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mercredi 30 octobre 2013

Azerbaïdjan


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

L’Azerbaïdjan a été nommé membre non-permanant du Conseil de sécurité de l’ONU pour une période de deux ans, laquelle se termine à la fin de cette année. Assurant la présidence tournante du Conseil, Bakou en a profité pour déverser son trop plein d’amertume sur l’Arménie. Vous trouverez ci-après le passage du discours du ministre azéri des Affaires étrangères relatif à "l’agression et à l’occupation" de l’Azerbaïdjan par Erevan ; le tout s’appuyant sur un carte montrant les méchants Arméniens s’emparantdes territoires ‘historiques’ azerbaidjanais.

 

Ce qu’il y a de bien dans les discours des dirigeants azéris c’est que le fond reste toujours le même, seule change la forme et l’auditoire auquel ils s’adressent. On y trouve
toute la palette des sentiments qui vont de la haine raciale, xénophobe, agrémentés de menaces de guerre - style Ilham Aliev, à l’enrobage diplomatique BCBG - style Elmar Mammediarov.

 

Bien évidemment, ce qui fâche est soigneusement omis : rien concernant les pogroms anti-Arméniens de Sumgaït ou de Bakou, rien non plus concernant la destruction par les militaires des milliers de Khatchkars [pierres-croix] du cimetière médiéval de Djougha au Nakhitchevan, quant aux violations permanentes du cessez-le-feu par les snippers à la ligne de contact, n’en parlons même pas.

 

A priori, comme très probablement à postériori, la position de Bakou n’a pas varié d’un pouce suite à la réélection d’Ilham Aliev à la tête du pays, et ce au grand dam des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, qui espèrent une réunion entre les présidents arménien et azerbaidjanais d’ici la fin de l’année. Une réunion soit, mais pour se dire quoi ?

 

Erevan est prêt à négocier sur la partie dite ‘zone tampon’ entourant le Haut-Karabakh, quant aux exigences de Bakou comme l’a clairement indiqué Mammediarov : "réoccuper les territoires azerbaïdjanais, rétablir pleinement la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan, et permettre immédiatement, en conformité avec le droit inaliénable, aux réfugiés et aux personnes déplacées [soit un million de personnes] de retourner dans leurs foyers." Ce qui signifie revenir pire que la situation de 1987, d’avant guerre.

 

Pardon, j’oubliais le cadeau royal octroyé par Ilham Aliev lui-même : modifier le statut du Haut-Karabakh de région autonome en région grandement autonome.

 

Il faudrait expliquer au clan Aliev que le verbe ‘négocier’ se traduit par ‘danışıqlar aparmaq’ et non par ‘tələb edir’

 

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Traductions –revue de presse

 

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Azerbaïdjan

 



Extraits du discours d’Elmar Mammediarov, ministre azéri des Affaires étrangères, devant le Conseil de Sécurité de l’ONU :

 

(…) Il y a vingt ans, en 1993, le Conseil de sécurité a adopté quatre résolutions en réponse à l'usage de la force contre l'Azerbaïdjan, de l'occupation et du nettoyage ethnique sur 20% des territoires internationalement reconnues de l'Azerbaïdjan, par l'Arménie voisine qui a abouti à l'émergence de près de 1 million de réfugiés et de personnes déplacées. Cela signifie

 




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Relations UE-Arménie

 



Le ministre arménien des Affaires étrangères a rencontré le Représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud et la crise en Géorgie.

 

Edouard Nalbandian et Philippe Lefort ont discuté des relations Arménie-UE et des développements régionaux. Le diplomate européen a présenté

 


 

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OSCE

 



Le 24 Octobre le président de la République d’Artsakh, Bako Sahakian, s'est entretenu avec le Représentant personnel du Président en exercice de l'OSCE, l'Ambassadeur Andrzej Kasprzyk.

 

Les discussions ont porté sur l'étape actuelle des négociations de paix, les perspectives, ainsi que

 


 

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Le coin des experts et des observateurs

 




Karine Ter- Sahakian



La suppression du terme ‘genre’ du parler-correct de la loi aurait dû être un signal d’alarme. Cependant, il serait peu sérieux pour réduire les récents événements à la confrontation Russie-UE en une tentative d'attirer l'Arménie dans leur orbite. Après tout, augmenter son influence sur l'Arménie entraine peu de bénéfices. On est bien loin de l'Azerbaïdjan avec ses hydrocarbures ou de la Géorgie strictement pro-occidentale avec ses voies de transit.

 

Quant aux agitations nerveuses des médias arméniens après que

 


 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian et  de News.az

 

 
 

 

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