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vendredi 23 mai 2014

Les médiateurs ont achevé leur tournée au Sud-Caucase



 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

Les propos du coprésident "gazouilleur" [usager du Tweet] à la Fondation Carnegie de Washington n'en finissent pas de provoquer des vagues de protestations. Bien qu'il n'ait fait que reprendre les trois principes de base et les six éléments, présentés par les médiateurs du groupe de Minsk de l'OSCE en novembre 2007, sa présentation a déclenché les protestations de nombreux Arméniens au motif que sept ans plus tard la situation des parties en conflit n'est plus la même.

S'il est devenu courant de tweeter ses réflexions au jour le jour pour un grand nombre de politiciens ou tout simplement de VIP occidentaux, il me semble que lorsqu'on est en charge d'un dossier aussi sensible que la résolution du conflit du Karabakh, tweeter à chaud sans prendre de recul produit des effets indésirables, en l'occurrence commenter et/ou ajouter des remarques personnels aux neuf points précités.

Si un certain mécontentement règne du côté arménien, ce n'est pas pour autant que le côté azéri est satisfait, et son Tweet sur

Sarsang en est la preuve. Toutefois, vingt ans de discours haineux anti-arméniens, vingt ans de distorsions des faits, vingt ans de rumination de vengeance, auxquels il faut ajouter la manne des pétrodollars et son corollaire l'achat massif d'armements offensifs, ne pouvaient que produire ce que l'on voit actuellement : Un pays qui se prépare à la guerre, malgré les paroles apaisantes des dirigeants. Pour eux, il n'existe qu'un seul objectif : retrouver l'Azerbaïdjan de 1988, avec si possible les Arméniens en moins.

Pour réaliser leur objectif, les moyens sont nombreux:

-      Maintenir coûte que coûte l'isolement régional de l'Arménie, en s'appuyant sur les coreligionnaires musulmans (OIC), à commencer par la Turquie. 
-      Soudoyer des élus dans les organismes internationaux pour qu'ils soutiennent leur cause (diplomatie du caviar).
-      Maintenir la pression militaire sur les Arméniens que ce soit à la frontière arméno-azerbaidjanaise ou sur la ligne de contact avec le Karabakh, par une violation permanente de l'accord de cessez-le-feu. Et tant pis si cela génère des morts dans son propre camp.
-      Refuser systématiquement une quelconque augmentation en nombre et en périodicité des observateurs de l'OSCE sur la ligne de front.
-      Enfin et le plus important, jouer au chat et à la souris avec les médiateurs, quitte à se dédire d'une réunion à l'autre en faisant des propositions de dernières minutes ou en scindant celles des médiateurs, pour gagner une seule chose : du temps. Une armée digne de ce nom, c'est-à-dire susceptible de vaincre l'adversaire, nécessite de nombreuses années.

Seule inconnue dans ce jeu dangereux : la Russie, qui ne tient pas du tout à voir une guerre éclater dans son "étranger proche". Ni les autres puissances d'ailleurs.

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Traductions – revue de presse

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Les médiateurs ont achevé leur tournée au Sud-Caucase

Les trois coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE (les ambassadeurs Igor Popov de la Fédération de Russie, Jacques Faure de la France, et James Warlick des États-Unis), le Représentant personnel du Président de l'OSCE en exercice, Andrzej Kasprzyk, ainsi que l'Ambassadeur Pierre Andrieu, qui remplacera Jacques Faure en Juin, se sont rendus en Artsakh.

En arrivant au Karabakh, James Warlick a été accueilli par de jeunes manifestants en colère dans la capitale Stepanakert et dans Berdzor (Latchine) dans le quartier Kachatagh, suite à son exposé en six points présenté à la Fondation Carnegie.

En premier lieu, les parties en conflit

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From Azerbaijan with love

Pourquoi sommes-nous mal aimés ...

 

Liste noire = persona non grata ...

 

Etre ambassadeur à Bakou implique une très grande diplomatie ...

 

Des calculs à la Picsou ...

 

Un Tweet de Warlick déclenche la paranoïa d'un député ...

 

Richard Morningstar se fait tirer les oreilles ...

 
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APCE

La session du comité permanent de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe se tient à Bakou.

"Les principes du règlement du conflit du Haut-Karabakh Madrid sont très réalistes et nous sommes d'accord que la solution finale peut être réalisée sur leur base étape par étape. Le conflit du Haut-Karabakh est très compliqué et l'Azerbaïdjan reconnaît que sa résolution peut prendre du temps.

La résolution finale exige


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Le coin des experts et des observateurs

"L'explosion d'une mine en Turquie a affecté la popularité du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Malgré cela, il a de bonnes chances de gagner les prochaines élections," a déclaré le turcologue Andranik Ispirian.

"Si la communauté internationale a salué les paroles d'Erdogan à la veille du 99ème anniversaire du génocide arménien comme des  excuses, personne en Turquie n'a approuvé le message, on attendait cela plutôt
 
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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az et de Today.az

 

 

 

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