assister au Centre d'Art Moderne Gafesjian, au Sommet des dirigeants du Parti populaire européen (PPE) des Etats membres du Partenariat oriental. Le Sommet a réuni en plus du président Barroso, le président Serge Sarkissian - chef du Parti républicain d’Arménie, le président du
 
 


 

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Coopération interparlementaire UE-Arménie

 

"La déclaration adoptée lors de la réunion de coopération interparlementaire UE-Arménie à Bruxelles souligne qu'il n'y a pas d'alternative au règlement pacifique du conflit de Haut-Karabakh. Le document, vu l'absence de progrès dans les pourparlers de règlement des conflits, insiste sur la nécessité d'abandonner le statu quo en faveur d'un avenir plus sûr," a indiqué le président de la commission, Samuel Farmanian. Notant que
 

 
Suite

 

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Arménie-Turquie : Inspection militaire

 

Une délégation d’officiers arméniens a visité des bases militaires turques déployées le long de la frontière turco-arménienne pour vérifier qu’Ankara est conforme au traité de contrôle international des armes.

 

Le ministère arménien de la Défense a annoncé

 


 

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Rencontre Hongrie-Azerbaïdjan

 

Bakou et surtout Budapest semblent déjà recueillir les fruits de l'extradition de l’officier meurtrier Ramil Safarov.

 

Une délégation hongroise conduite par le député Péter Szijjártó, coprésident de la Commission économique intergouvernementale Azerbaïdjan-Hongrie, effectuera une visite


 

 

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Le coin des experts

 

"L'Arménie, l'Azerbaïdjan et la Russie peuvent s’isoler de plus en plus du règlement du conflit du Karabakh dans le cas où les Etats-Unis intensifient leur implication dans le processus.

 

Pour l'Arménie, la partie la plus difficile sera

 


 

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