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mercredi 15 janvier 2014

L'Union européenne et le partenariat oriental


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian


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Commentaires


Il est indéniable que la non-signature de l'accord d'association par l'Ukraine lors du sommet de Vilnius a donné un sérieux coup frein aux espoirs de l'UE sur son flanc Est.


L'Ukraine est le pays le plus important, tant sur le plan démographique (45 millions d'habitants), géographique, qu'économique ; et l'UE espérait beaucoup de cet accord d'association permettant à Kiev de se détacher de l'influence de la Russie. Les cinq autres pays sans être des figurants tenaient simplement un second rôle.


Avec l'Union douanière, la Biélorussie et maintenant l'Ukraine, se retrouvent de fait inféodés économiquement à Moscou, avec plus ou moins d'emprise. La Moldavie, pays le plus pauvre, espère énormément de la signature de l'accord d'association tout comme la Géorgie qui rêve de rejoindre l'Occident à travers l'OTAN et bien sûr l'UE. L'handicap de Tbilissi se situe bien évidemment sur ses rapports avec Moscou suite à la perte de ses deux provinces que sont l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie lors de la guerre russo-géorgienne mais également sur ses liens avec Bakou qui transforme le pays en vassal économico-énergétique. Quant à l'Azerbaïdjan, qui est l'élève le plus mauvais des six avec la Biélorussie sur les valeurs démocratiques, trouve grâce aux yeux des européens par les richesses énergétiques de son sous-sol.

 
Reste l'Arménie. Malgré son adhésion à l'Union douanière et bien qu'il y aura un fléchissement dans les échanges économiques, l'UE maintient sa présence dans tous les autres domaines et notamment ceux liés aux valeurs fondamentales de l'UE. Pour ce faire, elle n'a pas hésité à verser 41 millions d'€ dans le cadre de la Politique Européenne de Voisinage (PEV) et 25 dans le cadre de l'Intégration et de la Coopération du Partenariat Oriental (EaPIC).


Certes même si l'Arménie est considérée comme un bon élève, elle n'en reste pas moins comme les cinq autres une ex-République soviétique avec tout ce que cela implique sur les mœurs gouvernementales, les oligarques, voire les réseaux mafieux, et sans oublier les notions de Liberté ou de Démocratie mitonnées sur le modèle soviéticus. Pour ce qui des liens avec Moscou, ceux-ci ne font que se resserrer au fur et à mesure que le voisin azéri augmente sa pression sur le Haut-Karabakh et se surarme sous l'œil impavide des grandes puissances.

 
Tant et si bien qu'à force de céder ses infrastructures stratégiques, l'Arménie perdra ce qui lui reste d'indépendance pour devenir une république excentrée de la Fédération de Russie.

Si la liberté a un prix élevé, le prix à payer pour la sécurité nationale devient exorbitant.

 

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Traductions – revue de presse

 
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Union européenne



Le Commissaire à l'élargissement et politique européenne de voisinage, Štefan Füle, a précisé quels seront les relations Arménie-UE suite à l'adhésion d'Erevan à l'Union douanière.


"Par rapport au Conseil de coopération précédent il y a certainement une différence dans le contenu de nos discussions - compte tenu des nouveaux engagements internationaux de l'Arménie. Mais ce qui reste le même, c'est notre désir et notre volonté de continuer à avoir une relation étroite et de la faire avancer, sur la base de ce que nous avons accompli jusqu'à présent.


Dans cette optique, nous avons




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Azerbaidjan



"L'Azerbaïdjan cherche un soutien international pour parvenir à une solution pacifique au conflit du Haut -Karabakh," a déclaré le président Ilham Aliev.


Il s'est dit toutefois




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Haut-Karabakh



"Ce n'est un secret pour personne que le déni du droit à l'autodétermination par la distorsion de l'essence du conflit du Karabakh, la propagande de la haine envers les Arméniens et les menaces de reprise de la guerre, sont les principaux obstacles au processus de négociation," a déclaré le vice-ministre arménien des

 
Suite
 

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Brèves de Turquie




Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a déclaré que l'Angleterre et la France sont préoccupées par la montée en puissance de la Turquie. Parlant de la récente affaire de corruption,  celle-ci a eu une influence sur les forces extérieures.
 
"Le problème des écoles Gülen en est la cause, mais
 
 

 
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Le coin des experts et des observateurs

 

"Si le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan est en mesure de gagner la bataille contre Fethullah Gulen, nous devrons traiter avec un deuxième Ataturk, ou avec un personnage dont l'influence portera sur tous les domaines," a déclaré le vice-doyen de la Faculté des études orientales de l'Université




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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az et du Portail de l'UE

 



 

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