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mardi 9 juillet 2013

Bakou et le conflit du Karabakh : un ‘Non’ teinté de ‘Oui’



 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

Pendant que le président Aliev souffle le froid, son ministre des Affaires étrangères souffle le chaud. Pendant que l’aboyeur illuminé de la Caspienne met les pieds dans le plat, son chef de la diplomatie arrondit les angles.

 

C’est devenu un jeu pour Bakou tantôt de dire et de faire son contraire, tantôt de faire et de dire son contraire. Ce qui pour les médiateurs internationaux et/ou les chefs d’Etat coprésidents du Groupe de Minsk complexifie sérieusement

la recherche d’une solution au conflit du Karabakh.

 

On se souvient des propos du potentat lors de la parade militaire de Bakou, qui se résumaient par : Intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan, nous sommes les plus forts, si cette situation perdure on emploiera la force pour reprendre ce qui est à nous et même plus encore. Alors que lors de la rencontre Mammediarov- Kozhara du 8 juillet, le ministre azéri a réitéré que son pays acceptait les bases et les principes des médiateurs internationaux et donc le non-usage de la force ou de sa menace et le droit à l’autodétermination des peuples. Ce n'est pas nouveau dans la bouche du fils héritier, il ne cesse de répéter la même chose avec plus ou moins de véhémence. cf l'interview donné à euronews.

 

Et quand la situation était sur le point de trouver un début de préaccord comme ce fut le cas à la réunion trilatérale de Kazan du 24 Juin 2011 sous l’égide de Medvedev, Ilham Aliev a sorti de son chapeau dix nouvelles propositions faisant échouer la rencontre.

 

On finit d’ailleurs par se demander ce que peuvent bien se dire les deux délégations arménienne et azérie, si ce n’est deux monologues donnant la position de chacun. Ce qui en aucun cas signifie dialoguer et encore moins négocier. Fort heureusement les médiateurs sont là pour faire la jointure, mais surtout pour éviter que la situation ne dégénère en conflit armé.

 

Ce qui est de plus en plus clair, c’est que les pays coprésidents ne feront rien de plus que des déclarations généralistes, évitant de nommer qui que ce soit ; Et quand bien même, cela n’ira jamais plus loin.

 

La seule question sensée que l’on doit se poser n’est pas de savoir quand un vrai dialogue va s’instaurer mais quand le calife de Bakou se fatiguera d’attendre et donnera l’ordre d’attaquer.

 

 

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Traductions –revue de presse

 

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Conflit du Karabakh

 

"Le gouvernement américain n'a pas encore décidé qui sera le prochain coprésident du Groupe de Minsk de l'OSCE pour la résolution du conflit du Haut-Karabakh. Nous attendons tous la décision de Washington. Il y a beaucoup de candidats, mais je ne peux pas fournir d’informations plus détaillées pour le moment", a déclaré

 


 

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Provocation préméditée

 

L’avocate moldave et ‘médiateur’ de son pays, Aurelia Grigoriu, qui participait à une conférence internationale à Erevan, a qualifié l’Arménie d’ «agresseur», l’accusant d’ «occuper 20% du territoire azéri et être l’auteur d’un nettoyage ethnique dans Khodjalou.»

 


 

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Plus gros est le mensonge et mieux il passe

 

"Les territoires occupés de l'Azerbaïdjan sont utilisés pour des activités terroristes telles que la formation de terroristes. De plus, ces territoires occupés par l'Arménie sont devenus une plaque tournante du trafic de drogue," a déclaré le directeur du Centre d’études stratégiques d’Azerbaïdjan (MAS), Farhad Mammadov, lors

 


 

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Le coin des experts et des observateurs

 

"Une guerre au Karabakh signifierait une perte de souveraineté pour Bakou dans une perspective à court terme, avec une plus grande fragmentation du territoire. Très probablement, Bakou ressasse l’option d'une guerre comme un élément pour distraire et consolider sa position à l'approche des élections présidentielles. Toutefois, il est à espérer que le bon sens du président Aliev prendra le dessus et que

 
Suite

 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am et de News.az

 

 

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