A la Une

jeudi 12 septembre 2013

Relations UE-Arménie : De l’eau dans le gaz ?


 
 

***

 

Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

***

 

Commentaires

 

L’Arménie n’a jamais eu l’intention de demander un jour d’adhérer à l’Union européenne, à l’inverse de sa voisine la Turquie qui depuis des années fait en vain des pieds et des mains pour y arriver. Ce n’est pas non plus un secret pour personne, qu’Erevan a des atomes crochus avec Moscou. Ce qui n’est pas le cas de la Géorgie ni de l’Azerbaïdjan. Bien que la nouvelle équipe dirigeante de Tbilissi tente de renouer des liens avec la Russie, elle reste toujours pro-européenne et  très pro-OTAN. Quant à Bakou, il tente par tous les moyens de se passer de Moscou pour vendre son pétrole et surtout son gaz aux Occidentaux, sans pour autant négliger les subsides versés par l’UE.

 

La déclaration du président Sarkissian a fait l’effet d’une bombe, même

s’il elle n’est pas de forte puissance, dans le Landernau politico-économique de l’Union européenne. Adhérer à l’Union douanière pilotée par la Russie revient automatiquement à se fermer des portes en Europe. Certes, tout n’est pas perdu et le dialogue UE-Arménie est loin d’être rompu, mais il est clair qu’économiquement parlant certaines aides vont stagner, d’autres diminuer, voire être supprimées.

 

Pourquoi un tel revirement du président arménien ?

 

Quoi qu’en disent nombre d’observateurs et de politologues de tous bords, le potentat azéri ne compte pas rester inactif après sa réélection le mois prochain. Bakou a plusieurs rappelé qu’il est mécontent du travail effectué par le Groupe de Minsk de l’OSCE pour avancer sur le conflit du Haut-Karabakh, et que le statu quo l’insatisfait grandement. Tant et si bien que si cette situation perdure encore, le Zorro de la Caspienne utilisera d’autres moyens pour récupérer la totalité de son territoire et recouvrer ainsi sa sacro-sainte intégrité. En Mai 2014 cela fera vingt ans que le cessez-le-feu, mettant provisoirement fin à la guerre arméno-azérie, est en vigueur. Que voilà une bonne occasion pour mettre ses menaces à exécution ! Sinon pourquoi se réarmer plus que massivement avec un armement offensif à courte et moyenne portée. Pour les dirigeants azéris le Haut-Karabakh est un district comme un autre aux mains de l’ennemi, donc attaquer cette région revient à des actions de politique intérieure contre une province rebelle. Et par ricochet contre l’Arménie.

  

Face à cela, l’Arménie ne peut pas compter sur grand monde.

 

L’UE n’en parlons même pas, elle est inexistante sur le plan politique et encore moins sur le plan militaire. Quand on voit le nombre de jours qu’il a fallu pour se mettre d’accord sur la détermination du maillage et l’évaluation de l’épaisseur de fil des filets de pêche, on voit mal les vingt-huit Etats ‘décider’ de porter assistance militairement à autrui !

 

Les Etats-Unis ont d’autres chats à fouetter que d’aller aider un petit peuple du Caucase, quand se profile à l’horizon la grande lessive du Moyen-Orient. Si les cow-boys de Washington aiment de temps à autre jouer les justiciers planétaires, le peuple américain commence en avoir marre de voir ses boys se faire tuer pour les autres. Toutefois, la vigilance reste de mise avec leur paranoïa sécuritaire qui a atteint des sommets de bêtises.

 

La position du second pays coprésident du Groupe de Minsk de l’OSCE, à qui il a poussé des ailes après le conflit malien mais dont la stratégie politique dans cette région fluctue au gré des grandes puissances, ressemble de plus en plus à une girouette coq. Je le préfère encore en habit de Flamby qu’en celui de godillot américain, en remplacement du titulaire attitré d’outre-manche.

 

Reste la Russie, avec laquelle Erevan a passé des accords militaires, qui l’aide à garder la frontière avec la Turquie, qui dispose d’une base militaire à Gumri, qui est son premier partenaire économique, qui … etc. Alors lâcher sa proie pour l’ombre a fait réfléchir Serge Sarkissian d’autant que Poutine est également le troisième coprésident du groupe de Minsk. Que se sont-ils dit exactement lors de leur tête à tête du 2 septembre pour que le lendemain Sarkissian signe l’accord douanier ? Cela relève probablement plus de la carotte et du bâton que du donnant-donnant.

 

 

***

 

Traductions –revue de presse

 

***

 

Commentaires et analyses suite à l’accord d’union douanière

 



Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, s’est adressé le jeudi 5 septembre aux étudiants de l'Université européenne de Saint-Pétersbourg, aux invités de marque, aux professeurs et à des représentants de médias en marge du Sommet du G20 de Moscou.

 

Parlant de la possible suppression du visa entre la Russie et l'Europe, Van Rompuy a déclaré que
 
 
 

 

***

 

La Liste Noire va s’allonger

 






Le 9 Septembre, le ministre des Affaires étrangères de la République du Haut-Karabakh, Karen Mirzoyan, a reçu une délégation de parlementaires et de journalistes danois.

 

Le ministre a salué les membres de la délégation et a

 


 

***

 

James Warlick  a entamé sa tournée

 

Le nouveau coprésident américain du Groupe de Minsk de l'OSCE, James Warlick, a préparé le discours du président Barack Obama à son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev.

 

Dans la lettre, le leader américain exhorte à un nouvel effort pour parvenir à un compromis dans le règlement du conflit du Haut-Karabakh. Pourtant, une autre de ses missives aurait pu passer inaperçue, s'il

 


 

***

 **

 

 

Extrait de Radiolour et de PanArmenian

 
 

Partager

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites More