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mercredi 13 février 2013

La paix est-elle possible au Karabakh ?



 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

Est-elle possible ? Oui. Est-elle probable ? Non.

 

Indépendamment du fait que 2013 est une année d’élections présidentielles en Arménie et en Azerbaïdjan, les discours prononcés et les propos tenus par les uns et les autres devraient concourir sinon annoncer une amélioration notable des tensions. Hélas, rien de telle, c’est une stagnation dans les idées et une dégradation dans les actes.

 

En Arménie, on est dans la dernière ligne droite avant le premier tour, et le candidat en tête des sondages c'est-à-dire
le président sortant a, dans ses multiples discours et interviews, explicité le pourquoi des échecs successifs du processus de négociation. Le refus catégorique des dirigeants azéris de deux des trois principes de bases proposés par les coprésidents – russe, américain et français, du groupe de Minsk de l’OSCE, en est la cause principale. A noter que l’Arménie a très rapidement accepté les dits principes, proposés pour la première fois en Novembre 2007 à Madrid lors du 15ème Conseil des ministres de l’OSCE.

 

En Azerbaïdjan, la consigne est claire : Pas question de transiger sur quoi que ce soit. Si les médiateurs internationaux se font pressants, il faut lâcher du lest, entendez par là qu’il faut faire semblant d’étudier les propositions, voire faire des contre-propositions, histoire de faire trainer les négociations. Bien évidemment, il faut déclarer parallèlement, haut et fort pour la galerie, que cette situation de ni-guerre ni-paix n’est plus acceptable. Le but : inciter les Arméniens à céder du terrain, notamment en restituant un ou deux districts et autant que faire se peut les pousser à signer un préaccord global, en laissant dans un flou artistique le statut final du Haut-Karabakh. En attendant, les achats d’armes se poursuivent, faisant fi des traités signés sur les armes conventionnels en Europe. Comme la communauté internationale est accaparée par le Moyen-Orient, Bakou a les coudées franches. Pour prendre les devants et convaincre les hésitants, les pétrodollars sont là.

 

Le but ultime est atteindre un niveau d’armement suffisant afin de reprendre l’Artsakh militairement, tout en espérant que le grand frère turc prêtera main forte. Aliev sait pertinemment que ce n’est ni les Etats-Unis ni la France qui enverront des hommes pour défendre l’Arménie. Quant à la Russie, c’est beaucoup plus compliqué.

 

A partir de là, toute la propagande extérieure est faite pour déstabiliser l’Arménie, saper son moral et torpiller son économie en maintenant le double blocus actuel. Quand à la propagande intérieure, il faut dénigrer les Arméniens, les faire passer pour des assassins sans foi ni loi en leur imputant notamment le massacre de Khodjalou, bref diffuser des sentiments racistes et xénophobes. Et gare si quelqu’un s’avise de dire le contraire, l’écrivain d'Akram Aylisli vient d’en faire les frais ; un parti politique est même prêt à payer pour qu’on lui rapporte une des oreilles de l’impertinent.

 

Et dire que la communauté internationale veut que l’Arménie fasse la paix avec l’Azerbaïdjan !

 

 

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Traductions –revue de presse

 

 

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Azerbaïdjan

 

Les porte-paroles de l'Union européenne, Catherine Ashton - Haut Représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, et vice-présidente de la Commission européenne, et Štefan Füle - le commissaire pour l'Elargissement et à la Politique de voisinage, ont fait la déclaration suivante :

 

"Le Haut Représentant et le Commissaire sont inquiets de l’arrestation le 4 Février de

 
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Géorgie

 


Les mêmes porte-paroles de l’UE ont déclaré à propos de la Géorgie :

 

"La Haute Représentante et le Commissaire, sommes préoccupés par les signes de détérioration de l'accord de partage du pouvoir entre les partis ‘Rêve géorgien’ et ‘Mouvement National Uni’ car les échanges

 
 
 

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Turquie

 

Le processus de dialogue initié par le gouvernement turc entre le directeur de l'Agence Nationale de Renseignement (MIT), Hakan Fidan, et le leader emprisonné du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, a commencé à avoir des répercussions positives à la fois aux États-Unis et dans l'Union européenne.

 

Le président Barack Obama a déclaré

 
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Extrait de Radiolour, de PanArmenian et de News.am

 


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